Politique culturelle

Alerte à la suppression d’émissions phares chez France Musique

Alerte à la suppression d’émissions phares chez France Musique

22 mai 2019 | PAR Carole Marchand

Alors que cinq émissions de France Musique dédiées aux musiques contemporaines, expérimentales, et improvisées, sont sur le point de disparaître, une pétition est lancée pour tenter de sauver la chaîne radio d’une supposée « pression budgétaire », reprenant les termes de Marc Voinchet cité par Télérama.fr.

En effet, ce mardi 14 mai 2019, la direction de France Musique annonçait la suppression de : Tapage nocturne, de Bruno Letort, A l’improviste, d’Anne Montaron, Le cri du patchwork, de Clément Lebrun, Ocora couleurs du monde, de Françoise Degeorges, et Le portrait contemporain, d’Arnaud Merlin ; décision qui semble constituer une rupture totale avec la charte de Radio France qui préconise un programme musical présentant les divers genres musicaux, favorisant la création musicale et la musique vivante. Ces émissions de fins de soirées permettaient aux artistes et producteurs de présenter, de créer, et de s’exprimer sur leur musique en live. Plusieurs d’entre elles, enregistrées en public, ouvraient aux auditeurs l’accès à des concerts extraordinaires, dans tous les sens du terme, un accès gratuit, et cela régulièrement, dimension très importante pour construire une culture, une sensibilité, une ouverture d’esprit, des échanges. C’est une véritable porte sur l’ouverture musicale mondiale qui pourrait se fermer.

Cette suppression nous apparaît comme une censure de la liberté de création, qui s’enfonce de plus en plus dans une recherche assoiffée de l’audimat à l’heure où l’expérimentation et la recherche de nouveautés serait la bienvenue.  « Je voudrais créer à la rentrée un grand rendez-vous, plus dynamique que des émissions planquées à 23 heures, inventer un vrai carrefour de la création, avec des passerelles entre les artistes. » indique Marc Voinchet, le directeur de la station interrogé par Télérama.fr. Une proclamation qui sonne comme un sacrifice aux oreilles des producteurs, comme si leurs émissions ne remplissaient pas leur contrat alors que l’audience est en hausse.

Il est alors de notre devoir pour nous toutes et tous, que nous appartenions au monde musical ou non, de se mobiliser pour réclamer le maintien de ces émissions plus qu’enrichissantes. Musiciens, compositeurs, organisateurs de festivals et surtout les auditeurs de France Musique se mobilisent aujourd’hui pour défendre ce que représentent ces précieuses émissions, une simple liberté d’expression. Une pétition qui compte déjà plus de 20 000 signatures circule actuellement, elle est à retrouver ici.

 

Visuel ©G.Garitan Creative Commons

 

 

 

 

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