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Mort de Georges Pailler, « le dernier des pornographes » écrivant sous le nom d’Esparbec

Mort de Georges Pailler, « le dernier des pornographes » écrivant sous le nom d’Esparbec

09 juillet 2020 | PAR Chloé Hubert

Georges Pailler, auteur de romans pornographiques, plus connu sous le nom d’Esparbec est décédé ce lundi 6 juillet à l’âge de 87 ans. 

« Les éditions La Musardine ont la tristesse d’annoncer le décès d’Esparbec, survenu le 6 juillet 2020 à l’âge de 87 ans » à annoncé son éditeur. C’est Esparbec, »le dernier des pornographes » qui s’éteint avec Georges Pailles. L’expression est de Jean-Jacques Pauvert qui lui consacre un long chapitre dans son ambitieuse Anthologie historique des lectures érotiques. L’auteur revendiquait lui-même ce statut de « pornographe à part entière » dans La pharmacienneet rejetait celui d’auteur érotique, trop mièvre probablement. C’est par la volonté de revaloriser la littérature pornographique qu’a été marqué sa carrière littéraire. « Il y a de bons polars, de bons bouquins de SF, pourquoi pas de bons pornos? » s’insurgeait-il. « Pourquoi la pornographie devrait-elle être laissée à des écrivains de second ordre ? Dénués de talent ? Pourquoi la vouer aux poubelles de la littérature, aux sex-shops ? ». 

Directeur de collection depuis les années 80 aux éditions Media 1000, Georges Pailler a signé plus de 170 romans de gare et publié 11 romans pornographiques aux éditions La Musardine, dont Amour et Popotin ou encore Le Fruit défendu. Il a aussi écrit sous d’autres noms comme John Jensen, Victoria Queen, Georges Péridol. De cet auteur singulier, c’est encore Georges Wolinski qui parle le mieux. Le dessinateur révérait son audace dans Charlie Hebdo. «Ce qu’écrit Esparbec est scandaleux, sale, fascinant, angoissant, comme tout ce que nous refoulons». Comme l’écrit sa maison d’édition, nombreux sont ceux qui, à ces côtés, ont « appris ce que c’est que d’écrire le sexe’ et y prendre du plaisir ».

Visuel : Laetitia Larralde / TLC

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Chloé Hubert

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