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500 portraits de soignants recouvrent l’Opéra Bastille

500 portraits de soignants recouvrent l’Opéra Bastille

09 juillet 2020 | PAR Loïs Rekiba

Le collectif #ProtegeTonSoignant a imaginé, en collaboration avec l’Opéra national de Paris, une installation de 500 portraits de soignants, sur la façade de ce lieu si symbolique qu’est l’Opéra Bastille. 

Ce sont au total 500 portraits en noir et blanc de médecins, aussi bien d’urgentistes, d’agents d’entretien que d’aide-soignantes et de vigiles qui  recouvrent désormais la façade de l’Opéra Bastille. Cette opération artistique grandeur nature est menée par un partenariat entre le collectif Protège ton soignant et l’Opéra national de Paris, et en étroite collaboration avec Inside Out Project (un projet d’art participatif et solidaire initié par JR lui-même). On pourra observer la fresque du mercredi 8 juillet au vendredi 31 juillet 2020.

On connaissait déjà JR et son engagement, que l’on ressent à même les oeuvres. Ce geste vient une nouvelle fois témoigner de la nécessité d’une expression artistique ancrée dans la société, et au plus près des gens, on avait d’ailleurs adoré son odyssée filmée sillonnant la France en compagnie d’Agnès Varda dans Visages Villages . Cette grande fresque à ciel ouvert étonne par la volonté engageante de la part de l’artiste JR et le collectif Protège ton soignant de mettre en avant non seulement une diversité de professions, mais aussi une diversité  de visages, de vécus différents, grâce à des photographies prises dans toute la France par les photographes Adrien Lachappelle, David Huguonot et Nathalie Naffzger, avant d’être collés sur la façade de l’Opéra Bastille, ce mercredi.

Le collectif Protège ton soignant, qui est une des structures à l’origine de cette oeuvre XXL, est né en mars 2020, en pleine crise sanitaire du covid-19, est motivé par un seul et unique but, celui de soutenir les soignants, en récoltant des fonds grâce à des dons de particuliers, d’entreprises et de fondations. De leur côté, l’objectif aussi était clair. Il s’agissait de rendre visible l’invisible. De mettre un visage sur tous ces hommes et toutes ces femmes qui, ensemble, ont été en première ligne durant la crise sanitaire. C’est chose faite. Désormais, selon le collectif toujours, cette fresque gigantesque mais éphémère – à l’image, peut être, de notre regard et de notre considération collective à l’égard du personnel soignant pendant la période de confinement  – se doit d’être un moyen d’imposer, dans et par l’art, une nouvelle évidence et une nouvelle reconnaissance sociale et politique du rôle important de certaines professions que l’on évoquait auparavant que très peu dans le débat public : « le monde d’après, c’est avec elles et eux », tweete le collectif. 

©ChloéHubert

 

 

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