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L’agenda culturel de la semaine du 26 octobre

L’agenda culturel de la semaine du 26 octobre

26 octobre 2015 | PAR Kalindi Ramphul

Entre chansons suaves et danses lascives, Toute La Culture vous propose un petit florilège des plus jolies activités parisiennes de la semaine. L’occasion d’aller écouter Melody Gardot à l’Olympia ou de se mouvoir au rythme du superbe Avalaible Light, au théâtre de la ville. 

Festival Zoa 

Créé par Sabrina Weldman, la Zone d’Occupation Artistique, est un jeune festival de danse contemporaine et de performances qui veut donner une visibilité à des artistes émergents. Initiée en 2012, cette manifestation permet à des chorégraphes et des performeurs de présenter leurs créations, de se sentir libres. D’oser. Car Zone d’Occupation Artistique fait éclater les cadres, tourne le dos à la norme.

Mardi 27 octobre, Mohamed El Khatib qui viendra nous présenter une pièce très attendue : Moi, Corinne Dadat mettant en scène un dialogue entre une mère ( femme de ménage ) et sa fille ( danseuse classique ).

Jusqu’au 30 octobre

Available Night – Théâtre de la ville

Lucinda Childs poursuit son retour aux sources. Après Dance, manifeste de 1979 présenté à l’automne 2014, la grande chorégraphe de la danse postmoderne américaine s’est plongée dans la reconstruction d’Available Light une autre pièce minimaliste qui a marqué sa carrière et prolonge l’esprit de collaboration né vingt ans plus tôt au Judson Dance Theater. John Adams lui donne sa partition symphonique, l’architecte Frank Gehry un décor constructiviste à deux niveaux qui démultiplie les possibilités de composition. En 1983, le Museum of Contemporary Art de Los Angeles avait proposé à cette équipe inédite un espace à mi-chemin entre l’entrepôt et la scène, qui laissait filtrer la lumière extérieure. La lumineuse simplicité de la chorégraphie lui fait écho, portée par le dialogue né de la superposition verticale des danseurs, de contrepoint en répétition épurée.

Théâtre de la ville , 2 Place du Châtelet, 75004 Paris

Pitchfork – La Grande Halle de la Villette

Le Pitchfork festival est devenu, en une quinzaine d’années, une véritable institution. A la base, le webzine n’était que la tribune libre de quelques chroniqueurs férus de rock indépendant, mais, très vite, il se spécialise dans la pop, dans le rock et dans la folk, l’électro, le jazz et le hip hop, avec toujours une affection particulière pour l’underground, devenant une véritable référence en la matière. Et c’est en 2006 que le webzine organise son premier festival, au Union Park de Chicago. 5 ans plus tard, le festival annonce la bonne nouvelle : Pitchfork Music Festival s’exporte en France et plus exactement à Paris, à la Grande Halle de la Villette.

Les 29, 30 et 31 octobre 2015

La Grande Halle de la Villette, 211 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

Le roi est mort – Château de Versailles

L’exposition « Le roi est mort ! » – la première sur le sujet – dévoilera notamment les secrets des rituels funéraires à l’époque royale et accueillera pour l’occasion des chefs-d’œuvre du monde entier, issus notamment des collections royales anglaises ainsi que de la Frick Collection de New York. Fruit d’un programme international de recherches sur les funérailles royales dans les cours européennes, elle ­retracera les détails, étrangement peu connus, de la mort, de l’autopsie et des funérailles de Louis XIV et étudiera la survie de ce rituel, depuis la Révolution jusqu’à l’époque contemporaine à travers une scénographie digne des plus grands spectacles baroques.

A partir du 27 octobre

Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles

On a volé le bras de Constentenus – Le cirque électrique

L’histoire est la suivante : Constentenus était un grand tatoué de la fin du XIXème siècle, paradant dans les foires et sur les scènes des cabarets devant des foules hurlantes. Son corps tout entier était recouvert de tatouage animaliers, du plus petit des orteils jusqu’au haut du front en passant par le sexe. Véritable star de l’histoire du tatouage, Constentenus n’a laissé de lui que son bras, conservé religieusement par une troupe de foldingues. Mais, malheur ! La précieuse relique a disparu : on a volé le bras de Constentenus !  Sous le chapiteau du Cirque Électrique, les numéros de cirque et de foire s’enchaînent sur fond de récit de l’histoire des grands tatoués. La troupe des adorateurs de Constentenus n’a rien à envier à sa folie : dès les premières secondes du spectacle, le ton est donné avec une créature faite de chair et de poils s’affairant sur une haute barre verticale, dansant et se suspendant au-dessus du vide avec une agilité de singe. Un homme l’accompagne en musique en alternant bruits sauvages et instrument exotique et profond. L’image est belle, « merveilleusement étrange et étrangement merveilleuse ».

Jusqu’au 29 octobre

Le cirque électrique, Place du Marquis de Vercors, 75018 Paris

Melody Gardot – Olympia

Après cinq Olympia, l’artiste revient nous rendre visite dans notre jolie capitale française ! Si l’histoire de Melody Gardot est surprenante – un accident dramatique a failli lui coûter la vie à l’âge de 19 ans – son triomphe il y a 6 ans avec My One And Only Thrill l’est tout autant. Après avoir offert à son public un second album touchant, grave et empreint de nostalgie, puis un troisième aux couleurs chaudes de Buenos Aires, Melody a sorti Currency Of Man ce lundi 1er juin. Elle y dévoile des titres toujours jazz, blues mais aussi R’n’B comme sur son premier single, Same To You ! Retrouvez la voix suave de Melody Gardot à l’Olympia les 26 et 27 octobre prochains.

Les 26 et 27 octobre 2015 à l’Olympia, 28 Boulevard des Capucines, 75009 Paris

Labo pop – Au petit bain

Quel point commun entre Taulard, Ventre De Biche et Gratuit si ce n’est la même volonté d’en finir avec cette époque cynique aux références passéistes et au second degré prépondérant. Ici pas de pose, juste un dispositif au service d’un propos cru, qui ne peut laisser indifférent, quitte à blesser mais aussi à donner envie de lever le poing en l’air. On ne vous fera pas l’affront de parler de groupes à « message », mais ces trois propositions esthétiques jusqu’aux boutistes, faisant parler d’elles tout en restant dans la marge, loin du grand cirque des professionnels de la profession, sont l’une des bonnes raisons d’écouter encore de la musique en 2015.

Labo pop, petit bain, 7 Port de la Gare, 75013 Paris

Visuels : ©DR

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Kalindi Ramphul

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