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Bilan de la liberté de la presse 2013 par Reporters sans frontières

Bilan de la liberté de la presse 2013 par Reporters sans frontières

19 décembre 2013 | PAR Hugo Saadi

La fin de l’année approchant, c’est l’heure de faire les bilans. Ici, pas de bilan sur les meilleurs films ou les meilleures expos, mais sur le métier de journaliste dans le monde par Reporters sans frontières (RSF). Selon le bilan annuel des violations de la liberté de la presse 2013 publié par RSF, le nombre de journalistes tués est « en légère baisse » par rapport à 2012, mais on note une recrudescence des kidnappings.

 

 

La note positive qui ressort de ce bilan, c’est cette baisse de 20% par rapport à l’année précédente. Dans les chiffres cela fait tout de même 71 journalistes tués en exerçant leur métier. En effet, l’année 2012 établissait un triste record de tués avec 88 morts, c’est pour cette raison que le nombre de 2013 reste malgré tout à « un niveau élevé ». De plus, ce chiffre s’accompagne d’une augmentation importante des enlèvement avec un total de 87 contre 38 en 2012. « La Syrie, la Somalie et le Pakistan confortent leur position parmi les cinq pays les plus meurtriers pour la profession », nous indique RSF. Cette amélioration du nombre de victimes se traduit également par une augmentation de l’autocensure. Dans des pays où les journalistes sont contraints d’exercer leur métier dans un climat de terreur, où les assassinats sont légions, beaucoup d’entre eux préfèrent fuir et ne plus s’y risquer. C’est notamment le cas du Mexique qui a quitté la tête du classement des pays les plus meurtriers à cause de la fuite des journalistes. Parmi les journalistes tués, 4 sur 10 sont des victimes de conflits (Syrie, Somalie, Mali…), les autres ont été victimes d’attentats ou d’assassinats par des groupes liés au crime organisé, et plus particulièrement des groupes jihadistes liés à al-Qaïda.

Cette baisse du nombre de morts s’accompagne d’une augmentations des agressions et des menaces, comme en Turquie lors des mouvements de protestations du parc Ghezi ou des affrontements entre pro et anti-Morsi en Égypte. Quant aux enlèvements, c’est la Syrie, avec 49 journalistes enlevés, qui est sur la plus haute marche. RSF précise que désormais « les journalistes deviennent des objectifs stratégiques, que ce soit pour le régime ou pour les groupes armés qui veulent contrôler l’information dans leur zone. Les journalistes servent aussi de monnaie d’échange ». Actuellement ce n’est pas moins de 178 journalistes qui sont emprisonnés. Selon le Comité pour la protection des journalistes, la Turquie est le pays qui emprisonne le plus, suivie de près par l’Iran et la Chine. Enfin, sur les 71 journalistes tués en 2013, 37% d’entre eux étaient issus de la presse écrite, 30% de la radio et 30% de la TV. Les 3% restants travaillaient pour le web. Le dernier chiffre qui inquiète c’est celui du pourcentage de journalistes tués hors d’une zone de conflit : 61%. Les journalistes sont donc de plus en plus exposés à des risques et dorénavant « le brassard ‘presse’  fait des journalistes une cible » (Dorothée Moisan, qui a publié Rançons, enquête sur le business des otages).

Les différentes missions pour la liberté de l’information par Reporters sans frontières sont à suivre sur leur site officiel.

Visuel : © Reporters sans Frontières

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Hugo Saadi

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