L’écrivain François Weyergans entre à l’Académie Française

17 juin 2011 Par
Moriane Morellec
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François Weyergans est devenu le 719ème membre à intégrer la prestigieuse Académie Française.

Elu le 26 mars 2009 au fauteuil numéro 32 de Maurice Rheims (commissaire-priseur et historien d’art), laissé vacant par le décès d’Alain Robbe-Grillet, le « pape du nouveau roman », François Weyergans a prononcé son discours de réception en hommage à ses deux prédécesseurs du fauteuil 32, vêtu d’un habit vert d’immortel signé Agnès b, avec au côté l’épée du chorégraphe Maurice Béjart. Réputé « retardataire chronique » il est arrivé 15 minutes en retard à la cérémonie, pendant le discours de bienvenue d’Erik Orsenna. Le romancier et académicien français a d’ailleurs plaisanté quant au retard de Weyergans dans son discours en lui lançant «Vous voici. Vous voici enfin ! Nous avons failli attendre » avant de poursuivre, plus sérieusement: «  Je m’apprêtais à accueillir un confrère et, au fil de vos pages lues et relues, je me suis aperçu que c’était un frère qui m’était donné ».

François Weyergans se destinait au départ au cinéma; il intègre la Femis mais est renvoyé quelques mois plus tard pour avoir réalisé un court métrage sur Maurice Béjart. Son premier roman Le Pitre, l’histoire d’un psychanalyste après sa propre analyse, est remarqué par la critique et obtient le prix Roger-Nimier. En 1981 son roman Macaire le Copte est récompensé du Prix Rossel en Belgique et du Prix des deux magots en France. François Weyergans se voue à la littérature et travaille la nuit, de onze heures du soir au lendemain midi. Son roman Trois jours chez ma mère obtient le prix Goncourt en 2005.

L’Académie se remet d’ores et déjà au travail pour élire le prochain immortel qui succédera à Claude Lévi-Strauss, décédé en octobre 2009.

Visuel: (c) AFP