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[LYON] Le Burgundy Lounge, invitation pour une love story rouge passion

[LYON] Le Burgundy Lounge, invitation pour une love story rouge passion

04 février 2014 | PAR Pulcherry Von Ober

Entre Rhône et Saône, au cœur de la presqu’île, à Lyon, vient de s’ouvrir un écrin où papilles et pupilles sont flattées, où le nez se plaît à sentir les arômes, où les palais s’animent grâce à des mets exquis, où les robes se laissent admirer à l’envi et lèvent leur mystère…à ceux ou celles qui savent les caresser du regard. Cet endroit exceptionnel se nomme le Burgundy Lounge.

Rencontre au sommet de grands crus avec Eric Versini, son Président.

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Pourquoi avoir opté pour un nom anglais « Le Burgundy Lounge » ? Est-ce un clin d’œil aux Etats-Unis qui sont au premier rang des marchés exports des vins de Bourgogne en Valeur (et loin devant le Royaume-Uni) ?
Tout simplement parce que Burgundy signifie Bourgogne mais également la couleur bordeaux en anglais.

Pouvez-vous nous détailler quelques rares grands crus que l’on peut déguster en Bourgogne ?
La Tâche du domaine de la Romanée Conti, Richebourg du domaine Méo-Camuzet,
La Romanée Grand Cru 2011 du Domaine Comte Liger Belair, Musigny Vieilles Vignes Grand Cru 2009 du domaine Comte Georges de Vogüé…

Vin plaisir, occasions festives voire exceptionnelles, semblent caractériser la clientèle qui choisit Le Burgundy Loundge. Quel type de clientèle visez-vous ? Plutôt les femmes, les hommes ?
Homme ou femme, pour résumer les gens qui aiment se faire plaisir grâce à un repas gastronomique associé avec des grands crus, dans un cadre magnifique. Tout ici fut choisi avec soin. Regardez simplement notre carte avec son vaste choix. D’abord, observez, touchez la matière dans laquelle nous l’avons glissée. Elle est souple, douce, agréable. Et puis, elle est aisée à lire. A cela, nous avons ajouté pour celles et ceux qui le souhaitent, une présentation du vin par domaine ainsi qu’ une carte géographique.
Je précise qu’on peut prendre aussi le vin au verre et que nous proposons des planches à partager.

Comment avez-vous rencontré Jean Christophe Garot, le maître d’hôtel, Jean Sébastien Jurin, le sommelier, et Romain Dobovsek, le chef ?
En fait lorsque nous avons réfléchi à l’équipe, une de nos connaissances nous a donné des noms de personnes susceptibles d’être intéressées. A l’époque, Jean-Christophe et Jean-Sébastien travaillaient à la Rotonde. Alors on s’est rencontré et ce fut une sorte de coup de foudre : ils ont tout de suite adhéré au projet. Quant à Romain, diplômé de l’école Ferrandi, et après avoir travaillé dans plusieurs grandes maisons, il a choisi de se lancer dans ce projet qu’est le Burgundy Lounge.

Ici, on choisit d’abord son vin et ensuite le cuisinier suggère des mets. Est-ce un clin d’œil au restaurant Il Vino, d’Enrico Bernardo, meilleur sommelier au monde 2004 ?
Oh, non, c’est uniquement le fruit d’un échange, d’une équipe.

La scénographie a été soigneusement travaillée et élaborée par Jean-Michel de Ambroggio. En quoi la scénographie est-elle importante pour ce lieu ?
Le vin , c’est un produit qui se déguste olfactivement et visuellement. Admirez ces bouteilles, ainsi positionnées dans la vinothèque, vous avez l’impression qu’elles prennent leur envol. Cependant, imaginez aussi le défi technique sachant que les crus de Bourgogne ne répondent à aucun standard : chaque col de bouteille diffère en fonction des appellations. Ainsi, il a fallu imaginer un système de tubes percés permettant de soutenir le goulot de chacune tout en s’adaptant à toutes.

Pouvez-vous nous parler des 4 ambiances différentes du Burgundy Lounge ?
Nous ne voulions pas un plateau uniforme. Et comme nous étions dans de l’ancien, nous avons adapté notre scénographie à ce merveilleux environnement. Lorsqu’on boit du vin, on doit avoir une atmosphère. Par exemple, en bas, vous êtes plus dans l’action, en haut c’est plus calme, les bruits sont étouffés, et en sous-sol, c’est un endroit qui se prête parfaitement à la privatisation.

Comptez-vous ouvrir un Burgundy lounge dans d’autres villes de France et à l’étranger ?
Oui, à partir du moment où on aura transformé l’essai. Nous aimerions beaucoup en ouvrir un à New-York, notamment.

Eric Versini et Hervé Kratiroff vous co-dirigez le fonds d’investissement Solexia (185 salariés, 42 millions d’euros de chiffre d’affaires), pourquoi avoir choisi d’investir dans le Burgundy Lounge ?
Avant tout, nous sommes des entrepreneurs, la holding que nous avons est une holding entrepreneuriale. On a les pieds sur terre avec nos 9 différentes activités. Il est vrai que d’habitude nous achetons des entreprises en bonne santé, là, nous avons opté pour une création. Mais c’est vraiment une démarche d’entrepreneur avec une vraie raison : créer des liens entre les producteurs, vignerons, consommateurs.

Eric Versini, quels grands crus recommanderiez-vous pour un dîner entre amoureux ?
Une bouteille pepsy, hum, un vin blanc, un Meursault du domaine Arnaud Ente
car c’est un très grand vin blanc qui a un côté tendu minéral et salin en bouche et surtout qu’on a envie d’y revenir… comme un baiser.

Enfin, quels accords vins et mets illustrent à votre avis, le mieux l’amour ?
Ce Meursault avec une ballotine de volaille fermière de la maison Vey au Foie-Gras et
betteraves, avec son jus acidulé.

Partager un grand cru autour de la table fabriquée par la Maison Les Etains de Lyon, éclairée par l’extraordinaire lustre design tout en échangeant avec son voisin, se lover dans une chauffeuse au doux tissu, tout en observant le chef s’affairer de l’autre côté de la vitre, échanger en toute discrétion dans la bibliothèque en sous-sol, à l’abri des regards, face à la magnifique cave garnie, apprécier le silence et l’atmosphère du havre de paix sur la mezzanine, goûter à un baiser à la table des amoureux qui autorise la délectation des mots, la jouissance du palais tout en côtoyant l’extraordinaire vinothèque en toute tranquillité, voilà ce que propose cette institution lyonnaise.
Et puis, mordre avec délice dans les savoureux petits légumes assaisonnés avec raffinement, caresser de la langue une île flottante à la truffe et lard paysan enveloppé d’un velouté de topinambour à l’ huile de noisette, taquiner des papilles le cœur fragile de fruits rouges d’un coulant au chocolat et, laisser s’abandonner en notre gosier un délicat nectar de Bourgogne ou alors, se délecter de la légèreté des bulles d’un grand champagne.

Le Burgundy Lounge sait cultiver l’art des plaisirs de la table auquel les nobles matières scénographiées ajoutent leur soupçon de volupté.

Le prix du plaisir version Burgundy Lounge
Gastronomie : à partir de 3 plats : 25 euros.
La bouteille à partir de 60 euros.

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Pulcherry Von Ober
Un regard posé sur l'esthétique car la beauté donne le ton de l'harmonie. Des papilles constamment en éveil ! http://www.sensetpeau.com/blog/ https://www.instagram.com/leschicsgourmandises/ @leschicsgourmandises

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