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James Franco, l’intello éparpillé

James Franco, l’intello éparpillé

25 février 2014 | PAR Marie Boscher

Un peu prétentieux mais pas moins attachant, James Franco n’en finit plus de remplir les colonnes des magazines, tant pour ses films que pour ses frasques artistiques.

Touche-à-tout doté d’une gueule d’ange à la James Dean, il n’a pas pu vous échapper tant il a fait parler de lui dans les médias ces derniers mois. Révélé par la série Freaks and Geeks de Judd Apatow puis par le biopic sur James Dean en 2001, il s’est fait connaître du grand public dans les blockbusters de la saga Spiderman où il interprète l’ami-ennemi du héros. James Franco alterne les films à gros budgets dans ce genre et les films indépendants parfois obscurs (Fool’s gold, The Ape) et passe tour à tour de chaque côté de la caméra.

JF9145-Untitled-scatter-piece-detail-04-2010-HIGHRESMais ce n’est pas son unique talent : en plus d’être acteur, il se targue d’être écrivain, scénariste, réalisateur et même peintre. Il a exposé à plusieurs reprises ses œuvres (peintures, photos, sculptures, dessins…), notamment à Berlin en 2011. A côté de cela, James Franco s’inscrit dans des universités prestigieuses pour reprendre des études dans lesquelles il dispense même gracieusement quelques cours en cinéma. Critique de poésie et même poète (Paso Alto, 2010) il compte ouvrir sa propre école de comédie courant 2014.

Néanmoins, James Franco cultive son capital sympathie en dégommant son image de beau gosse intello un peu agaçant. Égérie de la marque Gucci, il en profite pour faire d’une pierre deux coups en réalisant pour Funny or Die une parodie de la campagne de pub puis un documentaire sur la maison italienne qui sera présenté au Festival du Film Indépendant de TriBeCa en 2013. Habile coup de marketing ou réelle intelligence artistique ?

JAMES-FRANCO-CANDY-COVERJames Franco laisse l’impression de réussir parfaitement à surfer les vagues hypes, comme lorsqu’il se pose comme le roi du « selfie » et propose une liste de conseils pour réussir à se vendre sur Instagram, au moment même où le terme est désigné comme le mot de l’année des dictionnaires Oxford. Il en va de même pour son image : les médias laissent planer le doute sur sa sexualité ? Boum ! Il est en couverture du magazine transgenre Candy où il prend la pose déguisé en femme.

Mais dans le même temps, il est difficile de l’identifier clairement. S’il se sert à bon escient de sa capacité à prendre du monde qui l’entoure pour construire son image, il est loin d’être le premier à le faire et c’est la base de la renommée de beaucoup d’artistes. Il bourdonne de projets en projets et semble annoncer chaque jour un nouveau talent. Son recueil de poésies sur son enfance en Californie, Paso Alto, a reçu un accueil mitigé dans la presse qui a parfois jugé sa plume trop amateur et trop plate. Il reste toutefois difficile de nier son réel talent pour le cinéma, à tel point qu’il est embarqué dans une dizaine de projets cinématographiques jusqu’à fin 2015.

Visuels : James Franco reading Ron Carlson’s short story © David Jones
Untitled, James Franco, 2011 © Kreutzberg Museum, Berlin
Couverture du magazine Candy (n°2).

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Marie Boscher

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