Mode

Rebecca Justh : des concepts à tâtons

Rebecca Justh : des concepts à tâtons

16 septembre 2019 | PAR Cloe Assire

Diplômée de l’Université d’Economie de Bratislava en Slovaquie, Rebbeca Justh confectionne chacune de ses silhouettes à la main, que ce soit pour les femmes, les hommes ou les enfants. Pour sa collection printemps-été 2020, la styliste fait le choix de présenter des robes-sculptures comme créées par des mains encore jeunes et maladroites.

Le défilé comporte peu de looks, tous confectionnés à partir de robes blanches volumineuses, à l’apparence de feuilles blanches froissées. Telles des chevalets, ces tenues expérimentales deviennent porteuses de dessins colorés et enfantins, nous rappelant cette étape de notre passé entre gribouillis et volonté de réalisme. Nous dessinions en effet ce que nous savions et non ce que nous voyions.

Ces tenues atypiques, difficilement portables, sont surmontées de grands chapeaux plats évoquant les palettes des peintres où les pigments sont disposés. Le blanc des vêtements amène alors l’image de blouses de travail dans notre imaginaire. Les chaussures sont minimalistes, de simples escarpins blancs à la cambrure quelque peu démodée, tandis que d’immenses faux-cils verts criards répondent aux dessins.

Cependant, malgré les qualités indéniables de cette collection, l’ensemble paraît particulièrement artisanal comme le serait une phase d’expérimentation avant la préparation du catwalk final. Chacune de ces robes semblent donc être les brouillons de propositions que l’on souhaiterait plus solides, et cela malgré un concept intéressant.

Crédits photos : ©Alexandre Bizri

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Cloe Assire

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