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Mode et inspirations, quand la création vient de la rue

Mode et inspirations, quand la création vient de la rue

08 juin 2013 | PAR Mariska Konkoly

mode populaireLa mode par essence se porte, se déforme et se détourne. Elle se réinterpréte en mouvance, en mimétisme de la personnalité. La mode s’incarne en regard de l’âme de chacun, comme une métamorphose de soi. A travers les parures des passants, au-delà du style des gens, c’est une sphère d’inspirations qui tournoie au gré des siècles et des tendances qui puisent parfois leurs univers premiers dans les peintures de la rue. C’est là, que le « street style » prend forme, un mélange intense, une effervescence sociale et stylistique qui se prête aux regards des cahiers de tendance.

Fashion tribut. Comment ne pas parler alors, de ces formats dits « populaires » qui façonnent les désirs profonds de s’orienter vers quelques inspirations. Parlons alors avec plaisir et délicatesse, de ces personnages moustachus, argentique sous le bras, chemise boutonnée et autres apparats qui portent le doux nom de hipsters. Berlin comme la ville mère de ce style qui a pris forme dans la rue et qui se reproduit à feux joyeux, magnifiant alors cet ère vintage qui plane. La friperie est le temple de cet engouement, le retour aux sources s’achève en voyage par bicyclette. Comme une contre-réforme, la mode de la rue prend la parole, ouvre une voix générationnelle qui marque les esprits et oriente les façons, les habitudes de vie. Le style s’affiche dès lors comme une culture à part entière réunissant la compréhension et l’expression de son être propre.

Fashion street. Il y a aussi cet engouement, qui puise son essence dans le Harlem. La casquette se fait apparat majeur de cet oratoire porté en flambeau, le street habille mais permet aussi la différence et la démarcation. Ainsi, les influences sportives ont la prérogative sur ces tendances culturelles, le skate board intervient en synonyme, le surf est maître de cet wavy aera qui garde en elle, une dynamique propre et avant-gardiste qui évolue sans cesse avec sa génération. Le boyfriend est immaculé, la vans est personnifiée, et le son des vagues semblent résonner aux creux de ces moments capturés. Cette street culture, se balade alors, devient un univers à part entière au coin des rues et des quartiers qui offrent un langage porté.

jean paul gaultierFashion institut. Le créateur parmi ces milliards de peintures sociales et incandescentes, s’inspire des silhouettes qui se promènent portant fièrement leur personnification par la matière et c’est là que l’acte plastique intervient. Derrière le catwalk, se cache le concept, il s’est faufilé à travers les âges, les pays et les coutumes pour dépeindre un ensemble fusionnel et artistique. Jean Paul Gaultier faisait revivre sur son podium l’univers marquant des stars, réinterprétait avec poésie et grandeur leur faste historique. Tandis que Mario Testino retrouvait la sphère péruvienne, magnifiée par ses peintures assoiffées d’imaginaires et de couleurs. Le costume traditionnel devient bible inspirante, la rue devient maîtresse de l’audace et du partage d’apparats qui peuple les villes et les styles qui se réinventent sans mesure.

Visuels (c) : Pinterest. Défilé Jean-Paul Gaultier, printemps-été 2013, sur www.jeanpaulgaultier.com.

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Mariska Konkoly

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