Chanson
Thomas Kahn : « J’ai pris une claque en me rendant à New-York » (Interview)

Thomas Kahn : « J’ai pris une claque en me rendant à New-York » (Interview)

03 octobre 2022 | PAR Kevin Sonsa-Kini

Après trois ans d’absence suite à son dernier album Slideback sorti en 2019, Thomas Kahn revient avec un nouvel opus intitulé This Is Real sous le label Musique Sauvage. Un album enregistré en France et en Angleterre et dont les clips ont été tournés aux Etats-Unis. Une véritable source d’inspiration pour cet artiste de 34 ans qui a travaillé entre autres avec Laurent Dupuy, ingénieur son de Ben L’Oncle Soul et Alpha Blondy et qui a déjà remporté deux Grammy Awards. 

Thomas Kahn donnera deux release party : l’une le vendredi 21 octobre à La Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand et l’autre le mercredi 26 octobre au New Morning à Paris où il interprétera les titres de son nouvel album. 

Toute la culture : Vous êtes de retour avec un nouvel album intitulé This Is Real. Comment l’avez-vous travaillé cet album ? 

Thomas Kahn : C’était un gros travail de recherche et d’introspection. J’ai vraiment écouté tous les artistes qui m’inspirent. J’ai vraiment analysé toute cette musique qui me parle, et retranscrit au maximum les codes de la musique soul qui me fait kiffer ! Ça a été deux ans et demi de travail intensif. Avec mon équipe, on a travaillé dur ! 

Un premier titre a été dévoilé avant la sortie de l’album, c’est « More Than Sunshine ». Le clip a été tourné à Manhattan (Etats-Unis). De quoi parle cette chanson ? 

C’est un titre assez personnel. Il raconte mon sentiment lorsque je prends un proche ou un membre de ma famille dans mes bras et notamment la force que ça me donne lorsque je les ai à mes côtés. D’ailleurs, c’est bien mon fils qui apparaît dans le clip. J’ai essayé de ne pas trop montrer son visage par respect pour son identité. 

Plus globalement, quels sont les thèmes que vous avez voulu aborder dans l’album ? 

Quand je me mets à écrire, je parle toujours d’un moment fort que je vis. J’essaie de m’adresser un peu à tout le monde. Je parle beaucoup du fait que, dans la vie, les difficultés peuvent devenir une force. 

Le magazine Rolling Stone vous qualifie comme « le petit prince de la soul moderne ». Qu’est-ce que cela vous fait d’être comparé à des artistes de renom comme Otis Redding, Charles Bradley ou encore Lee Fields ? 

Évidemment, cela me fait au chaud au cœur. C’est super d’être considéré comme « le petit prince de la soul » mais j’ai aussi en face de moi des maîtres, des légendes et des mythes de cette musique. C’est pour moi une première reconnaissance mais le chemin est encore long. 

Est-ce que le fait d’avoir tourné les clips de l’album aux Etats-Unis était aussi un clin d’œil à ces artistes ? 

C’est vrai que le fait d’aller aux Etats-Unis à la rencontre de cette culture qui m’inspire me paraissait indispensable pour la création et l’aboutissement de cet album. J’ai pris une vraie claque en me rendant à New-York, notamment dans le quartier de Harlem. Je me suis vraiment rendu compte de cette culture qui m’inspirait et je me suis aperçu que j’avais encore beaucoup de choses à apprendre. C’était magnifique ! En tout cas, moi et les musiciens qui m’accompagnent sommes très inspirés par la musique de Charles Bradley et les sonorités qu’il défend. Et ça se ressent forcément dans l’album. 

Pouvez-vous dire quelques mots sur Laurent Dupuy qui est à l’origine de l’enregistrement et du mixage de l’album ? 

Ce qui faut savoir, c’est qu’il a travaillé avec Simon Capony (Basalte Studio). Ils ont un travail de ouf tous les deux pour respecter les sonorités à la fois vintage et moderne de cet album. Laurent Dupuy est venu en Auvergne. Il est resté une semaine avec nous en studio. Ça a été une semaine d’apprentissage très forte. C’est quelqu’un qui a quand même deux Grammy Awards. Il nous a vraiment guidés pour respecter au maximum la volonté de faire un son vintage et moderne à la fois. Suite à cela, nous sommes allés en Angleterre dans les studios de Real World pour enregistrer des sessions avec lui. Et ça a été un moment extraordinaire. 

Il vous a fait grandir musicalement ? 

Ah oui ! J’ai pris un vrai cours avec lui. J’ai appris comment traiter le son, comment l’enregistrer, comment enregistrer la source. C’était magique de travailler avec Laurent Dupuy, on a tous appris en travaillant avec lui. On a une confiance absolue car le gars a une reconnaissance dans son travail. Il a un savoir-faire reconnu. Donc forcément, on a envie de se laisser guider tout en ayant des idées. C’était un sacré apprentissage quoi ! 

Y a-t-il déjà des concerts ou une tournée de prévue pour fin 2022 ou début 2023 ? 

Bien sûr ! On a eu un très bel accueil du public sur les morceaux de l’album. Il y a déjà une dizaine de dates pour l’an prochain. Avant cela, il y a aura deux release party le 21 octobre à Clermont-Ferrand et le 26 octobre à Paris. Je serai aussi à La Gare à Maubec le 10 novembre et à La Source de La Fontaine le 25 novembre. Il y a déjà une dizaine de dates pour l’an prochain. Dans tous les cas, mon objectif, c’est de tourner à fond avec cet album. 

Photos : © Dylan Gire. 

Thomas Kahn, This Is Real, Musique Sauvage (12 titres). 

 

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Kevin Sonsa-Kini

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