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L’Opéra national de Paris se bat aussi contre la crise

L’Opéra national de Paris se bat aussi contre la crise

13 décembre 2013 | PAR Audrey Altimare

Malgré sa renommée internationale, l’Opéra National de Paris doit aussi faire face à la crise. Avec la diminution des ressources publiques, l’institution pense avoir trouvé la solution, faire de son nom une marque porteuse de valeurs de savoir-faire et d’excellence.

Le premier pas dans la politique de marque, désirée par l’Opéra de Paris, prend forme grâce à une collaboration avec la marque Petit Bateau et une collection capsule signée Christian Lacroix. Le choix de ces deux figures de la mode française n’est pas anodin. La première étant porteuse de valeurs patrimoniales et de fabrication française, la seconde ayant déjà réalisé des costumes pour les ballets du Palais Garnier.

La collection est disponible depuis le 6 décembre 2013 dans les boutiques Petit Bateau et sur le eshop de l’enseigne ainsi que dans la boutique de l’Opéra Garnier. Inspirée de la danse classique, le choix de l’égérie s’est porté sur Agathe Bonitzer dans une campagne publicitaire réalisée par le photographe Grégoire Alexandre. La collection de Monsieur Christian Lacroix se compose de six vêtements destinés aux femmes ou aux petites filles. Reprenant notamment le modèle fétiche de la marque au bateau, la marinière. Cette dernière y est ajustée et marquée à la taille par un nœud de velours. Sont également proposées des robes drapées asymétriques et des jupes patineuses pour des prix allant de 50 à 250 euros.

L’Opéra national de Paris travaille sur cette politique de marque depuis maintenant trois ans. Il avait déjà édité avec la marque Vacheron-Constantin des montres de prestige en édition limitée. Cette nouvelle stratégie répond aux diminutions des ressources publiques, d’après Christophe Tardieu, directeur adjoint de l’Opéra de Paris, il faut « essayer de dynamiser nos ressources propres ». Il ajoute qu’il est impératif pour « les établissements publics [de] valoriser les marques dont nous sommes les dépositaires ». Aujourd’hui les licences de l’Opéra national de Paris se négocient entre 5 à 15% du chiffre d’affaire global ce qui laisse espérer aux responsables de l’institution des revenus s’élevant à 2 millions d’euros d’ici à trois ans. Les pistes devant être explorées restent encore nombreuses s’étalant du parfum aux arts de la table, mais tous gardent en tête leur impératif absolu, ne pas se perdre dans un trop grand mercantilisme.

Il est donc facile de participer à cette opération commerciale et cette petite révolution culturelle. Les fêtes de fin d’années approchant à grands pas, l’achat d’une marinière comme cadeau de noël fera deux heureux, la personne concernée et cette grande institution qu’est l’Opéra national de Paris.

visuels: Campagne publicitaire Christian Lacroix pour Petit Bateau et captures d’écran du site Petit Bateau.

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Audrey Altimare

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