Tendances

Les soirées sing me if you can de l’Arc : ivresse et chant entre filles

23 septembre 2010 | PAR Yaël Hirsch

Les Lady’s nights sont de retour dans la capitale, que ce soit au Bonheur des dames, ou au « Chez toi » (chronique à venir), les boîtes de nuit ont recommencé à pouponner les belles jeunes femmes en première partie de soirée. Les jeudis, à l’Arc, le soin est plus qu’extrême, avec champagne Moet à flots, petits plateaux repas ultra fooding, et playlist de karaoké très glitter. De 21h30 à 23h30, le lieu se transforme en harem géant où les seuls hommes acceptés sont ceux qui se chargent de la sécurité ou de remplir les verres… Un des plans les plus sympas de la capitale à réserver très vite pour jeudi prochain.

Le principe est assez simple : offrir en gentleman un début de soirée de rêves aux femmes pour qu’heureuse d’avoir bu et chanté entre elles, elles mettent une ambiance de folie dans la boîte quand les hommes débarquent (avec leurs cartes bleues ou platine) vers 23h30… Et l’Arc fait ce geste avec infiniment de tact et de grâce. Les nanas réservent leur tables entre copines au moins quatre jours en avance, et sont tenues d’arriver vraiment vers 21h30 si elles veulent remplir les petits papiers qui leur permettront de chanter. Chaque table forme un groupe éphémère, avec les noms les plus glossy possibles. Sur la play-list : du Lady Gaga, bien sûr, du Madonna, mais aussi du Cindy Lauper, du Alanis Morissette et du Patricia Kaas. Voire du Gilbert Montagné. Et comme les adorables hôtes de la fêtes s’assurent que toute coupe vidée- ne serait-ce qu’à 1/3- reste toujours remplie, après 30 minutes et 8 coupes, on se met aisément à philosopher sur les tubes d’Ophélie Winter. Et surtout, toutes les jeunes filles bien parées ne tentent absolument pas de nous la jouer « Nouvelle Star ». On est là pour rigoler, crier dans le micro et danser autour du groupe qui passe, pas pour faire les belles. Quitte à se la raconter, autant attendre les hommes. C’est donc dans cette ambiance complice de gynécée, qu’on se met à parler de table à table, et qu’on applaudit volontiers quand l’animateur de la soirée félicite telle ou telle pour son anniversaire.

Le temps file, on aurait envie de lâcher les talons pour danser sur les tables, mais il est déjà l’heure de serrer les rangs : les hommes entrent, tranquillement. Et l’atmosphère est déjà là, solidement plantée. Messieurs, a priori, vous n’aurez même pas à chasser : si vous arrivez assez tôt vous semblerez une exception curieuse et serez automatiquement un bel objet de désir. Vous boirez de la vodka si vous le voulez, mais les filles qui ont assisté à « Sing me if you can » continueront à se goberger  librement de champagne grâce à leur joli bracelet orangé. A refaire la semaine d’après, surtout que celles qui bossent le mercredi peuvent sortir vers minuit, un peu pompettes mais assez sagement et assez tôt pour entamer un long sommeil réparateur.

« Sing me if you can« , les jeudis, 21h30-23h30, L’Arc, 12 rue de Presbourg, paris 17e, m° Charles de Gaulle-Etoile, entrée libre sur réservation. Réserver ici. Au moins du lundi pour le jeudi.

Elle s’appelait Sarah, l’adaptation bouleversante du roman de Tatiana de Rosnay
Critique : Donnant donnant, du Mergault tout craché
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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