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« The Drinkable Book », le livre qui transforme l’eau contaminée en eau potable !

« The Drinkable Book », le livre qui transforme l’eau contaminée en eau potable !

20 août 2015 | PAR Elodie Schwartz

Afin de réduire les inégalités quant à l’accès à l’eau potable, Theresa Dankovich, une chimiste américaine, a crée le Drinkable Book, un livre qui permet d’informer et filtrer l’eau insalubre. Les explications de Toute La Culture. 

Bien que des progrès en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement aient été notés par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), son rapport de 2013 confirme qu’en 2015, un tiers de la population n’a toujours pas accès à une eau saine et traitée. Afin de réduire cette inégalité persistante et criante, une chimiste, diplômée de l’université de Virginie aux Etats-Unis, a donc lancé un produit révolutionnaire : le « Drinkable Book », littéralement « le livre à boire ». Concrètement, ce livre permet de filtrer les eaux usagées et de les transformer en eau potable ! Mais comment ça marche exactement ?

Comme le révèle le site ArchiMag, « il suffit de déchirer une page, de l’insérer dans un porte-filtre et de verser l’eau viciée dessus ». Les pages, recouvertes de nanoparticules de cuivre ou d’argent, vont alors agir comme un filtre et permettre l’élimination de 99,9% des bactéries, souligne Le Point. Et d’ajouter qu’une « page suffit à purifier 100 litres d’eau » et qu’un livre peut fournir de l’eau potable à une personne « pendant 4 ans ». Résultat : de nombreuses maladies comme le choléra, la typhoïde ou encore la colibacille pourraient ainsi être évitées grâce aux nanoparticules qui les tuent et cela pourrait empêcher la mort de plusieurs millions de personnes.

Mais l’objectif du « Drinkable Book » ne consiste pas seulement en l’amélioration de la qualité de l’eau. En effet, comme le révèle BFTM TV, les pages sont imprimées de conseils et d’instructions sur les bons gestes à adopter face à une eau sale. « La contamination de l’eau est souvent causée par les déchets humains, les animaux sauvages et les détritus », peut-on par exemple lire sur l’une d’entre elles. « Il est prévu que chacun de ses mots soient écrits dans les langues ou dialectes locaux où sont destinés les Drinakble Books », précise BFM. Alliet sanitaire et éducatif, voici donc le but du livre à boire.

Pour le moment, le » Drinkable Book » a été testé dans 25 sources d’eau contaminées en Afrique du Sud, au Ghana, au Kenya, au Bengladesh ou encore en Haiti. Selon le Washington Post, il permettrait de ramener un niveau de salubrité comparable à celui des Etats-Unis. Une très bonne nouvelle. Mais encore en phase de développement et fabriqué à la main, Theresa Dankovich espère bientôt passer au cap industriel tout en proposant des filtres pour moins de 10 centimes. Pour ce faire, un partenariat avec l’association Water is Life a été lancé ainsi qu’une opération de crowdfunding sur le site Indiegogo.

Visuel : © Capture d’écran Youtube

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