Politique culturelle
Vincent Fournout nous parle de « Sendethic » une plateforme marketing engagée, qui accompagne de nombreux acteurs, notamment dans la culture

Vincent Fournout nous parle de « Sendethic » une plateforme marketing engagée, qui accompagne de nombreux acteurs, notamment dans la culture

29 avril 2020 | PAR Yaël Hirsch

Créé en 2006, « Message Business » est une solution e-mailing, SMS et marketing automation. Cette plateforme qui s’engage et réalise la symbiose entre éthique et performance vient de changer son nom. Alors que « Sendethic » est née et qu’elle permet à de nombreux institutions culturelles d’être en contact avec leurs public, nous avons interrogé son fondateur, Vincent Fournout.

Vous venez de transformer le nom en « Sendethic », pouvez-vous nous expliquer ce qui s’ouvre ?
En fait, nous étions depuis des années porteurs de « valeurs ». Le made in France, la sécurité des données, la lutte contre le spam… Ces choix nous ont progressivement rapprochés de clients partageant ces mêmes valeurs. Des associations, des mutuelles, le secteur culturel, des fondations. Régulièrement on nous disait que Message Business faisait « solution américaine » voire « canon à mails commerciaux »… Avec Sendethic on a voulu aligner nos valeurs historiques avec une ambition et l’envie de rencontrer de nouveaux clients alignés avec nous.

Symboliquement, était-ce important de lancer Sendethic avant la fin du confinement ?
Déjà pour nous c’était essentiel. Psychologiquement cela a motivé les équipes à ne pas s’enfoncer dans la morosité ! Ensuite ce lancement s’accompagne d’une simplification de notre tarification et pour nos clients déjà stressés par la pandémie c’était une aide qu’il ne fallait pas retarder.

Quelle résonance avec les questions de cybersécurité et liberté que nous nous posons actuellement ?
Nous pensons que l’email est un canal unique car il permet une relation directe entre une organisation et ses publics. Il n’y a pas un réseau social entre les deux et nous voulons militer pour protéger ce canal précieux.

Vous travaillez beaucoup avec le milieu de la culture, volontiers publique, quels sont d’après vous les axes majeurs de communications du secteur ?
Le secteur culturel se caractérise par l’existence d’un ou plusieurs publics ! La première tendance constatée c’est une segmentation attentive. Des acteurs comme la Philharmonie de Paris font très attention à n’adresser que des messages adaptés (jeunes, famille, pro, etc…). C’est indispensable pour répondre aux attentes. Deuxième tendance remarquable, on voit aussi des mails / newsletters avec un « story telling », une narration beaucoup plus marquée plutôt qu’une simple liste de liens. Le but n’est pas de générer des clics mais de raconter une histoire captivante au fil des emails voire des sms. J’invite à découvrir les Newsletters du Ministère de la Culture que nous gérons aussi pour constater ces évolutions.

Auriez-vous quelques conseils à donner à ceux et celles qui travaillent dans la culture ?
La « com », la diffusion est très souvent coincée entre des producteurs culturels aux exigences fortes en matière de contenu et une méconnaissance voire un désintérêt des médias digitaux. Il faut donc faire de la pédagogie auprès des producteurs pour leur montrer la richesse de ces canaux et leur montrer à quel point cela peut les aider. Penser aux publics avec les producteurs eux-mêmes est un exercice souvent payant.

Quels sont les changements majeurs sur la manière dont non seulement la culture mais l’ensemble des entreprises que vous suivez communique depuis 2006 ? Comment se fait le lien aux réseaux sociaux ?
L’évolution majeure comme évoqué plus tôt c’est un meilleur ciblage. Arrêter d’arroser toute sa base avec des informations indifférenciées est la clé du succès. En 2006, on prévoyait la mort de l’email avec les réseaux sociaux puis à nouveau avec les applications mobiles quelques années après. De fait l’email, quelles que soient les tranches d’âge, reste le canal favori pour recevoir de l’information en 2020. Le réseau social est d’abord un espace communautaire. Le point de convergence est une politique de contenu cohérente et adaptée aux différents canaux. C’est un vaste chantier où il faut exploser les silos dans les organisations.

Vos valeurs se résument dans le mot PEPS (Performance, Élégance, Productivité et Sécurité)… Comment allier le fait de produire des contenus catchy et l’éthique ? Comment le mélange des deux peut-il constituer un cercle « vertueux » ?
Notre vision c’est que la symbiose entre éthique et performance est la seule voie pour réussir durablement son marketing et sa communication. Ce n’est pas une vision hors sol mais le fruit de 15 ans de routage d’email ! Ça vaut aussi pour le « Call to action ». Si vous avez un objet d’email prometteur, puis une invitation au clic hyper attractive mais que la page d’atterrissage est déceptive, votre taux de désabonnement va monter en flèche et le taux d’ouverture de l’envoi suivant risquera d’en pâtir aussi.

Vous travaillez aussi avec des petits clients et des indépendants, comment faites-vous pour les accompagner ?
Avec notre modèle tarifaire au volume d’envoi et l’offre gratuite jusqu’à 1000 envois par mois combinés à des super tutoriels, des petites structures voire des indépendants débrouillards se sentent très bien chez nous. Ceci dit, l’essentiel de nos clients sont aujourd’hui des organisations de niveau régional ou national et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui peuvent pleinement profiter de notre accompagnement et de nos expertises.

Plus d’informations sur le site de Sendethic.

visuel (c) Sendethic

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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