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Rencontre avec Michel Madsac, fondateur de Madsac Art Concept

Rencontre avec Michel Madsac, fondateur de Madsac Art Concept

16 décembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Michel Madscac a fondé en 2006 la société Madascac Art Concept. Ce fou d’Opera a réussi à faire entrer l’art dans les événements les plus chics de la capitale. Rencontre.

Quel est votre parcours ?
Je suis passionné d’Opéra, en amateur. J’ai gardé un réseau que j’ai réactivé par hasard. Je travaillais pour l’Air liquide. J’y suis entrée à 23 ans, je l’ai quitté à 48. Pendant cette période, l’Air liquide a fêté ses 100 ans. Mon patron m’appelle et me demande de m’occuper de cette soirée. Il pensait que j’étais le mieux placé pour organiser un grand événement. Le groupe n’avait pas de personne dédiée à l’évènementiel. J’ai accepté cette aventure. Cela a été près de deux ans de préparation. L’évènement en lui-même a duré huit mois : avec des publications de livres, de films, des réunions d’actionnaires mouvementées, des expositions itinérantes dans le monde, une exposition à Paris au Palais de la découverte. Des soirées pour les employés, pour les partenaires, pour les grands clients. J’ai organisé trois grandes soirées VVVIP, à Houston, à Tokyo et à Paris, la plus importante a réuni les grands invités. Pour tout l’ensemble nous nous sommes appuyés sur Publicis Events qui a été formidable. Quand il s’est agit d’organiser des soirées dit VIP qui n’étaient pas uniquement un diner, ils n’ont rien trouvé. Mon PDG ne voulait que de l’Opéra. On s’est retrouvé en septembre 2011, mon PDG m’a demandé d’activer mon réseau et j’ai pondu quelque chose qui a très bien marché dans les trois villes. Avec ma sœur Caroline, on avait envie de faire quelque chose, comme monter une galerie. Elle était dentiste, avait monté une société de formation, cela ne lui plaisait pas, elle m’a rejoint. Quand je suis rentré dans mon business je devais repartir en Asie. J’avais envie de partir dans l’événementiel, je n’avais pas envie de rester toute ma vie dans la même boite.J’ai rencontré des directeurs de grands groupes, ils ont pointé un manque : quand on veut faire une soirée autour de l’Opéra, il faut aller… à l’Opéra et l’association du rayonnement de l’opéra de Paris

Alors, vous décidez de créer votre société ?
Oui, j’ai eu l’idée d’organiser des soirées privées sur mesure.

Qui sont vos clients ?
Des particuliers, des institutions publiques et privées, des entreprises, le gouvernement…

Vous proposez toujours de l’Opéra ?
Non, c’est un mélange. On vient de me voir quand c’est compliqué.

Par exemple ?
Le premier évènement que l’on m’a demandé d’organiser, c’était en 2007, pour la soirée de Gala du World economic forum de Davos. J’ai été contacté par le ministère qui voulait redorer l’image de marque de la France à Davos. Le même soir, nous étions en concurrence avec la Turquie qui proposait une autre soirée de gala à la même heure.
Ils m’ont demandé de faire 45 minutes de programme artistique pendant le grand cocktail sur des thèmes comme « France terre d’asile ». J’ai mêlé l’Opéra, le hip hop, l’acrobatie poétique. On a réussi à faire en sorte que les invités trouvent un intérêt à arrêter de manger !

Qui sont les artistes qui interviennent ?
Par exemple, Serge Dassault m’a demandé d’organiser l’anniversaire surprise de son frère, fou d’Opéra. Il voulait du Wagner pendant 40 minutes devant une centaine d’invité. J’ai pensé que ce n’était pas approprié de proposer seulement du chant. J’avance, et je reçois un appel me disant, « il aime aussi Fred Astaire ». J’ai regretté d’avoir insisté pour en savoir plus ! Alors, j’ai mélangé des opéras, des claquettes… c’était un feu d’artifice. Je choisis en fonction du programme artistique, qui seront les comédiens, les danseurs, les régisseurs lumières appropriés.
Je suis l’unique interlocuteur du commanditaire. Tous les événements ne demandent pas le même de temps de conception, de création…Je peux organiser des soirées de A à Z comme des programmes court à insérer dans un événement.

Quel est le prix d’un événement ?
Une conférence de presse pour 30 personnes coute 5000 € en petit déjeuner ou déjeuner. Une soirée peut monter jusqu’à 120 000 €.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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