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La pilule gratuite et anonyme pour les mineures fait débat

La pilule gratuite et anonyme pour les mineures fait débat

15 novembre 2011 | PAR Liane Masson

La pilule anonyme et gratuite revient en débat à l’Assemblée nationale. Hier, lundi 14 novembre, la députée UMP des Ardennes, Bérengère Poletti, a déposé une proposition de loi étendant l’autorisation de délivrance de la contraception gratuite et sans autorisation aux mineures. Un dispositif qui divise la droite depuis plusieurs mois déjà.

Faciliter l’accès à la contraception aux mineures est l’objectif premier de la proposition de loi déposée ce lundi à l’Assemblée nationale par la députée UMP Berengère Poletti. La hausse du nombre d’IVG chez les adolescentes est à l’origine de cette mesure. En effet, les chiffres ne cessent d’augmenter depuis dix ans. Avec ce texte, la députée entend permettre à toutes les jeunes filles qui le souhaitent de se rendre gratuitement chez un professionnel (gynécologue, généraliste ou sage-femme) pour obtenir une ordonnance adaptée à leur âge et à leur situation personnelle. Le texte prévoit également une facturation spécifique, afin que l’Assurance-maladie rembourse la consultation et la pilule sans qu’ils ne soient mentionnés sur le compte des parents de l’adolescente. Ce projet de loi mentionne aussi le renforcement de l’éducation à la sexualité en obligeant les établissements scolaires à l’inscrire dans leur projet pédagogique. Un dispositif qui rappelle celui du «Pass santé contraception», mis en place dans la région Ile-de-France en avril dernier, à l’initiative de Jean-Paul Huchon, et largement applaudi par Luc Chatel, ministre de l’Education nationale.

Mais cette nouvelle mesure ne fait pas l’unanimité au sein du gouvernement. Elle a particulièrement fait réagir Nora Berra, secrétaire d’Etat à la famille, qui s’y est opposée lors d’une conférence de presse, déclarant qu’il ne «fallait pas court-circuiter le rôle des parents». Elle a également rappelé que la pilule était un médicament, et qu’il ne fallait pas laisser penser qu’elle pouvait être prise si facilement, sans aucun risque. Un argument qui ne tient pas la route pour la députée UMP. Le débat, déjà soulevé en avril dernier, est donc relancé…

Visuel : (c) AFP/Mychele Daniau

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Liane Masson

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