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La pub trop in love des series

05 juin 2009 | PAR Charlotte

Patrick Dempsey (Grey’s Anatomy) pour Versace aux côtés de Kate Moss, Matthew Fox (Lost) et Eva Longoria (Desperate Housewifes) pour l’Oréal,Taylor Momsen (Gossip Girl) pour Nike,… les héros de nos séries favorites ne cessent de séduire les publicitaires qui voient en eux les nouvelles mpatrick-dempsey-versace-ad2achines à rêves… et à profits. Depuis que la frontière entre  productions télévisuelles et cinéma s’est estompée, les acteurs des séries sont passés du statut de comédiens de seconde zone à celui de véritables stars avec tout ce que cela comporte comme attirail glamour.

Mise en avant dans les magazines de mode aux côtés des mannequins et autre Sharon Stone, la star de série n’est plus le vilain petit canard du show-business. Celle-ci peut remercier les précurseurs de ce mouvement qui ne sont rien moins que Bruce Willis, qui a débuté sa carrière avec la série « Clair de lune », mais aussi Johnny Depp avec « 21 Jump Steet », ou Michael Douglas dans « les Rues de San Francisco ». Mais ceux-ci ne représentent qu’une infime partie des acteurs qui ont réussi à se détacher de l’image coriace des personnages qu’ils ont incarnés parfois pendant des années comme Noah Wyle, le docteur Carter de « Urgences » dont la carrière n’a jamais vraiment décollée contrairement à celle de Georges Clooney qui était pourtant son collègue dans la série.

Les avantage des séries sont multiples pour les publicitaires : elles sont longues, le scénario est souvent écrit au fur et à mesure du temps et permet par exemple de prévoir un placement de produit. Ces marques peuvent ainsi se voir propulsées sur le devant de la scène et connaître une soudaine notoriété grâce à la série. Manolo Blahnik, Jimmy Choo et Christian Louboutin ont perdu leur confidentialité grâce à Sarah Jessica Parker, l’incurable fashionista de « Sex and the City », leur offrant à moindre coût un rayonnement international

Enfin elles offrent aux agences d’anticiper leur succès. Le cinéma la joue one shot contrairement à la série qui peut doubler son audience d’une saison à l’autre, ce qui a été le cas de « plus belle la vie » qui a connu des débuts difficile. Pour autant, le risque n’est pas réduit à zéro, des événement imprévisibles comme le flop d’une série  (Exemple : « seconde chance » sur Tf1) peuvent mettre en péril les investisseurs. Pour réduire au minimum ces échecs, les producteurs investissent donc sur des « guests stars » qui boostent l’image de la série, ce fut le cas pour « Friends » avec l’apparition de plus d’une quarantaine dont Brad Pitt, Sean Penn et Julia Roberts. La série « Entourages » a complètement misé sur cette techniques en fondant son scénario sur la mise en abîme de la jungle Hollywoodienne, mêlant ainsi personnages fictifs et vraies stars de manière subtile. La star devient ainsi gage de qualité, devenant elle-même un produit labellisé garantissant la valeur de la série.

Mais les stars aussi tirent des avantages de ces apparitions. Quoi de mieux pour leur image que de figurer dans la dernière série à la mode, endossant un rôle aux antipodes de leur registre habituel ou au contraire en appuyant sur leur particularités comme Scarlett Johansson en séductrice torride, toujours dans « Entourages » que vous pouvez admirer juste ici (en VO sans sous-titrage…) :

Un voyage à gagner !!!
Le mur de Berlin s’éparpille dans les jardins du Palais Royal
Charlotte

One thought on “La pub trop in love des series”

Commentaire(s)

  • Romain

    La caisse de résonance d’un placement produit dans un film est mille fois supérieur à celle
    d’une série quelque soit la notoriété avérée ou fictive de la série.
    Parce que le film est un « one-shot » inscrit dans l’imaginaire du spectateur, il frappe une fois mais de manière puissante, tandis que dans la série il se dilue sur le temps.
    De plus, le niveau d’adhésion à un film est bien plus fort et large qu’à une série.
    Pour autant, il est vrai que de multiples stars se sont faites la main sur des séries ou sont devenus des stars grâce aux séries. Mais a quelques exception près, leurs auras ne concurrencent pas celui des vedettes du cinéma.
    Tout simplement parce que aucune série n’a su atteindre l’excellence cinématographique de films de Fellini,Coppola,Visconti ou Bergmann.
    La série c’est un peu la pizza Sodeb’o du cinéma, ça en a l’apparence, vaguement le goût et sûrement pas les qualités.

    juin 8, 2009 at 21 h 08 min

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