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C’est la Saint Valentin, oh my gode?

10 février 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Voila pas mal d’années que sous le nom mignon de sex toy, les plus terre à terre godes, cock-ring et autre stimulateurs à clitoris se vendent pignon sur rue, dans les quartiers les plus chics de Paris. Tour d’horizon en dehors de Pigalle  avec un focus sur notre coup de cœur  » Doll House ».

Le très  chic Yoba,  se détache par son coté aérien…caressez, cachez…tout en finesse en douceur. Pour la Saint Valentin, rendez-vous au magasin , tout près de la so chic place Vendôme, au 11 Rue du Marché Saint-Honoré,  entrez dans la cour et découvrez une boutique qui n’a rien de vulgaire, rien d’enfantin non plus. Ici, la lingerie est superbe, les jeux se font plumes. Le magasin propose un espace dans une boutique éphémère jusqu’au 14 février, au cœur du Marais. Élégance est le maître mot!

Plus show off, plus marrant aussi, c’est toujours dans le Marais, et sans aucune intimité que vous achetez des choses taquines pour faire sinon jouir au moins rire votre Valentine.  Il s’agit du passage du Désir, qui voit défiler chaque semaine des centaines de couples hétéros et gay. Ici, jeux de sociétés coquins, bougies, kit de massage…à petits prix! La base-line de la boutique est « le développement durable du couple »…Un petit jeu sympa  » 52 semaines de nuits coquines » , 52 cartes  chacune avec un petit defi coquin mais pas salace. Allez faire un tour, avec votre amoureux ou votre meilleur ami gay, le fou rire est garanti …Et l’achat aussi!

Notre coup de cœur se dirige sans aucun doute vers  the DollHouse, encore dans le Marais, un lieu sans tabou, où toutes les questions peuvent être posées. La boutique sur deux niveaux propose une entrée en matière toute soft et une suite plus dédiée aux godes et autres plugs chics .  Nous avons interrogé Delphine Gaudy, directrice artistique du magasin qui a répondu avec  une extrême gentillesse à nos questions.

Êtes -vous un lieu militant ?

Militant, le terme est un peu fort, on essaie de faire bouger les choses autour de la sexualité des femmes.

Vous existez depuis 5 ans, est -ce que la clientèle évolue?

On a de belles surprises, la boutique s’adresse aux femmes. Notre lieu et notre équipe cherchons à dénouer la parole et trés vite, les filles se confessent , nous parlent de leur sexualité. Elles débarquent dans la boutique avec un manque total de plaisir dans leur relation, et elle reviennent en nous disant qu’elles ont enfin eu un orgasme, pour nous c’ est un beau cadeau.

Nous avons aussi des mères accompagnées de leur filles,et également des bandes de copines, dans ce dernier cas, elles reviennent une fois seule, nous parlent et achètent alors.

Et les hommes ?

Le lieu ne leur est pas interdit , ils viennent avec respect. S’ il y a des femmes en bas, nous leur demandons si une présence masculine les gène, si c’est le cas, ils  ne descendent pas.

Avez -vous un rôle social?

Oui, je dirais que nous jouons le rôle du planning familial dans les années 1970, celui de libérer la parole. Nous offrons aux femmes ce qu’elles ne peuvent pas trouver auprès des médecins.

Quel est vôtre rapport à la vidéo?

Elle est essentielle, le désir passe aussi par l »image, mais on a une difficulté folle à en trouver de belles.  On vends les vidéos de l’américaine Maria Beatty, mais qui est uniquement sur un travail lesbien. La vraie difficulté est de trouver des DVD hétéros et élégants. Il y a notamment les œuvres d’Edward Blake, mais les filles sont encore trop lissées, manucurées…californiennes!

The Doll House, 24 rue du Roi de Sicile, 75004, Paris, 01 40 27 09 21, du mardi au samedi de 13h à 20h, lundi et dimanche 14h-20h.

Le passage du désir, 11, Rue St Martin, 75004 Paris, 09 60 18 42 50 et aussi, toujours dans le 4e,  23 Rue Sainte Croix de la Bretonnerie, 01 42 76 03 45. Ouvert tous les jours de 12h à 21h.

Yoba, jusqu’au 14 février, 47 rueVieille du Temple, 75004. Toute l’année, rendez vous au 11 rue du Marché Saint Honoré (en fond de cour) 75001 Paris, (0)1 40 41 04 06, ouvert du lundi au samedi de 9h35 à 19h

Infos pratiques

Pascal Sangla, l’homme-piano
Jeux de regards au Jeu de Paume
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

One thought on “C’est la Saint Valentin, oh my gode?”

Commentaire(s)

  • valerie

    c’est chaud à la boite à sorties! sympa! merci pour ce tour d’horizon plus glamour que vulgaire!

    février 10, 2010 at 15 h 56 min

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