Beauté
Jean Patou : collection héritage. Blonde, brune ou rousse, à chacune son parfum

Jean Patou : collection héritage. Blonde, brune ou rousse, à chacune son parfum

20 août 2014 | PAR Sandra Bernard

Cette période de rentrée voit l’arrivée sur les rayons des meilleurs parfumeurs et au creux des poignets les plus raffinés des « nouvelles » fragrances de la collection héritage de Jean Patou. Cette collection olfactive, débutée l’année dernière avec le retour des élixirs mythiques Chaldée, Eau de Patou et Patou pour Homme, particulièrement demandés par la clientèle, fait en 2014 un bond de presque cent ans et propose les trois premiers parfums créés pour la Maison Jean Patou par Henri Alméras en 1925 : Que sais-je, Deux amours et Adieu Sagesse dont les notes s’accordent à chacune selon qu’elle soit Brune, Blonde ou Rousse. C’est Thomas Fontaine, parfumeur-maison depuis 2011, qui a redonné vie à ces 3 parfums historiques.

Onze ans après avoir créé sa maison de haute couture, Jean Patou lance ses premiers parfums. Visionnaire, il lance simultanément trois essences correspondant aux trois types de peaux des femmes : blonde, brune ou rousse. Chaque fragrance est une ode à un état de l’amour : la séduction, le doute, l’abandon… telle une progression dans l’histoire sentimentale de chacune.

L’on sait que les senteurs ne réagissent pas de la même manière selon les différents types de peau. Jean Patou l’avait pressenti en y associant l’image des types de chevelures à un instant amoureux ; la brune, réservée et sérieuse ; la blonde, romantique et rêveuse et la rousse sulfureuse.

Deux Amours (ex Amour Amour, nom vendu à Cacharel) initialement destiné aux blondes, est un floral vert léger et frais s’ouvrant sur la bergamote ensoleillée et le néroli en tête, qui reposent sur un lit floral de rose aromatique, jasmin, tubéreuse et ylang en cœur, réchauffé par le bois de santal et le styrax. Cette fragrance discrète et subtile est facile à porter et s’accorde avec différents types de peaux quel que soit son âge.

Que sais-je ? Temps du doute et de l’hésitation, correspondait au tempérament réservé et parait-il plus froid des brunes. Ce chypre fruité floral est pour sa part profond, chaud, empreint d’une certaine langueur. Cette fragrance s’ouvre sur des tonalités douces de pêche, d’abricot et de fleur d’oranger s’alliant en cœur avec les délicates notes florales de rose, d’œillet et de jasmin. En conclusion, des accents subtils de miel et de patchouli très présent. Capiteux et inhabituel, il correspond aux femmes sûres d’elles qui recherchent un sillage unique et immédiatement identifiable. Notons toutefois que son originalité olfactive pourrait ne pas plaire à tout le monde, mais celles qui l’assumeront ne passeront pas inaperçues.

Adieu sagesse, imaginé pour les frivoles et incandescentes rousses, est certainement le plus puissant des trois parfums, une explosion florale passionnée. Un sillage voluptueux pour ce floral blanc, avec ses notes de tête vibrantes de rhubarbe, néroli, muguet, narcisse et bergamote, mêlées en cœur à la tubéreuse et au Gardénia pour finir en fond avec les senteurs vives de musc. Opulent et généreux, saupoudré de notes gourmandes, ce parfum ne laisse personne indifférent. Très moderne, il s’avère facile à porter quel que soit son âge et son type de peau.

Comme les autres essences de la collection héritage, ces trois eaux de parfum sont proposées dans un flacon de verre translucide aux formes rondes et dépouillées, orné d’un bouchon garni de bois noir. Ce flacon est présenté dans un écrin noir cartonné gaufré, illuminé par des touches dorées. Petite subtilité, l’intérieur de la boite présentoir est de couleur différente en fonction de l’élixir : blanc pour Que-sais-je, rouge pour Deux Amours et bleu clair pour Adieu sagesse.

Disponible à la vente à partir de septembre dans la boutique Jean Patou, au 9, rue Saint- Florentin 75008 PARIS, dans les parfumeries sélectives et au Printemps, chaque eau de parfum est éditée à 5000 exemplaires (les flacons sont numérotés). Comptez 180€ pour 100ml.

 Visuels : © Jean Patou

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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