
Phénix Festival : Carte blanche à Julien Cottereau, un artiste qui illumine le quotidien avec tendresse et fantaisie
Parrain du Phénix Festival, Julien Cottereau l’a aidé à prendre son envol, vendredi 18 septembre 2020, à Paris, au Studio Hébertot. Sa créatrice, Sandra Vollant, lui a confié son « bébé », le temps d’une carte blanche qui a donné le ton du festival. Placé sous les signes de l’émerveillement, du partage et du bonheur retrouvé, le Phénix a ainsi pu déployer ses ailes…
Ce qui est fascinant avec Julien Cottereau, c’est sa façon de nous emmener, l’air de rien, dans son univers.
Si la musique épique et la lumière crépusculaire du début annoncent l’arrivée d’un personnage important, la silhouette du clown un peu bancal et quelconque qui se dessine peu à peu est aux antipodes de nos attentes. Et pourtant, c’était bien à un grand moment que nous allions assister : celui d’un retour en enfance, doublé de celui de la naissance d’un nouveau modèle de festival, entièrement dédié à la création, à la fois éthique, équitable et solidaire (lire notre interview ici).
Clown, mime et bruiteur, Julien Cottereau parvient à nous dépeindre tout un monde, uniquement avec des gestes, des sons et des onomatopées. Une histoire sans paroles qui captive petits et grands.
L’artiste ouvre et clôture cette parenthèse merveilleuse qu’il nous offre tel un narrateur qui nous lit un conte. Le clown s’efface ensuite au profit des protagonistes de son épopée. Pour cette carte blanche, il a choisi un pauvre bougre, dont le quotidien se résume au vieux slogan : métro-boulot-dodo. Rien de très folichon, sauf… quand ce brave homme se met à rêver. Libéré de ses obligations du quotidien et de la grisaille ambiante, il laisse ainsi libre cours à sa fantaisie et à son imagination. Alors que dans la « réalité », il vit seul et ne semble avoir aucun ami, dans ce monde qui est le sien, il fait tout un tas de rencontres, y compris parmi le public…
Tour à tour, les spectateurs sont invités à monter sur scène pour vivre des histoires folles, allant du simple match de tennis à un numéro de funambules, en passant par un règlement de comptes à Ok Corral, une exploration du cosmos et des abysses… La barrière entre le public et la scène, entre le réel et la fiction, est ainsi totalement abolie au profit d’un moment de pur partage.
Désarçonnés par ce qui s’apparente à un joyeux non-anniversaire aux allures toonesque, nous n’avons qu’une seule chose à faire : profiter de ces petits instants de bonheur régressifs et précieux, qui nous sont gracieusement offerts !
Carte blanche à Julien Cottereau, présentée à Paris, au Studio Hébertot, vendredi 18 septembre 2020, dans le cadre du Phénix Festival. Durée : 1 h 10.
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Visuel : © Affiche de Philippe Dupouy et photo de John Bruno.