Théâtre
Les grandes expos de la rentrée

Les grandes expos de la rentrée

22 juillet 2011 | PAR Morgane Giuliani

L’été bat pluvieusement son plein, et vous ne songez déjà plus qu’à la rentrée ? Voici de quoi vous redonner le sourire : une sélection des expositions immanquables de la rentrée. A vos agendas!

Pour commencer, une plongée dans l’univers feutré d’Oscar Wilde, avec l’expo intitulée « Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde » au musée d’Orsay du 13 septembre au 15 janvier. Cette exposition explore l' »aesthetic movement » qui, dans l’Angleterre de la seconde moitié du XIXe siècle, se donne pour vocation d’échapper à la laideur et au matérialisme de l’époque, par une nouvelle idéalisation de l’art et de la beauté. Peintres, poètes, décorateurs et créateurs définissent un art libéré des principes d’ordre et de la moralité victorienne, et non dénué de sensualité. Des années 1860 à la dernière décennie décadente du règne de la reine Victoria, qui s’éteint en 1901, ce courant est étudié à partir des oeuvres emblématiques de Dante Gabriel Rossetti, Edward Burne-Jones et William Morris, James McNeill Whistler, Oscar Wilde et Aubrey Beardsley. Tous sont réunis dans une même quête associant la création artistique à l’art de vivre et qui trouve des terrains d’expression féconds dans les domaines de la photographie, des arts décoratifs, du vêtement et de la littérature. (Accès avec le billet musée : tarifs)

Pour celles et ceux ayant gardé leur âme d’enfant : « Des Jouets et des Hommes » au Grand Palais du 14 septembre au 23 janvier. Des jouets et des hommes présente une histoire du jouet occidental et met en lumière son importance dans l’éducation de l’homme depuis sa naissance. L’exposition interroge les rapports ambigus que les enfants entretiennent avec la reproduction en miniature du monde des grands. Comment s’emparent-ils de cette réalité à leur échelle, toujours imaginée par des adultes ?
Comment les archétypes que sont les poupées, les véhicules ou les figurines de guerre évoluent-ils selon les époques ? Quelles sont les permanences en matière de mimétisme et les ruptures au cours de l’Histoire ? A-t-on toujours rêvé de devenir pompier ou maîtresse d’école ? Autant de questions autour du jouet – et non du jeu, qui lui implique des règles – auxquelles l’exposition tente de donner des réponses scientifiques et néanmoins sensibles. Informations pratiques.

Ils pourront également en apprendre plus sur le jeu vidéo avec l’exposition « Game Story : Une histoire du jeu vidéo » au Grand Palais du 10 novembre au 10 janvier. La progression des études sur l’histoire esthétique et culturelle du jeu vidéo permet de proposer au public, même totalement néophyte, une histoire des styles et des clés de compréhension ou d’identification des jeux. C’est là ce que l’exposition se propose de faire, à travers un parcours organisé par sections chronologiques dans lesquelles le visiteur pourra s’initier, sur des matériels d’époque en parfait état de fonctionnement, aux différents jeux vidéo essentiels de chaque période. (Site de l’exposition)

Les amateurs d’Edvard Munch, peintre du célèbre Cri, pourront admirer différentes oeuvres de l’artiste dans une rétrospective présentée au Centre Pompidou du 21 septembre au 9 janvier. L’exposition réunira cinquante-neuf peintures, quarante-neuf photographies d’époque, vingt-quatre oeuvres sur papier, quatre films et l’une des rares sculptures d’Edvard Munch.

Les passionné(e)s d’Antiquité pourront s’émerveiller au Musée Maillol, proposant la reproduction d’une domus pompeiana, une authentique maison pompéenne, du 21 septembre au 12 février. Une reconstitution fidèle, dans ses pièces les plus célèbres et traditionnelles: l’atrium, le triclinium et la culina, le peristyle autour du jardin, le balneum, le venereum. Chaque pièce sera ornée de fresques et de ses objets. Deux cents oeuvres venant de Pompéi et d’autres sites vésuviens seront ainsi présentées. L’exposition invitera le visiteur à circuler dans cette maison comme si elle était sienne, créant pour un instant l’illusion, malgré les 2000 ans qui nous séparent, d’être les invités des maîtres de maison. Une occasion unique, sachant que les bâtiments privés de l’époque en bon état sont extrêmement rares.

La peinture de la Renaissance florentine sera à l’honneur au charmant Musée Jacquemart André, avec une exposition consacrée à Fra Angelico, figure majeure du Quattrocento, du 23 septembre au 16 janvier. L’exposition présente près de 25 œuvres majeures de Fra Angelico et autant de panneaux réalisés par les peintres prestigieux qui l’ont côtoyé : Lorenzo Monaco, Masolino, Paolo Uccello, Filippo Lippi ou Zanobi Strozzi. Ce sont des panneaux et des ouvrages aussi richement ornés que le Triptyque du Jugement dernier (Galerie Corsini, Rome), la Madone aux Cèdres (Musée national de San Matteo, Pise) ou l’un des volets de l’Armoire des vases sacrés (Musée de San Marco, Florence) qui seront exposés au Musée Jacquemart-André. Les visiteurs pourront également découvrir le chef-d’œuvre de l’artiste : les fresques des cellules du couvent San Marco à Florence grâce à une vidéo présentée à l’entrée de l’exposition.

Evènement! Le musée de la Cité Interdite a prêté 130 oeuvres appartenant auparavant aux empereurs de Chine au Louvre, exposée du 29 septembre au 11 janvier. Le visiteur est invité à parcourir 800 ans d’histoire, depuis la dynastie Yuan, jusqu’à l’orée du monde moderne. L’événement est organisé autour de trois axes principaux, répartis dans trois espaces distincts du musée. L’introduction, dans les salles d’histoire du Louvre, campe la  chronologie et insiste sur les échanges récurrents entre la France et la Chine. Les fossés du Louvre médiéval et la salle  de la maquette présentent l’architecture fortifiée de la Cité interdite tandis que la question des collections impériales est abordée dans la galerie Richelieu autour de l’empereur Qianlong. (Accès avec le billet d’entrée au musée : 10euros-Informations supplémentaires)

Du 30 septembre au 29 janvier, le Musée d’Art Moderne organise une rétrospective sur le sculpteur Georg Baselitz. Une quarantaine de sculptures en bois peint exécutées entre 1979 et 2010, présentées de manière chronologique, montreront le cheminement d’un artiste qui a contribué au renouvellement du langage de la sculpture d’aujourd’hui. En contrepoint des sculptures, plusieurs œuvres sur papier de Baselitz éclaireront l’extrême cohérence d’une œuvre, quel que soit le médium, dans son traitement de la figure et des sources, dans le défi aux règles habituelles de la perception. Ce grand ensemble de dessins mettra en évidence leur lien avec les sculptures, qu’il s’agisse d’esquisses ou d’évocation de formes en trois dimensions (corps et têtes). (Site de l’exposition)

Les passioné(e)s de culture primitive pourront se délecter de l’exposition Maori au Quai Branly du 4 octobre au 22 janvier. Elle présente la culture maori à travers 250 oeuvres issues des collections du musée Te Papa Tongarewa de Nouvelle- Zélande qui l’a conçue et réalisée. Des oeuvres très diverses seront rassemblées : sculptures, éléments lapidaires, éléments d’architecture, photographies, oeuvres audiovisuelles… Elle met l’accent sur plusieurs expressions de la notion de tino rangatiratanga – le contrôle ou la détermination des Maori sur toute chose maori – et éclaire les liens existant entre les trésors ancestraux et les oeuvres contemporaines, entre les populations et leurs problèmes.

 

 

Vous pourrez découvrir l’impressionnante « Collection Stein » au Grand Palais du 5 octobre au 16 janvier. Si la famille américaine Stein est si célèbre, c’est parce qu’elle a été l’une des premieres acheteurs de Matisse et Picasso. Installés à Paris au début du XXème siècle, Gertrude, Léo, Michaël et Sara Stein ont collectionné les travaux des peintres et acquis une collection impressionnante et moderne de 120 chefs-d’œuvre. L’exposition retrace l’histoire de cette famille à travers huit sections : « The Big Four », « Une modernité classique », « La révélation « fauve » », « Le Salon de la rue Fleurus », « Matisse », « Picasso », « Gertrude Stein, entre aura et narcissisme », « Gertrude Stein, protectrice des arts, années 20-30 ».

Du 7 octobre au 9 janvier, venez découvrir « l’Espagne Entre Deux Siècles de Zuloaga à Picasso (‘1890-1920) » au Musée de l’Orangerie. Cette exposition proposera une vision panoramique des principaux artistes et des tendances dans l’art espagnol de la fin du XIXème siècle au début du XXème. Elle présentera une soixantaine d’œuvres des artistes fondamentaux de cette période tels que Joaquin Sorolla y Bastida, Ignacio Zuloaga y Zabaleta, Dario de Regoyos, Salvador Dali, Joaquín Mir, Ramón Casas, Santiago Rusiñol, Joaquim Sunyer, Pablo Picasso et Joan Miró. Ces artistes ont en effet illustré la richesse et la diversité de l’art espagnol au tournant du XXème  siècle ainsi que son évolution naturelle dans les mouvements d’avant-garde, notamment  le symbolisme et le postimpressionnisme. (Informations pratiques)

Du 10 novembre au 8 février, le Louvre consacre une exposition à Giorgio Vasari, peintre, architecte et écrivain italien du 16ème siècle. A l’occasion du cinquième centenaire de sa naissance, le Louvre rend hommage à Giorgio Vasari, peintre, architecte et écrivain italien, à travers une exposition des plus beaux de ses dessins conservés par le musée. (Accès avec le billet d’entrée au musée-Renseignements au 01 40 20 53 17)

Les amateurs d’art contemporain japonais pourront visiter l’exposition du Centre Pompidou consacrée à Yayoi Kusama du 10 octobre au 9 janvier, pour la première fois exposée en France. À travers cent cinquante œuvres réalisées entre 1949 et 2010, l’exposition rend hommage à une artiste inclassable dont l’influence a été considérable (de Warhol à Mike Kelley) et qui captive encore les plus jeunes artistes contemporains.

 

 

L’intemporel Cézanne sera mis à l’honneur au Musée du Luxembourg du 12 octobre au 26 février, dans une exposition intitulée « Cézanne et Paris« . Organisée en collaboration avec le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, l’exposition réunit environ 80 œuvres majeures issues du monde entier. Elle éclaire sur les grands thèmes que le peintre explore alors qu’il se trouve dans la capitale : quelques vues dans Paris, les paysages d’Ile-de-France, les nus, natures mortes et portraits. Son amitié avec Zola est également privilégiée. (Ouverture de réservations pour les groupes le 24 mai à 14h et le vendredi 10 juin à 11h pour les réservations individuelles-Page de l’exposition sur le site du musée)

Le Louvre propose une exposition épique avec « Le Royaume d’Alexandre le Grand-La Macédoine Antique » du 13 octobre au 16 janvier. Près de cinq cents objets, pour la plupart jamais présentés en France, retracent l’histoire de la Macédoine antique depuis le XVe siècle avant notre ère jusqu’à l’époque romaine impériale. L’exposition évoque en particulier la montée en puissance du royaume de Macédoine face à la Grèce des cités, grâce à l’intelligence politique de ses souverains, dont le plus célèbre reste Alexandre le Grand. (Page de l’exposition sur le site du musée)

Le Jeu de Paume aura une programmation avant-gardiste, avec Audrey Cottin du 18 septembre au 5 février. Elle a entrepris plusieurs collaborations avec des personnes, qui comme elle s’intéressent aux notions de paternité artistique, de forme et de performance. Pour donner corps à ces collaborations potentielles, elle a réalisé une série d’exercices de « soulèvement d’objets ». En soulevant en l’air et pour quelques secondes les œuvres de ces artistes, elle change la position d’origine de l’objet dans l’espace et devient comme une antenne reliant plusieurs présences parallèles. Ces différentes présences formeront le noyau flexible de son exposition, ou comment une foule peut-elle créer un ensemble de sculptures, de performances, de textes, de dessins et d’ornements. (Pour en savoir plus sur l’artiste).

Mais aussi une exposition consacrée à la photographe new-yorkaise Diane Airbus du 18 septembre au 5 février. Arbus puise l’essentiel de son inspiration dans la ville de New York, qu’elle arpente à la fois comme un territoire connu et une terre étrangère, photographiant tous ces êtres qu’elle découvre dans les années 1950 et 1960. Avec plus de deux cents clichés, cette première rétrospective en France permet de découvrir la source, l’étendue, mais aussi les aspirations d’une force parfaitement originale dans l’univers de la photographie. Y sont présentées toutes les images emblématiques de l’artiste, ainsi qu’un grand nombre de photographies qui n’ont à ce jour jamais été exposées en France. (Pour en savoir plus sur l’artiste)

La Maison Européenne de la Photographie proposera une exposition sur Martine Franck, intitulée « Venus d’Ailleurs« . En 1965, Martine Franck débute une série de portraits d’artistes “venus d’ailleurs” et installés à Paris depuis 1945. La Maison Européenne de la Photographie présente, cet automne, une soixantaine de ces photographies de peintres et de sculpteurs dans leur atelier, de Pierre Alechinsky à Zao Wou Ki. Cette exposition a fait l’objet d’une commande de la MEP dans le cadre de la série “Étranges Étrangers”. Petite encyclopédie illustrée de l’art moderne et contemporain, elle rassemble des artistes illustres ou peu connus du public français, venus de tous les pays, des Etats-Unis à la Chine. L’ensemble révèle la vitalité de la scène artistique française et l’attrait que représente toujours Paris pour les artistes.

Le Petit Palais s’intéressera aux Femmes Qui Changent l’Inde du 21 octobre au 8 janvier. L’exposition comprend une sélection de 108 photographies réalisées par des photographes de Magnum Photos. Les six photographes, Olivia Arthur, Martine Franck, Raghu Raï, Alessandra Sanguinetti, Alex Webb et Patrick Zachmann, ont choisi d’illustrer chacun un sujet différent, mais un seul point commun : découvrir comment les femmes contribuent à « changer le monde ». (Informations supplémentaires)

Le Mémorial de la Shoah proposera une rétrospective sur les J.O. de Berlin au J.O. de Londres (1936-1948) à partir du 4 novembre. Le nazisme, le fascisme et les régimes de collaboration ne vouent pas un simple culte au corps athlétique et guerrier, ils utilisent le sport pour contrôler les jeunesses et les masses, justifier leurs idéologies xénophobes et racistes, et même infliger des supplices particuliers aux champions juifs déportés. Relatant ces multiples facettes de l’histoire du sport en Europe entre 1936 et 1948 à travers de nombreux films, photographies, objets et documents d’archives, l’exposition retrace parallèlement l’itinéraire individuel d’une vingtaine de sportifs dont les carrières ont été bouleversées et les vies anéanties par la montée du nazisme. (Site de l’exposition)

Le Musée du Quai Branly ravira les fans de Japon médiéval avec une exposition sur les Samouraïs du 8 novembre au 29 janvier. L’exposition Samouraï rassemblera, pour la première fois en Europe, un nombre significatif d’armures de guerriers japonais appartenant à la collection Barbier-Mueller. La majorité de ces pièces exceptionnelles date de l’ère Tokugawa (Période Edo, 1602-1867). Les visiteurs pourront découvrir l’univers et la place du guerrier samouraï dans la société japonaise au fil des siècles grâce à différents objets – armures complètes, casques et armures de cheval – et présente l’évolution de l’omote dogu (apparence extérieure et équipement du guerrier) du 12e siècle au 19e siècle, époque à laquelle la caste des guerriers du sang noble disparaît pour se fondre dans le Japon moderne.

L’avant-dernière de Jeanne Champion
Grâce leur soit rendue de Lorette Nobécourt, deux générations entre Santiago, Barcelone et Rome
Morgane Giuliani

2 thoughts on “Les grandes expos de la rentrée”

Commentaire(s)

  • Hubert Machu,

    Ayant emprunté l’une de vos images, la tête ensanglantée, je vous demande votre permission de la laisser, sur mon Mur,

    septembre 14, 2011 at 11 h 33 min

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