Théâtre
Le TNP renaît !

Le TNP renaît !

14 novembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le Théâtre National Populaire était fermé depuis quatre ans pour une grande rénovation. La maison de Firmin Gémier et Jean Vilar a retrouvé à l’occasion du weekend du 11 novembre sa mission de diffusion théâtrale décentralisée.
Depuis 2002, Christian Schiaretti est à la tête de cette scène nationale. Il y a créé sa propre troupe d’acteurs permanents avec d’anciens élèves de l’ENSATT (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre). Il a succédé à d’illustres directeurs : en 1920, le TNP est situé dans le Palais de Chaillot, Firmin Gémier est aux manettes. En 1945, l’aventure s’arrête, l’ONU récupère les locaux. Avec l’aide de Jeanne Laurent, Jean Vilar, alors directeur du festival d’Avignon prends la direction de 1951 à 1963.Viendra ensuite Wilson, puis la période Roger Planchon (1972-2002), d’abord avec Patrice Chéreau (1972 à 1986) puis Georges Lavaudant (1986 à 1996). C’est à ce moment, en 1972 que le TNP quitte Paris pour Villeurbanne.
Ces travaux marquent un changement majeur dans l’histoire du TNP. Pour ce qui ne concerne que les aménagements, la scène de la grande salle a été agrandie et la jauge légèrement réduite. Une petite salle de 252 places a été créée permettant d’accueillir un second spectacle. Les lieux de répétition peuvent accueillir du public et lieux de convivialité sympathique oblige, un cabaret occupe le rez-de-chaussée.
Le bâtiment a retrouvé son aspect années trente et de beaux volumes. Les travaux ont été possibles grâce à une aide financière de l’État et de la ville, faisant monter le budget à 10 millions d’euros. Cela n’aura pas de mauvaise conséquence, les prix resteront bas, de 7 à 23 euros.
Pour inaugurer la nouvelle grande salle du TNP, Victor Hugo s’imposait. C’est avec Ruy Blas que Schiaretti viendra essuyer les nouvelles planches. C’est Hugo qui pour la première fois, dans sa préface à Marion de Lorme, associa les trois mots?: Théâtre, National et Populaire. A découvrir jusqu’au 11 décembre, salle Roger Planchon.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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