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[Critique] Avec Je l’ai déjà joué demain, Richard Peduzzi nous conduit sur les chemins qui l’ont mené à la scénographie

[Critique] Avec Je l’ai déjà joué demain, Richard Peduzzi nous conduit sur les chemins qui l’ont mené à la scénographie

22 septembre 2021 | PAR Julia Wahl

Après Là-bas, c’est dehors, paru en 2017, les éditions Actes Sud publient Je l’ai déjà joué demain de Richard Peduzzi. Un récit autobiographique qui permet à son autour de retracer les voies qui l’ont conduit à la scénographie.

De Richard Peduzzi, on connaît surtout ses magnifiques scénographies pour les spectacles de Chéreau et Luc Bondy. Avec Je l’ai déjà joué demain, il nous propose de le suivre depuis une naissance tiraillée entre deux foyers, l’adoption par une tante salvatrice et, surtout, une rencontre avec l’art en forme de rédemption.

Une rédemption, car ce dont il est question dans les premières pages de ce petit livre, c’est du parcours d’un homme qui aime un peu trop les drogues et n’y renonce qu’après avoir vu de près une mort par overdose. Alors son amour pour le dessin et l’aide d’une tante bienveillante et cultivée, amie d’artistes et d’intellectuels, lui serviront de boussole. S’ensuivra l’ascension que l’on connaît, la rencontre, plus ou moins fortuite, avec Chéreau, puis Bondy, la direction de l’École des arts décoratifs et de la Villa Médicis.

Si l’on se laisse volontiers bercé par la douceur et le rythme de l’écriture, force est de constater la dimension auto-apologétique de ce court récit, quasi hagiographique. L’exemplarité du parcours, des ténèbres à l’apothéose, la monstration excessive du « moi » comme au autodidacte – le terme revient un nombre incalculable de fois dans les derniers chapitres – finissent par lasser. Il n’en reste pas moins l’expression d’une grande sensibilité et de belles confidences sur les angoisses qui continuent à le hanter.

L’autobiographie est suivie d’une postface d’Alizée David et de quelques études préparatoires, essentiellement à L’Éveil du printemps et aux Vêpres siciliennes. On y reconnaît, dans les oppositions chromatiques et le dessin, la pâte de Là-bas, c’est dehors, et la volonté de donner à ces études une autre dimension que le simple croquis.

Visuel : couverture du livre

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Julia Wahl
Professeure de lettres durant dix ans, chargée de production de diverses compagnies de danse ou de théâtre, chargée d'action culturelle et des relations publiques... Tout ce qui a trait à la promotion de la culture et au développement de ses publics me passionne. Parce que l'on ne peut voir un spectacle sans vouloir transmettre ses émotions, je chronique régulièrement le cinéma, le théâtre et la politique culturelle pour Toute la Culture.

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