Théâtre
Festival Les Inaccoutumés à La Ménagerie de Verre : de la danse et de l’expérimentation

Festival Les Inaccoutumés à La Ménagerie de Verre : de la danse et de l’expérimentation

12 octobre 2011 | PAR Liane Masson


La Ménagerie de Verre, située dans le 11e arrondissement de Paris et dirigée par Marie-Thérèse Allier, est une salle précieuse. Ce lieu dédié au spectacle vivant contemporain (avec un accent particulier mis sur la danse) a toujours joué un rôle important de défricheur et soutient fortement l’expérimentation. Avec l’Étrange Cargo (festival transdisciplinaire ayant lieu au printemps), le festival Les Inaccoutumés, qui présente des propositions chorégraphiques et ouvre chaque nouvelle saison, est un temps fort de sa programmation.


Cette nouvelle édition des Inaccoutumés compte une dizaine de spectacles, dont 4 créations, et privilégie les fidélités existantes entre les artistes de la scène chorégraphique internationale et La Ménagerie de Verre.

La chorégraphe américaine Meg Stuart et son homologue autrichien Philippe Gehmacher, se retrouvent , quatre ans après la création du duo Maybe Forever, pour une forme plus modeste : The fault lines. Pièce subtile, intime et poétique, elle se présente comme une installation pour deux danseurs et un vidéaste, l’artiste berlinois Vladimir Miller.

Claudia Triozzi propose Pour une thèse vivante. Partant d’expériences antérieures et de la relecture de ses précédentes pièces, elle convoque différents savoir-faire et les invite à participer à sa réflexion sur l’écriture d’artiste. Avec cette démarche pensée comme un pas de côté par rapport à sa propre pratique, Claudia Triozzi ouvre le plateau à des chercheurs (philosophes, scientifiques, universitaires, etc.) et des artisans dotés de savoir-faire spécifiques. Elle pose, avec eux, cette question centrale : qu’est-ce qu’être « en performance » ?

Luarent Pichaud, avec Atitré, deux sujets à interprétation, pose lui aussi des questions fondamentales liées à l’acte de création. Dans cette chorégraphie où il est accompagné de Catherine Legrand, il se demande avec elle qu’est-ce qu’être interprète, quels rapports à soi et au spectateur cela engage, quelles relations se nouent entre interprète et chorégraphe ?

Herman Dupuis entreprend quant à lui une mise en mouvement de l’idée de chute, avec Exécutions, un solo écrit pour la danseuse Julie Guibert, avec qui il avait déjà collaboré lors de sa précédente création.

Beaucoup d’autres propositions sont à découvrir. Celles d’artistes déjà reconnus sur la scène contemporaine, comme Cécilia Bengolea et François Chaignaud, ou encore le collectif Grand Magasin, et celles de plus jeunes talents que l’on a hâte de voir s’affirmer dans le paysage chorégraphique actuel, comme la jeune performeuse belge Miet Warlop, ou l’audacieuse capverdienne Marlene Monteiro Freita, révélée l’année dernière au Quartz de Brest.

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Liane Masson

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