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Emma m’a tuer (Théâtre de Dix heures), Emma Gattuso ne prend pas de gants

Emma m’a tuer (Théâtre de Dix heures), Emma Gattuso ne prend pas de gants

22 février 2012 | PAR Amelie Terranera

Emma Gattuso, qui se produit actuellement au Théâtre de Dix heures, possède une énergie et un rentre-dedans digne de son homonyme, qu’elle aime à évoquer : Gennaro Gattuso, footballeur italien tonitruant. Son nouveau spectacle, Emma m’a tuer, parodie avec ferveur aussi bien les comportements humains que la télévision et ses innombrables publicités. Bien que la première mi-temps de la représentation peine à convaincre, l’humoriste marque des points dans la deuxième.

Emma Gattuso n’est pas seulement un physique avantageux, cette dernière se révèle en caméléon télégénique, opérant sous nos yeux un Zapping TV amusant : JT, pubs et autres émissions de divertissement sont allégrement tournés en dérision.

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Emma Gattuso égrène, avec facilité, les sujets tabous : les SDF, l’infanticide, la maladie d’Alzheimer ou bien la sodomie, sans perdre de son charme. Quelques trouvailles corrosives mettent le public d’accord. Dans le cas contraire, la jolie humoriste recherche trop l’approbation de l’arbitre-auditoire.

S’il arrive à la jeune femme de grossir les traits de ses personnages sans grande finesse, son humour noir savoureux rattrape le tir en se moquant du bien-pensant sans prendre de gants.

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La gent féminine n’est pas épargnée non plus. Qu’elle soit féministe, poupée Barbie ou mère en devenir, les personnages d’Emma Gattuso vous réservent de nombreuses surprises. Point d’orgue de ce One woman show pétillant, l’imitation hilarante d’une amoureuse transie pendue à son téléphone, dans l’attente d’un coup de fil de l’élu de son cœur.

Emma Gattuso remporte le match et s’est définitivement fait un prénom.

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Amelie Terranera

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