Danse

L and L , un spectacle de danse tout en poésie

L and L , un spectacle de danse tout en poésie

25 avril 2019 | PAR Sandrine Nagbo-Elissée

Le 17 avril 2019 avait lieu le spectacle L and L : un spectacle de danse créé et interprété par Camille Laurens et Joanne Leighton. C’est dans le cadre du Festival Concordan(s)e, un événement qui a pour but de réunir un écrivain et un artiste danseur sur la même scène, que nous avons assisté à cette représentation.

Camille Laurens, écrivain, et Joanne Leighton, chorégraphe se sont associées pour nous livrer un « pas de deux » sur le thème de la marche. Tout au long de cette  représentation intimiste, une voix issue d’un magnéto nous questionne sur cette marche : « Marcher, mettre un pied devant l’autre. Marcher sur la Lune. Marcher comme on prie. Ne pas renoncer. Marcher comme on vole, comme on flotte. Marcher lourd. Marcher comme on prend racine…. » Des mots mis en scène sur une chorégraphie basée sur une marche à plusieurs temps : tantôt rapide, tantôt bruyante, tantôt paresseuse, tantôt silencieuse, cette marche se veut dansée, chorégraphiée. Le thème de la marche est bientôt suivi de celui de la dentelle et de son histoire.

Le lien entre le temps et la dentelle est semblable à celui entre la danse et l’écriture. Les deux sont liés : l’un participe à l’autre et l’enrichit, le construit et permet de le maintenir en vie.

Dans cette pièce les deux artistes racontent en dansant l’importance d’avancer dans la vie, de laisser le passé derrière soi quel qu’il soit. « Marche ou crève » répète la voix, comme un avertissement de ne pas se laisser rattraper par le temps, de continuer à vivre, à respirer, à coudre sa vie et sa propre histoire comme on coud la dentelle. Une vie qui se doit marquante, qui doit laisser un impact, comme celui de ces pas assénés par les deux artistes tout au long du spectacle. Des pas en musique, puis dans le silence, quelques fois même tellement bruyants qu’on les entend plus que la musique. Comme si la musique était la vision d’un pas commun et que l’on devait chacun, se différencier en marchant (en dansant ?) plus vite et plus fort que les autres. Une marche peut-être sans fin. Ce spectacle ne laisse pas indifférent, au contraire il questionne chacun sur sa propre avancée dans la vie. Son avancée par rapport à soi-même et par rapport aux autres. « Peux-tu penser le dernier pas ? martèle  sans cesse la voix, « Tu ne sais pas le dernier pas ? »

 

Concordan(s)e se poursuit jusqu’au 27 avril : http://www.concordanse.com/

Visuel @Sandrinenagbo

William Marx a été élu au Collège de France
Les Muses, une rencontre surpenante
Sandrine Nagbo-Elissée

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *