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Wael Kfoury, à Paris pour un concert à ne pas rater!

Wael Kfoury, à Paris pour un concert à ne pas rater!

03 février 2018 | PAR Donia Ismail

Le chanteur pop libanais aux millions de vues sur Youtube sera à la Seine Musicale le 17 février prochain. En juillet dernier, l’ancien juré d’Arab Idol avait sorti un album, W. , teinté de nostalgie et d’amertume.

« Le roi de la romance ». C’est ainsi que Wael Kfoury est surnommé dans le métier. Présent rarement en France, la super star libanaise sera en concert exceptionnel à la Seine Musicale, franchement rénovée. Une bonne nouvelle pour tous ses fans français! À 43 ans, il s’est imposé comme le chanteur par excellence de la romance arabe, avec ces textes enivrants, sentimentaux et d’une douceur folle. À l’instar de Fadl Shaker en Égypte, Wael Kfoury s’inscrit dans une tradition musicale arabe où le lyrisme prédomine.
Le concert s’annonce grandiose, à la hauteur du talent de l’artiste. C’est le titre «Bi Njoom al ley» (avec les étoiles de la nuit), aujourd’hui l’une de ses chansons les plus écoutées, qui lance sa carrière. Il devient alors l’une des voix les plus puissantes de son Liban natal. Mais le succès ne s’arrête pas aux frontières de Beyrouth. C’est l’ensemble du monde arabe qui tombe amoureux de cet homme à la gueule d’ange, le parfait gendre.

W.

L’année de 2017 a été remarqué par le retour en grande pompe du chanteur pop libanais, avec un seizième album, nommé très sobrement W. Le lyrisme arabe, il s’y connaît. Ça, il s’est le faire, très bien même. Un opus court, trop court — seulement 9 titres — qui revient sur ses premiers amours musicales du chanteur: le romantisme encore et toujours. Il conserve son titre du roi de la romance.

Dans ce dernier album, on y retrouve un Wael Kfoury nostalgique, ténébreux mais surtout amer. Les différentes chansons tournent autour du même sujet. On parle de tromperie avec Ghdarrtini  (Tu m’as trahi), de la difficulté de tourner la page avec Khayif (J’ai peur) ou encore de mensonges avec Kezzabeen (Menteur).
Les mélodies restent arabisantes et sont à des années-lumière de la pop électro / imitation américaine que peuvent nous servir certains artistes arabes. Lui reste proche de ses racines musicales. On y entend du oud, violon, percussions en tous genres. Wael Kfoury ne s’aventure pas en territoire étranger, et livre ainsi un album écorché, triste mais qui reste doux. Du grand Wael Kfoury!

visuel: photo album

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Donia Ismail

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