Musique

We are Thirteen, la soirée des 13 ans du Batofar !

We are Thirteen, la soirée des 13 ans du Batofar !

06 février 2012 | PAR Olivier Handelsman

Pour ses 13 ans, le Batofar prépare un festival avec plein de bonne musique comme il l’aime depuis tout petit. Et même qu’il y aura des surprises et des cadeaux… Vous trouverez tous les détails de la programmation ci-dessous.

JEUDI 9 FÉVRIER 2012

WE ARE THIRTEEN #1 – CLUB

Le Batofar et Sonotown présentent :

SEPALCURE (Hotflush/Us) // GEORGE FITZGERALD (Hotflush/MakeManMusic/Uk) // SONOTOWN DJ SET (Sonotown) // ROHAN & YANN (PME Records)

23h00 – Sur invitation gratuite à télécharger sur Digitick, des cadeaux à gagner pour les 100 premières !!

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SEPALCURE (Hotflush/Us)

Sepalcure est un duo formé par deux des artistes les plus créatifs et productifs de la scène électronique actuelle : les américains Travis Stewart (Machinedrum) et Praaven Sharma (Braille). Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’année 2011 a été remarquable pour chacun de leurs projets solo. Machinedrum sort Room(s) sur Planet Mu et Braille sort deux EPs d’une house créative de grande qualité sur Rush Hour et HotFlush.

Quand ces deux là combinent leurs forces pour créer Sepalcure, ils puisent dans la large gamme d’outils qu’offre le long format pour laisser libre cours à leur collaboration et pour incorporer les multiples influences de leurs travaux respectifs. Ils vont réussir à allier la subtilité, l’émotion, la sensualité mélodique aux sonorités de la musique électro dans laquelle ils évoluent. Dans chaque titre de leur album éponyme, on retrouve un peu de chacun d’eux. On reconnaît ici les rythmiques ou les mélodies deep et brumeuses de Braille, et là l’orchestration ou les beats énergiques de Machineedrum.

Sepalcure transcende les genres, et nous invite pour un voyage en électisme. De la bass music, des voix de divas house tout droit sorties de 90’s, ils inventent un mélange planant de dub tribal, de house et de beats 2-Step qui fonctionne aussi bien pour le club que pour les nuits pluvieuses bien au chaud à la maison.

GEORGE FITZGERALD (Hotflush/MakeManMusic/Uk)

Le londonien George Fitzgerald est membre de la famille Hotflush Recordings. On découvre sur son EP Let In Down, sorti en 2010, un mélange frais et aérien de house, garage et dubstep. On y remarque déjà des lignes épurées, des mélodies euphoriques et une programmation habile qu’on retrouvera ensuite sur les titres suivants, tout aussi profonds et matures. Ses DJ sets l’on conduit à la Fabric, à Berghain, au festival Outlook et plein d’autres endroits. Prochain arrêt… le Batofar.

VENDREDI 10 FÉVRIER 2012

WE ARE THIRTEEN #2 – LIVE

Le Batofar et les Boutiques Sonores présentent :

BS PARTY INDIE LADY FRENCH POP – WITH ROBI // LA FÉLINE // VIDEO LOVE

19H – 8€ en prévente (hors com) / 12€ sur place

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LA FÉLINE

La Féline est un trio qui aime le cinéma, le fantastique, le beau et le bizarre. C’est au film de Jacques Tourneur “La Féline” (1942) que le groupe doit son nom. Alliant une voix claire, une guitare au son twang, une batterie du futur et des synthés vintage, Agnès, Stéphane et Xavier forment cette chimère à l’esprit sauvage et sentimental où la pop innocente des années 80 se mêle a des visions plus sombres, issues de la new wave et du krautrock.

ROBI

Robi lie intimement l’immédiateté du rock anglo-saxon et les arabesques savantes de la chanson française, met sans le vouloir Portishead au voisinage immédiat des Pixies et présente sans le savoir Serge Gainsbourg à Elysian Fields. Cette parisienne marie sa poésie sobre et enivrante au langage insaisissable des sens, crée un dialogue permanent entre l’amour et la douleur, la vie et la mort.

VIDEO LOVE

« Dans le cocon familial de son label Lentonia, Video Love (composé de la musicienne Elmapi et du vidéaste Matterlin) combine mélodies pop et electro-bound, chansons composées dans la cahute des chasseurs et ritournelles pratiquées dans les Too Pure session. Recyclant les grands principes de la pop shoegaezer (retour en force !) , le duo propose une musique étoffée de références et de bonnes idées. Mélodies en mouvement soufflant dans les fougères d’un paysage à la fois lunaire et incandescent, les images glissent sur les arrangements pop, les contours électroniques robustes et la voix d’Elmapi se faisant l’écho à Laetitia Sadier de Stereolab » [cf: essmaa.wordpress.comvideo-love-ecoute]

WE ARE THIRTEEN #2 – CLUB

Le Batofar présente :

ZOMBIE DISCO SQUAD (Made To Play /Uk) // TAMBOUR BATTANT DJ SET (Expressillon/Chateau Bruyant) // FLORE (Botchit & Scarper) // PROSPER (Expressillon / Neo Pop Art) // GARFL’D (Freshly Cut/Worldwide Festival)

23H30 – 10€ en prévente (hors com) / 14€ sur place

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ZOMBIE DISCO SQUAD (Made To Play /Uk)

« Parmi les producteurs les plus excitants du moments » – Jesse Rose

« The Zombies utilisent cette combinaison rare entre hip-hop et house, combinaison que je recherche continuellement » – Claude VonStroke

Lucas Hunter et Nat Self sont les Zombie Disco Squad, un duo de producteurs aux multiples talents qui embarque la house music dans une nouvelle direction.

Prenant leurs influences dans une large collection de musiques, leur son se base sur des styles qui vont de la house classique au crunk et de la bass de Miami à la street music brésilienne. Vous ne trouverez rien de cheesy dans leurs disques, mais plutôt des pistes qui ont été jouées par les DJs les plus influents de la planète. Des artistes tels que Jesse Rose, Claude Vonstroke, Luciano, Annie Mac, Booka Shade et Justin Martin sont tous de grands fans.

TAMBOUR BATTANT DJ SET (Expressillon/Chateau Bruyant)

Le duo Tambour Battant mixe le rap et l’electro sur des lignes percussives. La culture du bootleg et du remix de ces deux batteurs de formation bouscule la tradition jamaïcaine pour rejoindre la nu-school UK. Leur live est basé sur l’improvisation et leurs propres breakbeats créés au fil de leurs découvertes musicales entre rock, rap, electro et drum’n’bass. Leur prestation énergique en concert en fait l’une des découvertes du Printemps de Bourges 2009.

SAMEDI 11 FÉVRIER 2012


WE ARE THIRTEEN #3 – LIVE

Le Batofar présente :

JAMES FERRARO (Hippos In Tanks) + GUESTS

19h30 – 8€ en prévente/étudiants et 12€ sur place

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JAMES FERRARO

Aux intellectuels mélomanes branchés, on expliquera – mais ça, ils le savent déjà – que James Ferraro est la muse incontestée de la pop hypnagogique aka le courant musical de Los Angeles le plus tendance de ces deux dernières années, et que son oeuvre prolifique est le Westin Bonaventure de la musique d’aujourd’hui, « une représentation de la spatialité restructurée de la cité capitaliste contemporaine : fragmentée et fragmentante, homogène et homogénéisante, joliment emballée et cependant curieusement incompréhensible.» (dixit Edward Soja, grand intellectuel de Los Angeles), une nouvelle interprétation de l’archétype de la Ville Postmoderne.

Aux autres, on racontera simplement que James Ferraro aurait eu l’idée de Far-Side Virtual – son dernier album sorti en 2011 sur Hippos in Tank – à Los Angeles (encore), en observant un cyber-hipster aux cheveux bleus tenant un iPod dans une main et un Blackberry dans l’autre dans un bar hi-tech et éco-friendly tapissé d’écrans HD, se serait émerveillé devant cette scène irréelle, « si connectée », et aurait décidé sur le champ de la traduire en musique. Le doux bruit des portes automatiques de votre Apple Store, l’émotion de la musique d’ouverture de Windows sur votre PC, les jingles nostalgiques des pubs eighties, c’est donc la matière mélodique travaillée par Ferraro, sur les synthés analogiques les plus pourris que vous puissiez imaginer. Et c’est difficile à croire, car même en écoutant, on ne comprend pas trop pourquoi ni comment ça peut être aussi cheap et aussi génial à la fois – comment ça tient, cette musique? – mais c’est super et ça tient, bien entendu. Ça tient même tellement bien que ça scotche dans le cerveau plein de petits sons débiles qu’on ne peut pas s’empêcher d’aimer bien, un sourire bête aux lèvres, la tête qui balance de droite à gauche et de gauche à droite et un clap-clap persistant du pied droit.

WE ARE THIRTEEN #3 – CLUB

Le Batofar et Surprize présentent :

DJEDJOTRONIC (Boys Noize) // PANTERO666 (Club Cheval) // EVER NEVER LIVE (Surprize/Scandale!) // ONLY FOR THE KIDS (Surprize/Scandale!) // PEYO (Surprize/Scandale !)

23H30 – 12€ en prévente (hors com) / 15€ sur place

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DJEDJOTRONIC (Boys noize)

Djedjotronic, Dj de la scène parisienne, ne balance pas de la musique mais des réalités électroniques qui transforment le monde en dancefloor. Révélé par Ed Banger, coup de coeur de Busy P et signé par Boys Noize Records où il sort son dernier EP « Bit This Thin » (2010), il aime déconstruire ses sets en mélangeant minimal, techno, acid, electro, le tout teinté d’humour et d’un zeste d’expérimentation !

PANTERO666 (Club Cheval)

Venu du Nord, comme les trois autres membres de Club Cheval, Victor Watel, aka Panteros 666, a commencé la musique en jouant de la batterie dès le début de son adolescence. Il suit les cours du conservatoire de jazz de Tourcoing et joue dans différentes formations dance-punk au milieu des années 2000. Panteros construit son univers audio en mode enrichi. Son instinct le pousse à ingurgiter des denrées digitales en flux continu, qu’il s’agisse de mp3, de vidéos YouTube ou de scrolls infinis sur des sites abstraits d’images aléatoires. Il finit par se débarrasser de son prof de batterie du conservatoire, qu’il remplace par une boîte à rythmes 90s – Boss Dr Groove – principalement utilisée dans l’eurodance, et commence à expérimenter.

Moins musicien électro lambada qu’archéologue d’un présent multimédiatisé, il conçoit vite que son activité de DJ et compositeur ne constitue qu’un des relais de son vaste circuit de compréhension du monde. Connu pour les vidéos virales de son personnage Kamel Toe (sur W9) et son travail dans la publicité, Panteros est une sorte de Don Draper de l’ère digitale : il crée des sites en forme de samplers interactifs pour ses tracks (« Enio Moticone ») et upload chacune des ses tracks sur Youtube accompagnée de clips volontairement absurdes et psychédéliques directement issu de ce que l’on voit émerger au loin – une impitoyable culture web contemporaine.

Dans sa musique elle-même, Panteros se montre très attaché à l’idée de musique transgenre, transgénique. Son premier titre, Kegstand, sorti sur Sound Pellegrino relevait ainsi de l’opération mutante : faire tenir des sonorités héritées de la culture jumpstyle batave contre une structure UK Funky. Le principe de Panteros étant de produire un morceau qui chaque fois secoue les sens tant par ce qu’il fait entendre que par ce qu’il donne à danser, de fabriquer des explosifs artisanaux pour le dancefloor, mais qui en même temps puissent être entendus comme des commentaires personnels sur la musique de club et sur les idées qu’on lui associe mécaniquement. Panteros666 offre donc simultanément une musique physique, nerveuse, et une méta-techno jouissive à analyser.

Sur son dernier track en date, Saint-Louis, un expérience multimédia à vivre sur Youtube, Panteros insiste encore davantage sur cette éthique digimoderniste poussée à l’extrême : nappes post-Detroit , vocaux UK garage ralentis, arrangements minimal ou trancey, kick techno, structure épique et breaks over-the-top – le mec est en mode démonstration, mais ne se la raconte pas : il veut juste mettre ensemble des choses qui ne sont pas censés l’être, et cette intention, en plus d’être très touchante, donne un superbe résultat.

Au cochon d’Emile de Stéphane Henrich
Orphée et Eurydice ou la résurrection de Pina Bausch
Olivier Handelsman
Olivier Handelsman est étudiant en master de management à Grenoble École de Management, et étudie en échange à la Simon Fraser University de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) au second semestre 2013-2014. Licencié de Sciences Économiques à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Olivier est intéressé par la micro-économie, l'entrepreneuriat, le management stratégique, de l'innovation, de la musique, des systèmes d'information et des nouvelles technologies. Olivier Handelsman a été scénariste de courts et longs-métrages en machinima (images de synthèse issues de jeux vidéo), et a une expérience professionnelle de pigiste dans différents médias tels que le journal Le Point (hors-série Références), PC Jeux et Millenium Source, ainsi que d'auditeur de service client, de programmeur Visual Basic et de démonstrateur produit.

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