Musique

Raphaël Faÿs envoûte la Java

Raphaël Faÿs envoûte la Java

22 septembre 2012 | PAR Elodie Rustant

En ce vendredi morose, nous poussons la porte de la Java pour y écouter Raphaël Faÿs surnommé « le sorcier du flamenco ». Le concert est produit par l’association Toca Madera.

La foule est compacte, l’ambiance plus que chaleureuse. Nous patientons sous les enceintes crachant de célèbres morceaux de Tomatito et Manolo Sanlucar.

Raphaël Faÿs fait son entrée, souriant, visiblement étonné de cette affluence. Nous savions que le guitariste était loin d’être un amateur. Initié à la musique dès 5 ans, il se consacre tout d’abord au jazz avant sa rencontre avec Paco de Lucia. Dès les premiers accords plaqués, le doute n’est plus permis, c’est à un grand connaisseur du flamenco que l’on a affaire.

Pendant deux heures Raphaël Faÿs distille avec génie de grands classiques flamenco et ses compositions inspirées. Chaque morceau sera commenté, souvent avec malice, par le musicien.

« Granada » est un hommage au quartier gitan de Grenade dans lequel, comme l’explique, le musicien, gitans, arabes et juifs ont cohabité en paix pendant des centaines d’années. Musique andalouse, airs berbères et mélodies klezmer se mêlent avec une harmonie et une vitalité touchantes.

Mais lorsque Diana Regaño fait son entrée, rose piquée dans le chignon et jupe écarlate volantée, elle subjugue l’assistance. Encouragée par les exclamations d’un homme dans le public, elle se lance dans une bulería endiablée, martelant le sol de ses talons virtuoses. Elle ne reviendra hélas que trois fois.

Puis Raphaël Faÿs rend hommage à l’un des ses maîtres, Django Reinhardt en reprenant le célèbre morceau « Douce ambiance » à l’andalouse bien sûr.

Le spectacle s’achèvera sur l’hypnotique « Ballade du bout du monde » bercée par la rougeoyante lumière, suivie d’une reprise impeccable d’« Entre dos aguas ».

Si ce n’était la pluie parisienne dehors, nous serions presque en Andalousie !

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Elodie Rustant

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