Pop / Rock

La playlist catégoriquement rock’n roll

La playlist catégoriquement rock’n roll

18 février 2018 | PAR Antoine Couder

Cette semaine MGMT, Courtney Barnett, WIBG, Surveyor et Drinks. One, two, three, four… Let’s go !

Little Dark Age- MGMT
Chouchou pop-kraut, le duo des vieux jeunes revient plus Roxy music que jamais dans une musique toujours aussi bien compressée, millimétrée dans l’hommage créatif, signe d’une capacité à cohabiter durant de longues années dans des espaces confinés. En dépit du succès, la magie opère encore.

Surveyor – Makeshift
Un peu plus anecdotique, mais superbement normand, le quintette fraîchement constitué n’a d’autre priorité que d’aller à l’essentiel ; du folk rock sensiblement ouvragé qui joue de la spirale des voix pour taper l’inconscient Beatles en décor 2018. Les images du « Baron de crac », du réalisateur tchèque Karel Zeman ne gâchent rien à l’affaire.

Sunshine – W.I.B.G
Soyons raisonnables, demandons l’impossible à un clip de rock garage, à la fois de la fraîcheur et de l’irresponsabilité. Avec W.I.B.G on est à l’aise, les gars de Portland font parfaitement le job avec ce titre de boutonneux cachés derrière des masques, extrait d’un album plein de surprises qui répond à l’étrange nom de « Winnie and the nihilist ».

Nameless, faceless – Courtney Barnett
Le jeu de masque se poursuit dans la recherche d’un équilibre punk un peu plus pop, eu égard au couplet-refrain qui resserre la couture du costume flashy qu’a choisi la jeune prodige, emprunt nous dit-on d’une célèbre citation de Margaret Atwood : « I want to walk through the park in the dark / Men are scared that women will laugh at them / I want to walk through the park in the dark / Women are scared that men will kill them / I hold my keys between my fingers ».

Real Outside– Drinks
Le meilleur pour la fin, le truc dont on appréhende qu’il ne démarre jamais et pourtant si, c’est une évidence, la voix de fausse vierge de Cate le Bon arrose la régularité rythmique 80’ d’un peu de Siousxie et de Slits. Un disque enregistré dans un village, très calme et tranquille. Un mois à Saint-Hippolyte du Fort où tous les jeunes hommes ont disparu lors de la première Guerre Mondiale. Ne restant plus que des femmes et jeunes filles, complète son compère Tim Presley, de l’héroïque combo White Fence.

 Visuel : ©Makeshift, Surveyor, capture d’écran Youtube ( 2’44)

« Mises à l’index » et malgré tout heureuses: deux solitudes se rencontrent par le théâtre d’objets
[Critique] « The Captain », réussite toute en atmosphère et en tension
Antoine Couder
Antoine Couder est journaliste. Il est l’auteur de « Fantômes de la renommée (Ghosts of Fame) », une autofiction portée par l’histoire de la musique enregistrée qui a été sélectionnée pour le prix de la Brasserie Barbès 2018. Son travail explore le lien narratif entre document et fiction et plus particulièrement le thème de la musique, entendue au sens de l’écoute et de l’inspiration qu’elle procure. Il écrit actuellement une fiction anthropologique se déroulant entre l’Allemagne, la Suisse et la France.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *