Pop / Rock

[Live report] Arcade Fire au Zénith de Paris

[Live report] Arcade Fire au Zénith de Paris

04 juin 2014 | PAR Bastien Stisi

Le Zénith de Paris hébergeait hier soir le passage des Arcade Fire à Paris (et la première de ses deux dates en deux jours), venus présenter leur somptueux et retentissant dernier album Reflektor à un public forcément en état de transe rock permanente et totale. Le meilleur groupe de rock, actuel de la planète, comme le prétendent certains ?

Afro, dancefloor, Reflektor

21h15 : la lumière artificielle du Zénith, aussi plein dans la fosse que dans les tribunes, s’éteint soudainement. Au milieu de la folie générale qui déjà atteint les cœurs et les esprits, quelques percussions tribales, lointaines quoique proches, viennent immédiatement rappeler que le dernier album du groupe canadien a été conçu dans les contrées exotiques, préservées et végétales de la Jamaïque et de ses sonorités autochtones.

L’immense rideau qui recouvre la scène retombe alors, et laisse apparaître les membres du groupe montréalais au grand complet, à la tête duquel le couple Win Butler / Régine Chassagne, le frangin William Butler, et le multi-instrumentiste Richard Parry (qu’il est amusant de retrouver dans une ambiance aussi bruyante après l’avoir apprécié la veille dans l’intimité du Collège des Bernardins, où il présentait son curieux projet personnel aux côtés de Max Richter). Tout de suite, l’alliance des percussions afro tropicales, du disco rock allongé et de la pop de stade donne naissance à l’irrésistible tube « Reflektor », parfait exemple éponyme des ambiances nouvelles et inédites qui gouvernent la dernière production discographique du groupe.

Dans le public, chaque anecdote scénique, chaque mouvement des guitares, chaque émanation vocale de la part du vitaminé et euphorique Win Butler, sera dès lors l’occasion de faire trembler le sol et de laisser échapper des cris de bonheur et de satisfaction. Car c’est déjà au tour du magistral « Power Out » d’atterrir dans les travées du Zénith, suivi de près par son magnifique voisin du premier album Funeral « Rebellion (Lies) ».

« Everytime you close your eyes : lies, lies, lies ! » Justement, on ne se mentira pas : émotionnellement et musicalement, l’instant est littéralement magique, les poils s’hérissent sur la peau, les sourires, niais et honnêtes, s’élargissent sur les visages d’un Zénith conscient qu’il est en train de recevoir l’un des plus puissants tubes de rock héroïque de ce début de XXIe siècle…

Durant quasiment deux heures de concert, les Canadiens, accompagnés par une véritable armada de musiciens et d’instruments sur scène (percussions, violons, guitares, clavier, accordéon, tambourin…), par quelques membres du groupe Antibalas (qui assurait la première partie), et par un jeu de lumière qui contribue à donner au concert une allure de grand et idéal cérémonial rock, enchaînent sans interruption et avec une expertise scénique infaillible les morceaux de leur discographie désormais écoulée sur dix années (« Wake Up » de Funeral, « No Cars Go » de Neon Bible, « Rococo » de The Suburbs…), tout en laissant évidemment une large importance aux compositions de Reflektor (« We Exist », « Afterlife »…) Cette profusion de son, extravagante et crésussienne, donnerait sans doute la nausée et de sacrés soucis aux tympans, si elle n’était pas agencée et mélangée avec une exactitude qui tend à se confondre avec l’orfèvrerie de laboratoire.

Dans le public, semblable à un magma bouillonnant et fusionné lors des passages les plus rock, certains se croient déjà à la Coupe du Monde, en brandissant de temps à autre le drapeau du Mexique. C’est que le rock d’Arcade Fire, et il suffit de jeter un œil à la diversité incroyable des personnes présentes dans le public pour s’en persuader, est un rock universel qui paraît parler à toutes les nations, à tous les âges, à toutes les classes sociales. À toutes les époques, pourra t-on peut-être dire demain.

De la distance, des « wouhouhou », des Daft Punk

Calé pour les très grands espaces et les tympans pas trop sensibles (ah, ça siffle), la performance des Canadiens frôlera tout de même parfois le power rock un peu trop racoleur, en accumulant les « wouhouhou », les « ohoh », et toutes les onomatopées fédératrices du genre, à la manière des instants les plus lassants de U2 et de son gentil leader aux lunettes assombries. Sans doute trop accoutumé au plaisant devoir de la scène, le groupe ne brillera pas non plus par un sens excessif de la communion avec son public, et ce même s’il s’écarte considérablement de la hauteur condescendante que peuvent adopter certains en pareille circonstance.

On ne leur en tiendra pas forcément rigueur, et même pas lorsque la bande de William Butler se payera une nouvelle fois le luxe de venir taquiner avec une curieuse mise en scène les Daft Punk (comme au Coachella), narguant les prophètes d’un pays tout content de pouvoir commencer à chantonner la légende du Phoenix narrée dans le tube galactique « Get Lucky », très vite fusionné avec le blues suave, crevassé et fulgurant de leur morceau « Normal Person ».

On fait intervenir le duo casqué sur scène avec les habits blanchis qu’ils portaient à la cérémonie des Grammy Awards 2013 (personne ne se fera avoir…), un tandem bientôt suivi par un mec avec une télé sur la tête faisant défiler des images de Prince (un clin d’œil au concert de l’Américain, qui jouait au Zénith deux jours avant), par Win Butler portant une tête géante du pape, et tout un tas d’autres individus à la tête pareillement grossie dont on ne distingue pas tout à fait les traits mais dont on devine qu’ils sont sans doute extrêmement risibles aux yeux du groupe canadien…

Les confettis multicolores, les hurlements de bonheur, les rugissements des guitares sur l’enflammé « Here Comes The Night Time », les applaudissements à n’en plus finir, viendront ponctuer un concert en tout point proche de la perfection scénique et musicale.

« Entre la nuit, la nuit et l’aurore / Entre le royaume des vivants et des morts »…entre celui des grands, celui des très grands, celui des immenses groupes.

Et comme personne n’en a eu assez, Arcade Fire sera de nouveau en concert ce soir au Zénith de Paris, à partir de 20 heures. Le concert affiche évidemment complet…

Visuel : © Robert Gil

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

30 thoughts on “[Live report] Arcade Fire au Zénith de Paris”

Commentaire(s)

  • Fabien

    pas un mot sur la mauvaise qualité du son ?

    juin 4, 2014 at 9 h 25 min
  • Bastien Stisi
    Bastien Stisi

    Bonjour Fabien. Pas vu les choses ainsi. Le son vous paraissait si mauvais que ça ?

    juin 4, 2014 at 9 h 29 min
  • Thomas

    Pourquoi corriger votre texte ET censurer mon message ? Tout le monde peut se tromper non ?

    juin 4, 2014 at 9 h 58 min
  • Lilou

    C’est un probleme recurrent au zenith….Le son est terrible, c’est la pire salle de ce point de vue la a mon sens.
    Mais merci pour l’article, ca fait plaisir de se replonger dans le bain.

    juin 4, 2014 at 10 h 02 min
  • Bastien Stisi
    Bastien Stisi

    Ne vous en faites pas Thomas, il n’y a certainement pas de censure dans les commentaires (on la combat au contraire !) juste une erreur de manipulation sans doute. La coquille a effectivement été remontée et aussi sur notre Twitter, et a été modifiée comme vous l’avez justement constaté.

    https://twitter.com/Toutelaculture

    Merci pour votre attention en tout cas.

    juin 4, 2014 at 10 h 08 min
  • Thomas

    merci Bastien !

    juin 4, 2014 at 10 h 16 min
  • Billy Boy

    Cher Bastien, attention à l’overdose d’adjectifs quand même…
    On a clairement pas vu le même concert. Le son était mauvais et ce n’est pas qu’un problème de salle, elle n’est certes pas fantastique de ce point de vue là mais j’ai vu beaucoup de concerts au Zenith avec un bon son. Je trouve anormal qu’un groupe comme eux qui tourne autant et dans des salles du même type ne soit pas capable de mieux.

    Je ne sais pas comment vous pouvez qualifier Win de « vitaminé et euphorique », je l’ai personnellement trouvé fatigué voir absent par moments. Je ne sais pas si vous aviez déjà vu le groupe sur scène mais pour avoir la chance de les avoir vu à de très nombreuses reprises dans le passé, je ne me rappelle pas l’avoir vu aussi peu impliqué comme c’était le cas hier par moments. Sans compter sa petite forme vocale.

    Ca reste un concert de bonne facture mais avec des gros trous d’air dans la setlist, en particulier dans le dernier tiers du concert, et une mise en scène qui frise parfois le ridicule. Le groupe est en place mais a perdu ce grain de folie qui les caractérisait.
    En espérant que c’était simplement un soir sans.

    juin 4, 2014 at 11 h 35 min
  • Fabien

    Merci pour ce billet de qualité.
    Mon 6ème concert d’AF depuis 2007, toujours aussi chavirant en termes de grande messe rock et une émotion énorme. Deux points ceci dit, évoqués rapidement dans votre article que je souhaiterais surlignés:
    – ils prennent la grosse tête, soyons clairs (pas un mot pour le public si ce n’est un cinglant « not to be mean but you are surely not the best in Europe ! » en guise d’au revoir. Etrange que personne n’ait souligné :évoquaient-ils le public / le FN ? Je ne sais pas mais bon, je me méfie des rock stars qui prétendent donner des leçons de morale politico/sociale mê^me si bien évidemment et comme beaucoup je vis mal la situation politique de mon pays ces temps ci. Sans évoquer les poncifs du type « ouaaah tellement subversif un masque du pape, ouaaah! » dans le genre provoc facile et éventée.
    – le public justement… J’ai bientôt 30 ans, je me suis embourgeoisé, mais un concert rock doit rester un concert rock. Chacun vit la chose comme il veut mais je garde en souvenir cette jeune fille à 3 rangs de Win qui insulte les gens car dixit « ils marchent sur son sac vuitton » posé dans la fosse (c’en est même dangereux) ou cette autre personne qui demande aux gens de cesser de battre le rythme et de danser.

    En conclusion : Arcade Fire aussi géniaux soient-ils ne seraient-ils pas devenus un groupe pour jeunes petits bourgeois qui jouent à se faire peur en allant à des concerts rock ? En suis je devenu un ? Vieillesse Vieillesse. Excellent concert par ailleurs, en effet même si moins vibrant et fiévreux que celui du pavillon baltard cet automne.

    juin 4, 2014 at 11 h 43 min
  • Fabien

    @ Billy Boy « Je ne sais pas comment vous pouvez qualifier Win de « vitaminé et euphorique », je l’ai personnellement trouvé fatigué voir absent par moments »

    Tout à fait, c’est vrai, à noter. Je l’ai remarqué de façon d’autant plus tranchante lorsque je me suis avancé aux premiers rangs (pas loin de la fille et de son sac, mon précédent post). Il était parfois absent et visiblement un peu las.

    juin 4, 2014 at 11 h 45 min
  • Kar

    @Fabien,
    a-t-il vraiment dit « not to be mean but you are surely not the best in Europe ! » ?

    juin 4, 2014 at 12 h 03 min
  • Kar

    Peut-être a t-il été déçu par l’absence de costume.

    juin 4, 2014 at 12 h 04 min
  • Fabien

    @Kar: oui j’en suis absolument certain. Ce furent ces derniers mots. Vraiment je le confirme à 100%. J’ai très clairement entendu d’autant que c’était à un moment où les applaudissements commençaient à faiblir dans mon entourage direct du public.

    juin 4, 2014 at 13 h 04 min
  • Fabien

    @Kar: pa ailleurs Win m’avait déjà quelque peu agacé à Baltard sur le même thème. Il avait lancé entre deux chansons : « La tour Eiffel est belle. Votre Disney est un trésor. Tellement de cultures. J’adore les émeutes au nord de Paris, c’est relaxant, j’apprécie le racisme profond bouillonnant sous la surface. »

    Je l’avais idem clairement entendu et cela a été repris dans plusieurs articles : http://www.konbini.com/fr/music/arcade-fire-baltard/

    Sauf que ce l’article ne dit pas c’est qu’il avait ajouté : »shame on your fucking country, be ashamed and dance to purify you » avant de lancer Here Comes the Night Time. Comment dire… Ca souligne bien l’aspect prise de melon à la Bono évoquée plus haut. Bono devenu un de leurs grands potes d’ailleurs (cf. le teaser de Reflektor où il apparaît à leur côté à plusieurs reprises).

    Un Robert Smith ou Thom Yorke sauraient faire passer le message avec plus de, disons, respect et diplomatie

    juin 4, 2014 at 13 h 11 min
  • Kar

    J’aime bien AF mais ça m’énerve un peu les donneurs de leçons.

    juin 4, 2014 at 14 h 50 min
  • Lilou

    @ Billy Boy
    Pour le son,ce n’est peut etre pas qu’un probleme de salle, mais je n’ai jamais assiste a un concert au zenith avec un bon son!!! Et j’en comptabilise quelques uns :) Il y a tres clairement un souci avec cette salle en particulier.

    J’avais note a Baltard aussi les propos deplaces de Win Butler, je n’avais pas entendu pour hier soir…Ca me decoit enormement.

    juin 4, 2014 at 15 h 02 min
  • wetzel

    le concert a commencé a 21h15 mais il a fini a quelle heure?
    merci
    j’y vais ce soir…miam miam

    juin 4, 2014 at 16 h 18 min
  • Louise

    les « tout un tas d’autres individus à la tête pareillement grossie dont on ne distingue pas tout à fait les traits » sont en fait les traits des membres d’Arcade Fire eux même

    juin 4, 2014 at 16 h 32 min
  • Manu

    Hello,
    Pour ceux qui ont participé au concert, pouvez vous me dire s’il y a eu une « before » ?
    Lors de la mini tournée « The Reflektors », ils faisaient rentré des personnes arrivées tôt avant les autres !
    Aussi qu’avez vous eu comme première partie ?
    Merci.

    juin 4, 2014 at 16 h 40 min
  • seb

    @Fabien et @Kar
    Non, il n’a pas tout a fait dit « not to be mean but you are surely not the best in Europe ! » mais plutot
    « not to be mean but you are surely the most under dressed in Europe ! » qui est tout de meme plus acceptable!
    Il voulait dire par la qu’en bon français nous n’avons pas joue a fond le jeu du déguisement…
    Une taquinerie, un poil mal placee.

    juin 4, 2014 at 16 h 41 min
  • Fabien

    @Seb: ah ok au temps pour moi si c’est bien ce qu’il a dit. Si tel est le cas ce n’est pas un souci alors. Par contre je confirme pour Baltard, il avait craqué (peut être pour cela que je l’ai mal compris hier soir en percevant « you are surely far from being the best » ou un truc du genre…). Merci pour la correction, et cela fait sens en effet, peu de déguisements.
    @Manu, pas vraiment de Before, je suis arrivé vers 20h35 voire 40. Une playlist très comparable à celle de Baltard en pré concert (Clash, Chic…) mais du fait du peu de gens déguisés, du moindre espace disponible (rapport public/taille salle) ça ne s’est pas vraiment transformé en before. Il y a eu un after assez semblable à Baltard par contre. Je ne sais pas s’il y a eu une première partie… Pour le reste quelques surprises comme à Baltard quant à leur positionnement mais je te laisse la surprise.

    juin 4, 2014 at 17 h 39 min
  • Menahan

    @Fabien, il y a bien eu une 1ère partie commencée à 20h pile :Antibalas, un groupe d’Afrobeat new yorkais, excellents au demeurant, mais grandement desservis par le son très faible et le peu d’intérêt d’une partie du public (mais on ne peut pas trop leur en vouloir en même temps, étant venu voir un concert rock :) )

    juin 4, 2014 at 23 h 31 min
  • octone

    D’un autre coté ce n’est vraiment cool, on est en pleine semaine, la plupart des gens venaient (comme moi) directement de leur boulot, difficile d’arriver en lapin rose.
    Dés la première minute de concert les spectateurs étaient debouts, le public était vraiment réactif (bien plus que lors du concert de The National par exemple) et à fond dedans…
    du coup ce genre de remarque ça la fout un peu mal, surtout adressée à des fans venus les applaudir…

    Enfin c’était un beau concert quand même. Il y a eu 3 ou 4 titres d’affilés avec « no cars go » qui donnaient une sérieuse pêche.

    juin 4, 2014 at 23 h 54 min
  • alex

    grande messe rock, peut être, mais aucune finesse… pas les AF que j’attendais! son exécrable, et public dont l’enthousiasme faiblissait morceau après morceau. Quand Win dit « this one is for dancing » peu de personnes bougent fatigués par une sono cacophonique. Dommage.

    juin 5, 2014 at 9 h 32 min
  • Zoé

    Personnellement je n’ai pas été déçue du tout et je peux vous dire que ça bougeait aux premiers rangs (j’ai encore des courbatures partout)et surtout à la fin avec Here comes the night time et Wake Up.
    Enfin je ne préfère pas parler de la rangée de vieux accrochés à la barrière devant la scène qui ne bougeaient pas du tout et qui n’avaient rien à faire là selon moi, c’était affligeant surtout qu’ils m’ont doublé dans la file alors que j’attendais devant les grilles depuis des heures! Sinon c’était juste de la folie du début à la fin !!!
    C’est vrai que personne n’était déguisé quasiment et c’est normal que Win nous ait taquiné sur ça puisqu’on a pas trop joué le jeu, sa remarque m’a plutôt fait rire…

    juin 5, 2014 at 14 h 20 min
  • Zoé

    Ah et les gens avec des énormes têtes à la fin représentaient chacun un membre du groupe. Non ?

    juin 5, 2014 at 14 h 22 min
  • Antoine

    Oui, c’est les mêmes grosses têtes que dans le clip de Reflektor!

    juin 5, 2014 at 19 h 59 min
  • Liam macLight

    Bonjour. Je suis le père de la petite fille «  »PomPom girl » pour laquelle le chanteur à demandé à la foule de faire passer son tambourin à la fin du concert du 4 juin. Elle rêverait de revoir ce moment, si vous connaissez quelqu’un qui a filmé le moment où il s’adresse à la foule et lui envoie le tambourin, elle serait super heureuse…Vous pouvez nous contacter sur [email protected] Merci beaucoup

    juin 5, 2014 at 23 h 15 min
  • Mac

    J’étais à la 2eme session.
    Son au départ horrible (je pense avoir subi le meme son que ceux qui étaient allés la veille) et miracle, à partir du 4eme morceau, l’ingé son a dû sortir de son hibernation (normal avec plus de 120 db, ca réveille au bout d’un moment) pour se rendre compte qu’il fallait un peu arrêter de saturer les mélodies.
    Bref fin de la cacophonie et on a pu enfin commencer à distinguer les différents musiciens, un minimum vu le nombre de personnes sur la scène! 11 ca fait beaucoup. Soit dit en passant les cuivres n’ont pas été assez mis en avant.
    Sinon la playlist était en revanche très bonne, un bon mixte de tous leurs albums. Le final avec Here comes the night time et wake up, sous une pluie de cotillon : top.
    Bref un bon concert, mais un effort à faire sur le son et sur la mise en scène des différents musiciens!!!!
    16/20

    juin 6, 2014 at 16 h 50 min
  • Eurydice

    Après il faut aussi composer avec l’humour un peu pince-sans-rire de Win Butler : pour exemple, cette session dans une radio australienne (http://youtu.be/dwUyirjmXqY) et le « a little bit sunburnt but beautiful ! », faut oser… Moi j’ai très bien vécu ce concert, même après les avoir vus à Baltard. La question est finalement plutôt de savoir pourquoi ils ont accepté de faire deux fois le Zénith (et son acoustique très douteuse, mais que Woodkid a quand même réussi à dompter), alors que, à mon humble avis, un p’tit Rock en Seine aurait été pas mal…

    juin 7, 2014 at 0 h 03 min
  • Ghiblinette

    sinon, quelqu’un sait ce que deviennent les photos prises avant le concert pour AFheartsHaiti?
    pour ma part j’y étais mercredi, j’ai adoré la cohérence de Antibalas, la playlist entre les live, le son d’AF. Effectivement pas beaucoup d’échanges avec le public, très peu de gens déguisés et franchement ça c’était nul: on est français, on reste sur son quant-à-soi; je comprends qu’avec une tournée liée à leur album qui a le plus de chair ça peut les énerver. De ce pont de vue je m’attendais à une ambiance « Here comes… » et j’étais un peu déçue. mais la musique est à la hauteur, bon son ou pas, c’est précis et riche, et ils ne se contentent pas de rejouer leurs chansons comme en studio. Visuellement c’est très digne, mais sans esbrouffe. j’étais heureuse en sortant et basta!

    juin 7, 2014 at 11 h 46 min

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