Pop / Rock

Les Maroon 5 embrasent l’AccorHotel Arena

Les Maroon 5 embrasent l’AccorHotel Arena

12 juin 2019 | PAR Donia Ismail

Mardi 11 juin, pour la fin de leur tournée européenne Red Pill Blues Tour, le groupe américain aux millions d’albums vendus s’est offert un AccorHotel Arena pris d’assaut par les fans. Malgré un incident technique, Maroon 5 a délivré un concert d’anthologie.

Il est impossible de ne pas connaître Maroon 5. Présent sur la scène musicale depuis la fin des années 90, ils ont enflammé le dancefloor à coup de chansons entêtantes, groovantes à souhait et qui sentent la bonne humeur. Pile ce dont on avait besoin en ces temps pluvieux. 

C’est donc dans un Paris plutôt triste que le groupe américain pop-rock a posé ses valises à l’AccorHotel Aréna pour un grand retour dans la capitale française, cinq ans après leur dernière visite. Une chance que les quelques 20 000 fans ont saisie avec rapidité : les places se sont vendus en l’espace de quelques secondes.

Après une première partie électrique, menée par la chanteuse norvégienne de 22 ans Sigrid, dont son dernier album Sucker Punch est un condensé de pop énergétique et follement contagieuse, place au plat principal.

Les premières notes du concert tardent à résonner dans l’Aréna, rénovée il y a quelques années, la faute à un incident technique. Les minutes s’enchaînent, sans présence d’Adam Levine sur la scène, le charismatique chanteur du groupe, pour atténuer les craintes des fans. Après 45 minutes de retard, le soulagement : le problème est réglé, mais pourrait se reproduire durant le concert. Un moment de doute s’empare du public, très vite mis de côté lorsque les lumières s’éteignent.

S’ensuivent, de longues minutes d’interrogations face à une introduction vidéo des plus surprenantes, créant ainsi un suspense insoutenable. Une guitare électrique résonne dans la salle, presque assourdissante. Apparaît alors la célèbre formation. En un coup de batterie, l’euphorisant What Lovers Do débute, sans SZA. Le public, dans la fosse comme dans les gradins est en transe dans la seconde. Sur scène, Adam Levine et sa crête punk rock occupe l’espace. Son déhanché sexy et sa voix de fausset déchaînent les fans.

 

Blagues et groove

Les musiques s’enchaînent dans un show bien huilé. Le temps mort n’existe pas, l’ennui est de facto évincé. On se prend à chanter et danser comme enivrés par les douces mélodies pop, parfois rock frôlant à certains niveaux la funk. Misery, Payphone, Don’t Wanna Know ou encore Makes Me Wonder sont reprises en chœur par la foule face à un Adam Levine qui s’amuse, sa guitare à la main. Quitte à faire quelques blagues à un public totalement en transe, même s’il annonce qu’il ne parle pas un mot de Français. « De toute façon je n’essayerai pas. Je sais que ça vous énerve. » ironise-t-il.

En un claquement de doigts, le concert arrive à sa fin. Les premières notes du tendre She Will Be Loved sont grattées par James Valentine, bassiste du groupe. C’est le dernier moment de douceur, comme suspendu dans le temps, avant le grand final. Les lumières des smartphones inondent la salle.

Changement d’ambiance, le Synthé de Sugar, tube planétaire des Maroon 5, retentit. En un quart de seconde, la salle se remet de ses émotions et entonne son refrain groovant, parfait pour clore une soirée en beauté. 

On pourrait sans doute parler pendant des heures du choix de coupe de cheveux douteux d’Adam Levine ou de son corps d’athlète qui a permis à de nombreuses fans de se rincer l’œil. On peut surtout souligner la puissance folle de ses chansons, capables de soulever en un instant les 20.000 personnes présentes ce soir-là. On finira quand même par dire, qu’on n’imaginait pas le feu que fut ce concert, que voir Maroon 5 en concert, c’est le pied. On se retrouve dans cinq ans. 

 

crédit photo : ©Universal

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