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Dernier jour du ROCK EN SEINE : du rock dur et le bilan.

Dernier jour du ROCK EN SEINE : du rock dur et le bilan.

26 août 2019 | PAR Pierre-Lou Quillard

Dimanche 25 août 2019. Dernière journée du Rock en Seine. Même temps estival radieux. L’affiche d’aujourd’hui peut paraître moins attirante. Pourtant, il semble qu’autant de monde que la veille soient présents dans le domaine du parc de Saint-Cloud. Impossible de savoir le nombre exact. « Près de 100 000 » entrées sur les trois jours selon les organisateurs. Retour sur cette journée avec une galerie photo surprise ! On s’est fait plaisir ! 

 

 

Aujourd’hui, retour au rock et au vrai. Les guitares vrombissent, les emplis crachent, les micros larsènent et le public s’enflamme ! Début après-midi, on va voir la nouvelle scène rock « Made in France ». Les normands de Cannibale nous promènent dans un rock aux teintes tropicales.

16h00 : Les lyonnai(e)s de Décibelles font du bruit (de la noise) en déversant leur punk énergique. Le timbre aigue et la rage au ventre façon Pussy Riots. « Mais je ne suis pas la seule… à vouloir te casser la gueule ! » scande la chanteuse au détour de leur chanson « Qu’est-ce t’as ? ».  Pendant ce temps-là, on se dépêche d’aller voir The Two Door Cinema Club, des irlandais qui se produisent sur la grande scène. Beaucoup plus calme, du groove et un humour certain, il y a des teintes de Franz Ferdinand là-dedans. Ça vaut le détour.

19h30 : Sur la Grande Scène début le concert explosif de Royal Blood. Une chose est sûre, ils tiennent la scène ! Du rock percutant d’une énergie impressionnante dans la digne lignée des Queens of the Stone Age et autres rockeurs acharnés…

21h00 : C’est au tour de FOALS de régaler les festivaliers sur la scène Cascade. La pelouse du public est pleine à craquer.

21h30 : Agar Agar qu’on a vu récemment au Main Square d’Arras (lire notre interview) ont démarré leur set. Ça manque un peu d’énergie comparé à tout ce qu’on a vu aujourd’hui. Et c’est sans doute le groupe le moins rock de la journée.

Pour terminer la soirée, les organisateurs ont fait le choix très étrange de Aphex Twin. Ce britannique nous a proposé un « concert » (mais en étais-ce un ?) d’électro expérimentale plus perturbante. Le publique est aussi hypnotisé que perplexe. Pas vraiment d’électro dansante, plus une performance plastique et auditive en perpétuelle construction. Des écrans démultipliés jouent avec les visages de personnes des premiers rangs du public dans la fosse qu’ils déforment. Des dizaines de rayons bleu se meuvent dans la fumée de la scène et donnent une impression surnaturelle, comme si un appareil extra-terrestre scannait le public pour en faire des avatars sur ses écrans… Bref, un show parfait pour faire bader les quelques individus alcoolisés et enfumés (il y en avait pas beaucoup vu le dispositif de sécurité et le prix exorbitant de l’alcool sur site).  Mais comme l’ont si bien dit deux personnes du public :

« Bon, on ne va pas tarder… au bout d’une heure…c’est bien !

– Mais, ça fait que 20 minutes que ça a commencé… »

 

 

En réussissant à se payer The Cure et des groupes très commerciaux comme Major Lazer, Le Rock en Seine a réussi à relever la barre de ses entrées cette année, comparé à l’année 2018 qui avait été décevantes en termes d’entrées. Le rock et la découverte de nouveaux talents restent toujours au cœur des préoccupations des programmateurs même s’il faut reconnaître que certains choix étaient plutôt étonnants cette année. On aurait aimé voir plus de têtes d’affiches reconnues… Un point fort de cette année est le renforcement du dispositif d’accueil et d’accompagnement des personnes à mobilités réduites. On pouvait ainsi voir des plateformes surélevées avec rampes d’accès destinées à accueillir les fauteuils roulants pour plusieurs scènes. Bémol cependant pour la plateforme de la grande scène. Située non seulement beaucoup trop loin de la scène pour que ses bénéficiaires puissent y voir quelque chose, les organisateurs ont eu la mauvaise idée de les mettre à proximité des toilettes. Résultat : au bout d’une journée, une odeur d’urine insupportable et perceptible à 50 mètres à la ronde empêche de profiter pleinement des concerts tant cela agresse les narines. Espérons qu’ils changeront l’année prochaine.

Bilan positif dans l’ensemble. On attend déjà la prochaine édition avec impatience ! 

 

 

© Photographies de Pierre-Lou Quillard

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