Pop / Rock
[Chronique] Lana Del Rey entre « Ultraviolence » et ultradouceur

[Chronique] Lana Del Rey entre « Ultraviolence » et ultradouceur

19 juin 2014 | PAR Elie Petit

La new-yorkaise Lana Del Rey fait paraître son troisième album, planant à souhait. S’y mêle l’ultradouceur des mélodies et l’Ultraviolence des sentiments décrits.

[rating=4]

Ultraviolence

Le titre phare « Ultraviolence », justement, est un mélange d’un « Glory Box » de Portishead (eux aussi programmés à Rock en Seine cette année), d’une B.O. de James Bond façon Adele avec des moments de phrases prononcées à la Lady Gaga. De la douleur à l’état pur.

Sous l’influence du génial Dan Auerbach des Black Keys, qui a produit 9 des 11 titres de l’album et a accueilli la diva spleen rock dans son studio de Nashville, Lana Del Rey met de côté les violons symphoniques, troqués ici contre des guitares électriques. Et c’est toujours stratosphérique, ses voix se superposant à l’infini dans son phrasé chant de sirène caractéristique quoique ralenti par rapport à Born To Die.

Les thèmes restent globalement les mêmes, ceux d’une mélancolie amoureuse lancinante, de l’amour déçu, d’un personnage toujours trouble, parfois noir. Et toujours sensuel.


Difficile tout de même pour Lana Del Rey de se succéder après le succès de Born to Die et les fantastiques « Video Games », « Blue Jeans », « National Anthem » et « Summertime Sadness »

On regrettera peut-être une monochromie trop grande au sein d’un album où tout paraît se ressembler. Tout est bon, mais manque le relief. Dans son style définitivement vintage, une véritable bande-son de photo de road trip californien filtrée pour Instagram. Idéal pour nous accompagner pour quand viendra la tristesse estivale.

Lana Del Rey, Ultraviolence, 2014, Polydor / Universal Music, 65 min.

Visuel : (c) pochette de Ultraviolence de Lana Del Rey

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Elie Petit
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