Pop / Rock

[Chronique] « Everyday Robots » : un premier album solo et sombre pour Damon Albarn

[Chronique] « Everyday Robots » : un premier album solo et sombre pour Damon Albarn

30 avril 2014 | PAR Carlos Dominguez-Lloret

Everyday Robots, le premier projet soliste de Damon Albarn, mélange de trip-hop, de folk, de pop baroque et d’électro, se revendique comme un album sombre et mélancolique porté par une voix douce et presque toujours enfantine.

[rating=4]

damon albarn - everyday robotsAu milieu des années 90, Damon Albarn et son groupe Blur ont transformé, et aux côtés des éternels rivaux d’Oasis, la scène de la musique pop au Royaume-Uni, inventant le concept aujourd’hui largement réutilisé de « britpop ».

Aussi bien influencé par les Beatles que par les Stones, par le glam 70-80 que par Bowie, T-Rex et Roxy Music, Blur connaît en 1994 et avec Parklife un succès retentissant en Europe, demeurant même 90 semaines consécutives dans le classement des charts anglais. On se souvient ainsi des singles « Girls and Boys » ou « Parklife », aussi bien considérés comme les hymnes de toute une génération que comme une réponse à la pop manufacturée par les Etats-Unis de la fin des années 80.

En marge de l’aventure Blur, cumulée à celle plus alternative de Gorillaz, Damon Albarn se lance pour la première fois en solo en participant à la bande-son du Trainspotting de Danny Boyle (1996), sur laquelle il enregistre le titre « Closet Romantic ».

Sorti cette semaine, le premier véritable album solo du Britannique (Everyday Robots) se révèle sombre et nostalgique. La voix de Damon Albarn, malgré ses 46 ans, reste toujours enfantine, entourée de mélodies composées par d’instruments de chambre. Dans son premier single, éponyme de l’album, Albarn adresse une critique au pouvoir qui exerce la technologie sur les individus, et ses effets robotisants dans notre société contemporaine. L’album inclut des contributions de Brian Eno et Natasha Khan.

Récemment, Damon Albarn a avoué à NME que les souvenirs de son enfance à Leytonstone, où il a vécu jusqu’à ses dix ans, ont été l’une des principales sources d’inspiration de l’album. Il a aussi avoué que l’album est essentiellement autobiographique.

Pour la sortie de son premier album, Damon Albarn a annoncé une série de concerts ,dont une date à Paris le lundi 5 mai à l’Alhambra.

Damon Albarn, Eveyday Robots, Parlophone / Warner Music, 2014, 46 min.

Visuel : (c) pochette de Everyday Robots de Damon Albarn

Nihon-buyô, la gracieuse Shimehiro Nishikawa investit l’auditorium du Musée Guimet
59e salon de Montrouge et ses lauréats
Carlos Dominguez-Lloret

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *