Musique
Live Report : Elektricity à Reims – Jour 2

Live Report : Elektricity à Reims – Jour 2

09 octobre 2011 | PAR Laurene Saby

Sur le parvis de la Cathédrale de Reims, une étrange foule de fidèles se réunissaient hier soir. Les amateurs d’électro étaient à l’honneur pour cette soirée de clôture du festival Elektricity. Un concert attendu, durant lequel The Shoes et Metronomy ont régalé les oreilles de l’ange au sourire, entre autres.

La foule est dense et bruyante dans la longue file d’attente qui permet d’accéder au parvis de la cathédrale, exceptionnellement privatisé pour l’occasion. Malgré le froid et les quelques gouttes de pluie éparses, le concert affiche complet, et le centre-ville de Reims s’apprête tout entier à résonner aux sons d’Elektricity. Le soleil se couche lentement sur la façade de la cathédrale qui s’illumine, surplombant fabuleusement la scène baignée de lumière. 20h30, la nuit est tombée, dans la fosse, on danse déjà, gonflé à bloc par l’ambiance particulièrement décalé d’un concert si profane au pied d’un édifice si sacré.

 

 

 

Le duo rémois The Shoes débarque enfin, accompagné de leurs choristes et des percussionnistes Das Gallianos. Fier de représenter la scène musicale locale, le groupe redouble d’énergie, l’ambiance est décidemment électrique et le public se régale. Terminant par son entêtant et célèbre tube « Time to dance », les compères de The Shoes quittent la scène sous les cris de spectateurs pas assez rassasiés.

L’air a à peine le temps de se refroidir que les anglais de Metronomy s’installent. Phénomène electro-pop de cette année, le quatuor s’était déjà produit sur la scène de La Cartonnerie en 2008. Depuis, le groupe a fait du chemin et chaque mélodie entonnée est reprise en cœur par les festivaliers. En guise de décor, d’immenses portraits enfantins des quatre musiciens donnent à la scène un aspect de joyeuse kermesse. Affublés de boules de lumière accrochées en guise de broche, les british de Metronomy ont des airs d’aliens attachants.

Si un problème technique survient au milieu du concert, c’est alors l’occasion pour le chanteur, Joseph Mount, de nous offrir un discours dans un français so cute. Pour mieux s’excuser de l’incident, les anglais, dans leur déférence caractéristique, donnent le meilleur d’eux. Les notes de « The Look » entrainent les voix et les pieds de tous, tandis que les statues de la cathédrale, de leur regard bienveillant, admirent le spectacle. Un dernier rappel, avec le sublime morceau « Corinne », enchante les rémois. Une programmation et une soirée décidément digne d’un lieu magique. Vivement l’année prochaine.

© visuel : Laurène Saby

 

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Laurene Saby

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