Pop / Rock
De l’électro pop à la Maroquinerie avec Camel Power Club

De l’électro pop à la Maroquinerie avec Camel Power Club

29 avril 2022 | PAR Caroline Arnaud

Après une date à Londres et surtout deux ans d’attente pour les fans, le groupe Camel Power Club a fait danser et chanter le public à la Maroquinerie hier soir. 

Le groupe Camel Power Club devait jouer au Pop up du Label il y a déjà deux ans de ça. Il débute à peine leur tournée et leur venue sur scène à Paris a été bien préparée, ils sont accompagnés en première partie par Victor Marc. 

Ce jeune musicien, en solo, entame la soirée avec une beaucoup de technicité et sa maîtrise des pédales loops. Ses harmonies et ses rythmes sont si envoûtants que l’on sait avec enthousiasme que la soirée sera réussie. Effectivement pour cette première partie le public était là, à taper des mains dès le premier morceau de l’artiste encore assez méconnu. 

Le groupe tant attendu arrive sous un tonnerre d’applaudissements et des sifflements joyeux. Le duo, qui est aussi un couple Camel Power Club, formé par Léa Courty au synthé et Léonard Bremond le leader du groupe à la guitare et au chant. L’apparence timide et discrète des musiciens arrivés sur scène surprend face à la dynamique de leurs musiques. Des basses et des grooves aux airs de LCD Soundsystem indéniable. De l’indie pop électrique qui porte le public soit dans un état de rêve et de danse instinctive. 

Le public connaît par cour et chante les paroles d’Altaïr qui débute le concert. Leur titre de 2020, Change it all, transcende, et berce par les basses produites par le synthé de la musicienne du groupe et la voix autotunée du chanteur. Rien à voir avec les pistes audio mixées, l’intensité de ce morceau en live est à son comble. Leur titre Fisher, qui est écrit en 2014, sonne en concert 2022 d’une toute autre façon. Le son est extatique, la voix de Léonard prend des différents timbres en passant du ténor à une voix éraillée saisissant l’auditoire. Une diversité sonore qu’on apprécie et qui fait vibrer. 

Les refrains de leurs chansons ont la même règle: se chanter en chœur à plusieurs dans la même veine que les musiques d’Edward Sharpe and the Magnetic Zeros. 

Le chanteur se confie pendant les transitions. Il explique les sources de leurs inspirations, passant de l’anecdote d’un docteur parti en safaris tuer des lions, à un café isolé dans une péninsule de la Suède, à la naissance de leur enfant, il y a de cela 5 mois. 

C’est un plaisir de pouvoir comprendre les histoires qui ont inspiré les musiciens dans leur création. Certains morceaux de leur dernier album sorti en 2019, appelé Spoutnik II, retranscrit l’inspiration d’un grand esprit d’enfant, comme des airs de berceuse pour la chanson Ourson chanté en duo à la guitare. 

Le titre Kaffeklubben clôture le set du groupe et tout le public chante sur “It’s long travel but we’re not in a hurry, and we’re rolling travel” qui vous reste dans la tête et procure sentiment de joie et de sérénité. 

Le couple timide décide, malgré des rappels incessants, de ne pas jouer des morceaux de leurs compositions et reprend l’incontournable Wish you were here des Pink Floyd. Une certaine déception pour l’auditoire qui réclamait “Thunderbird” ou encore “Wave of Goodbyes”… Mais finalement, la chanson sonne comme une bonne fin de concert. On les remercie pour ce temps donné, pour cette énergie qui revigore et ce moment de bonheur. 

visuel (c) affiche

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