Musique

Les Franglaises : des tubes pop en VF : un spectacle désopilant

03 avril 2011 | PAR Mikaël Faujour

En résidence à l’Espace Daniel Sorano de Vincennes en avril et en mai, la troupe des Tistics propose un spectacle désopilant, d’après une idée simple : jouer en français des tubes anglophones. Le résultat est au-delà des espérances : un excellent moment de rire et de musique offert par une troupe de musiciens, chanteurs et danseurs aussi doués qu’attachants. A noter : le groupe jouera aussi à la prestigieuse Cigale le 3 mai. Début d’une reconnaissance plus poussée ? Ce serait très mérité.

S’il est courant chez les mélomanes français de se reconnaître attentif aux paroles des groupes français, il l’est tout autant de prêter peu attention à celles des groupes anglophones. Or, en l’espèce, la pop music a offert un beau lot de paroles fort légères, ce qui l’a souvent caractérisée. En la matière, la reprise du « Hello Goodbye » des Beatles offre un moment de pure ineptie : « Tu dis aurevoir, je dis bonjour », etc., qu’accentue une chorégraphie pleine de drôlerie.

La formule du spectacle est dynamique, jouant sur l’interactivité entre le public et l’animateur principal, jovial et doué d’un répondant, qui propose les paroles traduites au public en un joyeux blind test, suivi de la chanson. Alors que le spectacle dure près de deux heures, le soufflet ne retombe jamais, la liste des tubes familiers étant longue comme le bras, les chorégraphies offrant des effets comiques à la pelle, les musiciens talentueux et les traductions parfois improbables. À l’image du « Don’t Stop Me Now » de Queen, où le « I’m such a good time, I’m having a ball » (« Je passe un super moment, je donne un bal ») est traduit « Je passe un super moment, et j’ai un ballon ». À l’image des « yeah » si courants, traduits en « ouais » dont l’irruption est parfois à elle seule un motif de rire. À l’image encore des « Je suis le Un » (« I am the one », du Billie Jean de Michael Jackson). And so on.

L’exercice, pour autant, a moins à voir avec la moquerie qu’avec une sorte d’hommage taquin : on sent chez cette troupe un réel goût de la musique, que la réécriture musicale de certaines chansons (instrumentation même, harmonies vocales) confirme.

Après avoir rodé le spectacle en province, le groupe est à présent en résidence à Vincennes et donnera une série de représentations du 30 avril au 22 mai… ainsi qu’une autre à la Cigale, le 3 mai. Début de la consécration ?

 

En résidence à l’Espace Daniel Sorano de Vincennes en avril et en mai, la troupe des Tistics propose un spectacle désopilant, d’après une idée simple : jouer en français des tubes anglophones. Le résultat est au-delà des espérances : un excellent moment de rire et de musique offert par une troupe de musiciens, chanteurs et danseurs aussi doués qu’attachants. A noter : le groupe jouera aussi à la prestigieuse Cigale le 3 mai. Début d’une reconnaissance plus poussée ? Ce serait très mérité.

S’il est courant chez les mélomanes français de se reconnaître attentif aux paroles des groupes français, il l’est tout autant de prêter peu attention à celles des groupes anglophones. Or, en l’espèce, la pop music a offert un beau lot de paroles fort légères, ce qui l’a souvent caractérisée. En la matière, la reprise du « Hello Goodbye » des Beatles offre un moment de pure ineptie : « Tu dis aurevoir, je dis bonjour », etc., qu’accentue une chorégraphie pleine de drôlerie.

La formule du spectacle est dynamique, jouant sur l’interactivité entre le public et l’animateur principal, jovial et doué d’un répondant, qui propose les paroles traduites au public en un joyeux blind test, suivi de la chanson. Alors que le spectacle dure près de deux heures, le soufflet ne retombe jamais, la liste des tubes familiers étant longue comme le bras, les chorégraphies offrant des effets comiques à la pelle, les musiciens talentueux et les traductions parfois improbables. À l’image du « Don’t Stop Me Now » de Queen, où le « I’m such a good time, I’m having a ball » (« Je passe un super moment, je donne un bal ») est traduit « Je passe un super moment, et j’ai un ballon ». À l’image des « yeah » si courants, traduits en « ouais » dont l’irruption est parfois à elle seule un motif de rire.

L’exercice, pour autant, a moins à voir avec la moquerie qu’avec une sorte d’hommage taquin : on sent chez cette troupe un réel goût de la musique, que la réécriture musicale de certaines chansons (instrumentation même, harmonies vocales) confirme.

Après avoir rodé le spectacle en province, le groupe est à présent en résidence à Vincennes et donnera une série de représentations du 30 avril au 22 mai… ainsi qu’une autre à la Cigale, le 3 mai. Début de la consécration ?

Infos pratiques

Live report : John Grant au Café de la Danse (1/04/11)
Au moment de la nuit, Crébillon fils et Jules Renard au Studio des Champs-Elysées
Mikaël Faujour

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