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[Live-Report] Too Many Zooz : la transe au Trabendo

[Live-Report] Too Many Zooz : la transe au Trabendo

26 juillet 2017 | PAR Vincent Fournout

Enfantée dans le métro de Gotham city, la musique de Too Many Zooz est conçue pour des foules pressées dont on doit attraper l’oreille en quelques notes. Il y a quelques semaines encore, le trio revenait à la source c’est à dire à la station Union Square (un peu l’interconnexion du RER à Châtelet) tout en arpentant les scènes européennes.

Composé de trois membres, Too Many Zooz produit un son puissant lors de sets analogiques assez courts qui prennent au corps.

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Devant un public mêlé de 7 à 57 ans et un Trabendo complet ils ont déployé leur performance hypnotique et minimaliste qui a su réchauffer la foule de parisiens épuisés de se faire voler leur été et agacés par presque trois heures de retard à cause d’une première partie arrivée sur scène en disant que Paris c’est pas cool d’être coincé dans le trafic jam. Heureusement l’organisation l’a vite fait partir dans un silence de circonstance. Puis le trio s’est installé en 3 minutes dans l’obscurité et a démarré en trombe porté par la sono dantesque du Trabendo. On a cru reconnaître les principaux morceaux du dernier album mais au fond c’est plutôt le flot musical et la fusion entre les musiciens qui se jouent ici sur scène comme avec le public. Leo P le saxo à la créativité sensuelle illimitée, King of Sludge les percussions à l’énergie sans faille et Matt Doe la trompette mystérieusement laconique et seul à s’autoriser quelques rares prises de parole d’une voix traînante. Inventeurs du housebrass, on est à la frontière du jazz et de la musique primitive. Les corps ont volé au-dessus de la fosse.

On a beaucoup aimé et en sortant la douceur régnait dans le Parc de la Villette.

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Vincent Fournout
Digital native depuis 1970, passionné de danse contemporaine et de danses tout court.

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