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[Live report] Stacey Kent et Jamie Cullum à Jazz in Marciac

[Live report] Stacey Kent et Jamie Cullum à Jazz in Marciac

11 août 2014 | PAR Delphine Habert

Sous un chapiteau bondé, deux styles bien différents se sont succédés jeudi dernier : Stacey Kent, chanteuse à la voix douce et envoûtante et Jamie Cullum, pianiste et showman invétéré, capable de faire se déplacer les foules.

De son allure particulière, un peu à la Edith Piaf, Stacey Kent apparaît, rejoignant les autres musiciens, toujours fidèles au poste depuis des années de tournée. Le plus fidèle sans doute, et dont le lien ne fait aucun doute en la voyant le regarder avec passion, est son mari, saxophoniste, flûtiste, guitariste, compositeur et producteur Jim Tomlinson. Stacey Kent regarde, admirative, les élans musicaux de ses comparses, et n’hésite pas non plus à prendre la guitare pour des chansons intimistes.

Le petit ensemble enchaîne les airs de samba et les ballades, avec douceur et sensibilité. Les airs les plus connus de la chanteuse gardent le spectateur en haleine. Elle fait plaisir au public avec sa fameuse reprise de la chanson d’Antonio Carlos Jobim Aguas de Março, en anglais, ou encore  avec la composition  de Benjamin Biolay et Keren Ann Jardin d’hiver.

Les Eaux de Mars :

Les compositions de Jim Tomlinson sont nombreuses, et tournées en particulier vers le Brésil, un pays et une culture musicale qui leur sont chères.

One note samba :

« Être heureux c’est plus ou moins ce qu’on cherche», cet extrait de la chanson Samba Saravah traduit bien l’esprit de la musique de Stacey Kent, cet amour pour la vie tout en simplicité, sans niaiserie ni faux semblant. Sur scène, on pourrait simplement reprocher au groupe de jouer la plupart des morceaux sans sortir des sentiers battus, en les interprétant exactement de la même manière que sur les enregistrements de leurs albums. Quoiqu’il en soit la chanteuse a une présence telle que l’on boit ses paroles sans la moindre difficulté.

À 23h20, la tornade Jamie Cullum débarque. La pression monte chez les bénévoles se chargeant de la sécurité. La salle, bien pleine pour Stacey Kent, devient comble, et les spectateurs commencent déjà à se trémousser aux premières notes. Tambours battants, la première chanson plante le décor, Jamie Cullum est à 200%, sautillant sur la scène, presque déjà en sueur. Le set s’annonce intense. S’enchainent alors ses compositions phares, agrémentées de ses improvisations jazz au piano : Get Your Way, Twenty Something ou encore These Are The Days. Ses reprises, dans la tradition du jazz et de la pop, sont aussi incontournables : The Wind Cries Mary de Jimi Hendrix, Don’t Stop the Music de Rihanna,  ou encore Just One Of Those Things de Cole Porter.

 Don’t Stop The Music :

Il soigne ses transitions, soit par des solos au piano, soit par des démonstrations de scat et de beat box. Le public est aux aguets, attendant le moindre groove pour frétiller. Au milieu du concert, le pianiste chanteur showman invite le public à se rapprocher, une vague déferle alors vers la scène. Les spectateurs, jusque là assis confortablement, sont debout sur les chaises, absorbant sereinement les effluves musicales provenant de la scène. L’artiste, jusqu’au bout, parsème ses prestations de touches d’humour, fort d’un public sensible à son petit grain de folie. Il n’hésite pas non plus à partager des mots affectueux envers Marciac, improvisant même, pendant le bis, un petit morceau rendant hommage au festival, tout en frivolité et légèreté.

 Save Your Soul  (Live at Abbey Road) :

 

1ère partie – Stacey Kent (g,voc)
Jim Tomlinson (ts,ss,fl)
Graham Harvey (p)
Jeremy Brown (cb)
Josh Morrison (dms)

2ème partie – Jamie Cullum (p, voc.)
Rory Simmons (tp)
Tom Richards (s)
Loz Garratt (b, cb)
Brad Webb (dms)

 

Visuels : © Mary McCartney – Nicole Nodland

Vidéos : © StaceyKentmusic – JamieCullumVEVO

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Delphine Habert

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