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[Live report] Macha Gharibian ouvre avec âme la 13ème édition du festival Jazz’n Klezmer

[Live report] Macha Gharibian ouvre avec âme la 13ème édition du festival Jazz’n Klezmer

18 novembre 2014 | PAR Yaël Hirsch

Lundi 17 novembre, le festival Jazz’n Klezmer célébrait l’ouverture de sa treizième édition dans un New Morning plein à craquer pour applaudir la pianiste et chanteuse Macha Gharbian. Une soirée aux couleurs de l’Arménie, pleine d’âme et où jazz, classique et musique traditionnelle parlaient de vivants aussi bien que de fantômes.

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Prochaines dates du festival, dont vous trouverez toute la programmation, ici : Mercredi 19 au soir, ne ratez pas Yom au Centre Rachi et dimanche 23 les mythiques Klezmer Nova au New Morning.

C’est avec le groupe Papiers d’Arménies que le concert d’hier soir s’est ouvert, vers 20h30. Allant chercher avec émotion dans le répertoire traditionnel, enchaînant mélodies entrapinantes et tristesse à fleur de cordes et de gorge, les musiciens nous ont proposé un voyage qui allait de Constantinople à Tiglis en passant par Erevan et l’île des princes. Et Macha Gharibian est venue chanter avec le groupe une magnifique chanson pour un début de festival caucasien et plein de sens.

Lumière bleutée, ambiance tamisée, quand Macha Gharibian entre en scène et s’assied au piano, la salle est parfaitement attentive. Les mélodies oscillent entre le jazz et le classique. Les cordes frottent doucement, le piano semble caresser les oreilles dans des titres aussi poétiques et éthérés que « la douceur ».

Avec « kele, kele », c’est un piano voix plein d’émotion qui étreint le public et lui permet de renouer avec l’émotion plus folklorique de la première partie de soirée.

Pianiste hors pair, d’une précision impressionnante, forte d’une voix à la fois marquante et douce, Macha Gharibian est inclassable : à la fois classique et pointue, spirituelle et sensuelle, elle a ouvert hier les portes d’un voyage qui reliait Byzance au jazz le plus libre. Une ouverture à la fois très douce, profonde et réussie, appréciée à sa juste valeur par le public nombreux et très attentif du festival jazz’n Klezmer.

photos : yael hirsch

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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