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Kokoroko en ouverture de la vingtième édition de Jazz à la Villette

Kokoroko en ouverture de la vingtième édition de Jazz à la Villette

02 septembre 2022 | PAR Luca Juilliard

Ce mercredi 31 août 2022 – s’ouvrait la vingtième édition du festival Jazz à la Villette, devenu au fil des années l’un des rendez-vous les plus populaires du jazz à Paris. Jusqu’au 11 septembre, plus de 30 000 spectateurs pourront profiter d’une programmation riche d’une vingtaines de groupes allant de têtes d’affiches établies – Roberto Fonseca, Abdullah Ibrahim, Avishai Cohen pour ne citer qu’eux – à des étoiles montantes comme DOMi & JD Beck et Tank And The Bangas. Le festival Jazz à la Villette – plus que jamais – s’évertue à satisfaire tous les goûts en proposant une programmation autant accessible qu’aventureuse.

Kokoroko en ouverture de soirée 

Qui de mieux pour débuter ce festival que le merveilleux octet londonien Kokoroko ? Figure de proue d’une nouvelle scène jazz londonienne foisonnante, le groupe fut découvert dans la désormais légendaire compilation We Out Here(2019) – sorti sur l’excellent label de Gilles Peterson Brownswood Record – où leur titre Abusey Jonction explose et en devient le véritable single. 

Cette magnifique ballade feutrée comptabilise aujourd’hui plus de 50 millions d’écoutes sur Youtube, symbole d’un retentissement planétaire. Après un premier EP éponyme posant les bases d’un afrobeat “Fela Kutien” assaisonné à la sauce londonienne, le groupe enchaîne les dates et s’impose aujourd’hui comme une référence live. Le confinement passant par là, Kokoroko (qui siginifie « sois fort » en Urhoba) fera tout de même attendre trois années à ses fans avant de sortir enfin leur premier album Could We Be More le 5 août dernier. Ce sont donc les titres de cet album que nous avons eu la chance de (re)découvrir hier soir sur la scène de la Villette.

Découvrez l’album

La prestance scénique d’un octet 

Avec Kokoroko, l’effet est aussi visuel, les huit musiciens arrivent tour à tour, occupant tout l’espace de la grande scène. Leur flegme impressionne autant que leurs styles vestimentaires. À l’arrière, le puissant trio rythmique brille par sa justesse, les coups de congas sont déposés dans les silences, la batterie est propre, la basse léchée. Sur les deux côtés de la scène, le claviériste et le guitariste font monter la pression, enchaînant les harmonies, créant la tension. Enfin le trio de tête féminin, section de cuivres (saxophone, trompette, trombone) entre en scène sous les applaudissements nourris d’un public qui danse déjà. 

Un concert maitrisé de bout en bout 

Le groupe s’affaire ensuite à défendre leur nouvel album au public, chacun leur tour prenant la parole pour répéter “Did you listen to the album ?”. Les moments forts s’enchaînent, notamment lorsque le pianiste Yohan Kebede tente de résumer le parcours du groupe en musique, seul sur scène. On découvre ensuite une facette plus soul de la formation sur le titre Those Good Times seule “chanson” de l’album et véritable perle d’harmonies vocales. Au fil du concert, les musiciens se lâchent et improvisent tour à tour de façon plus intense, les tempos augmentent, la foule se laisse emporter. 

Le concert, finalement, est une franche réussite, le son de la salle est excellent et, à l’image des doigtés précis du guitariste, le groupe à réussi, même dans les moments les plus intenses, à préserver la délicatesse qui le caractérise. Bravo… 

Jacob Banks qui se produisait en seconde partie de soirée fera l’objet d’un autre article.

Si vous voulez découvrir le programme complet du festival c’est ICI 

 

 

Remerciements : Jazz à la Villette 

Visuel (c) Joachim Bertrand pour Jazz à la Villette

Luca Juilliard 

 

“Le cartographe des absences” : une géographie de l’intime
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Luca Juilliard

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