Musique
Jazz sous Les Pommiers-Day 1

Jazz sous Les Pommiers-Day 1

29 mai 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Jazz Sous Les Pommiers a clôt sa première journée d’une fête d’anniversaire qui durera une semaine. Des concerts qui ont révélé l’éclectisme de la programmation. Embarquez-vous pour un voyage qui vous emènera de Coutances à Coutances en passant par Cuba et la Corée.

14h15- Les  Afro Lions rendent hommage à Abdullah Ibrahim au Magic Mirror

Dans le chapiteau très chic qui se dresse entre l’église et la mairie, le groupe manchois Afro Lions Sextet déploie sa tessiture africaine.  Symbole fort, c’est un groupe local qui ouvre le festival international dans un set faisant la part belle aux cuivres. La  formation réunie à l’initiative du saxophoniste Jérôme Valognes (Les Frères Nardan), propose un jazz tourné vers des compositions inspirées du continent africain à l’image d’Abdullah Ibrahim (Dollar Brand). Une ouverture vers le monde qui ne manque pas de swing!

(c) MC Nevoux-Valogne

 

16h30-Stéphane Belmondo, modernité et tradition made in America!

Changement de continent. Direction le Théâtre Municipal pour le premier concert « star » du festival. Stéphane Belmondo est un fidèle de Jazz Sous Les Pommiers. Il présente ici un set autour de son dernier album  » The same as it never was  before ».

Le quartet rassemble des monuments du Jazz.  Kirk Lightsey, le pianiste de Chet Baker, Al Foster, le batteur de Miles Davis. A la contrebasse, le talentueux Sylvain Romano et à la trompette, au bugle et… au coquillage, Stéphane Belmondo.

Les morceaux se frayent un chemin entre l’héritage et la transmission. Après un bel hommage rendu au père du rap Gil Scott-Heron disparu le 27 mai , les regards et les oreilles se  tendent vers des morceaux tendant au sublime. Une reprise de « You and I » de Steve Wonder et une nouvelle version du titre phare de Kirk Lightsey, « Habiba » transforment le pianiste en flutiste, Stéphane Belmondo troque sa trompette contre un coquillage, le souffle est roi, magnifique.

18h30-La diva Youn Sun Nah

Dans une transition en douceur, les concerts s’enchaînent avec comme fil conducteur la beauté. Dans l’immense salle Marcel Hélie se trouve la diva Youn Sun Nah qui semble emprunter ses scats à Bobby Mac Ferry.  La jeune femme sait s’entourer de musiciens géniaux, le guitariste Ulf Wakenius, l’accordéoniste Vincent Peirani et le contrebassiste Simon Tailleu. Bien accompagnée la belle déploie sa voix de l’aiguë au grave, de la douceur à la puissance, projetant les sons avec une force infinie.

Le spectacle est chaleureux, la chanteuse réitérant des « merci » et des » bon anniversaire » nombreux au public. Les morceaux sont magiques. Son « Corean Blues » suspend le temps alors qu’une ballade à Badgad vous emmène dans une douce violence. Sans aucun doute le plus fort moment de cette première journée.

© by: Nah Inu / ACT

 

22h30-Chucho Valdès : les cuivres violents

Le plus renommé des pianistes cubain fait naturellement escale à Coutances pour un spectacle monstre. La lumière jaillit et avec elle les percussions associées à un toucher appuyé  rapide et violent du piano. ça fuse!

Aux bata drums, on se prendra d’amour pour Dreiser Duruthy Bambolé qui laisse virevolter ses mains sur la peau des tambours. La plongée dans les sonorités afro-cubaines est franche

 

(c) AlejandroPerez

00h30 : Le blues académique de Thierry Anquetil

Joli clin d’oeil, la clôture de la première journée de jazz se fait en blues! Lieu festif et classique du festival, c’est à la Cave des Unnelles que nous finissons la journée comme nous l’avons commencé, avec un enfant du pays, Thierry Anquetil, en trio avec un jeune guitariste venu leur porter secours qui a 20 ans n’a rien à envier à ses ainés, Jacques-Philippe Laurent à la batterie et Eric Lebeau à la basse.

IlS enchaînent des morceaux classiques, invoquant BB King et Clapton, avec talent s’il vous plait!

Coutances s’endort sur cette ouverture réussie, témoignage de la diversité et de la vivacité du jazz contemporain.

A suivre…

 

 

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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