Musique
Jazz : Live report Geraldine Laurent et Laurent de Wilde au Sunside

Jazz : Live report Geraldine Laurent et Laurent de Wilde au Sunside

04 mars 2011 | PAR Neil Saidi

En concert au Sunside,  Laurent de Wilde, Géraldine Laurent, Yoni Zelnik et Luc Isenmann nous ont offert un spectacle mémorable. Ils ont choisi d’interpréter uniquement des compositions du célèbre saxophoniste Wayne Shorter : « Armageddon », « Fall », « Pinocchio », ou encore « House of Jade ». Une réussite totale !

L’ambiance est très détendue au Sunside ce 3 mars. Les musiciens dialoguent avec le public entre les différents morceaux. Ils rient pendant les solos, et prennent un plaisir évident à jouer ensemble et à dialoguer en musique comme en mots.
Sur certains morceaux ils nous surprennent, Laurent de Wilde gratte les cordes du piano à la main comme s’il jouait de la harpe. Géraldine Laurent souffle dans son instrument de manière à ce qu’on entende simplement le son de l’air qui circule à travers le tube, elle chuchote. C’est de la poésie. Les musiciens s’éclatent. Pendant une pause Géraldine s’adresse au public pour dire « J’adore jouer avec Laurent ! »

LIVE REPORT :

C’est Géraldine qui offre le premier son de la soirée, les trois autres musiciens la suivent et font leur entrée, le public ne tarde pas à se laisser porter  par l’ambiance. On peut voir les gens hocher la tête au rythme des coups de baguette sur la ride. Géraldine monte petit à petit en puissance, elle égrène des silences, elle préfère nous laisser attendre, faire monter la tension ! Puis soudain elle nous surprend avec une phrase fulgurante. Laurent de Wilde martèlent ses accords et ponctue le solo de Géraldine de ses interventions, justes et belles, parfois même drôles, les deux musiciens aiment se taquiner. On entend la cohésion de la section rythmique, piano contrebasse et batterie se cherchent, se répondent. Là, Géraldine prend feu, elle arrive presque au sommet de son ascension, le saxophone hurle, elle va bientôt atteindre le climax, elle monte sur la pointe des pieds et lève son instrument, le batteur frappe fort et soutient le discours. Soudain tout s’apaise, les lèvres de la saxophoniste se desserrent et le bec quitte sa bouche. C’est au tour de Laurent de Wilde. Une vraie démonstration, son jeu respire la maîtrise et l’assurance. On sent beaucoup l’influence de Thelonious Monk dans son jeu, un jeu percussif et osé, il n’hésite pas à prendre des risques et fait preuve d’un sens de la mélodie extraordinaire. Ses solos ne sont pas uniquement des démonstrations de dextérité, et on apprécie cela. Ensuite vient le solo du contrebassiste Yoni Zelnik. Quel spectacle ! C’est ce qui s’appelle vivre son solo. Il a les yeux fermés et remue la tête dans tous les sens, puis il les ouvre et fixe sa main, on dirait qu’il essaye de communiquer avec elle, de lui parler, on le voit fredonner et plisser les yeux, c’est magnifique. On a pu admirer également le talent et la qualité du jeu de Luc Isenmann, le batteur du quartet. Des solos intenses et surtout très lyriques, il est de ces batteurs qui arrivent à faire chanter leur instrument, et sert la musique à merveille.

 

Une musique qui ne peut pas ne pas vous toucher.


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Neil Saidi

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