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[Interview] – Pony Pony Run Run

[Interview] – Pony Pony Run Run

21 décembre 2012 | PAR Tatiana Chadenat

En clôture de leur tournée française, les Pony Pony Run Run, groupe français électro dance et pop rock formé en 2005, ont offert un DJ set exclusif au Carmen à l’occasion de leur collaboration avec Passoa. L’occasion de rencontrer Amaël, l’un des trois maestro du groupe, dont l’album, fraîchement sorti en février commence franchement à sourdre.

1.Lors de votre Dj Set au Carmen vous n’avez pas mixé vos propres titres. Pourquoi ?

Le principe du DJ set c’est de partager un moment convivial avec les gens qui viennent. On veut mettre en avant les musiques qu’on aime bien. C’est vrai qu’a posteriori, on s’est dit qu’on n’ avait pas mixé nos chansons. J’en avais prévu une ou deux, et puis je suis parti sur une sélection différente. Je me suis laissé porter par la musique et le matériel qui était mis à notre disposition. Généralement, on remixe des parties de nos titres qu’on associe avec d’autres morceaux.

2. J’ai eu l’impression que votre premier album a été mieux reçu par le public que le second.  Qu’est ce qui a moins bien marché ?

En fait les deux albums on été reçus de manière différente. Le premier album surtout, de façon très particulière. La presse spécialisée dans la musique n’a pas vraiment relayé l’album. Mais quelques titres ont commencé à être joués – notamment Hey you – par les médias, la radio, les émissions comme le Grand Journal. Tout d’un coup on a remporté des victoires de la musique et après, la presse s’est intéressée à nous. Pour le deuxième album, ça a été le contraire. D’après ce que j’ai lu, il a été très apprécié des journalistes musicaux, mais moins relayé par la radio et moins populaire.

En ce moment, il commence à prendre auprès de public. On entend un peu partout le titre Everywhere I go, et les médias populaires essaient de le mettre en avant. On vient de terminer notre tournée en France où l’on a joué essentiellement ce deuxième album. Les gens ont été nombreux à s’être déplacés et le public était convaincu. On a passé des bons moments sur scène.

3. Pour rester sur ce dernier album, je l’ai trouvé plus pop que le premier. Est-ce le fait qu’il ait été mixé par Andrew Dawson (ndlr il a travaillé avec Kenny West et Jay Z) a changé la donne ou est-ce que vous avez eu d’autres inspirations ?

C’est un peu tout. Après les étiquettes pop, rock, electro, c’est tout un chacun. En effet, la voix est plus mise en avant dans ce deuxième album, c’est ce qui donne l’impression d’être plus pop. C’était une volonté de notre part mais c’est surtout Andrew Dowson qui a insisté sur la voix et les rythmiques et des basses profondes. Son influence a joué la dessus.

La différence surtout avec le premier album, c’est qu’il est plus cohérent. You need pony pony run run était une sorte de « best of » avant l’heure. On tournait partout dans le monde et on composait nos titres au fur et à mesure. Il y a une marge entre le tout début de Pony Pony et le titre Walking on the line. Il y a un côté disparate. Dans le deuxième album, les harmonies de voix sont mises en avant, et il forme « un tout ».

4. Est-ce que vous avez la même renommée à l’international qu’en France, ou est-ce que Pony pony est un groupe franco-français et considéré comme tel à l’étranger ?

On a une renommée internationale, mais en tant que groupe indépendant. En France, on est censé être un groupe indépendant aussi mais on a eu une mise en avant de type mainstream qui nous a fait de nos titres des succès populaires.

A l’étranger, on a joué avec des groupes français renommés qui nous ont ouvert la voie comme par Thaiti 80 qui sont des stars en Corée par exemple. Mais on est moins connus qu’en France. Après ça dépend des endroits, en Belgique le deuxième album a été très bien accueilli par les radios et par le public. On est très connu là bas.

5. Maintenant que vous avez terminé votre tournée en France. Qu’est-ce qui se passe pour vous ? Que font les Pony pony en 2013 ?

Dans un futur proche on va aller travailler plus à l’international. On a des dates prévus aux Etats Unis. On essaie de faire une tournée en Asie du Sud Est aussi parce qu’avec mon frère Gaëtan, on est originaire du Laos. On a donc eu une sollicitation pour aller jouer là bas via l’Alliance française. On a aussi des projets de concert au Liban et en Russie.

Cet été on va reprendre la route des festivals en Europe. En parallèle on va se remettre à composer.

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Tatiana Chadenat

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