Musique
Festival Caprices, jour 3 : Modernity embué et le charme de The Do

Festival Caprices, jour 3 : Modernity embué et le charme de The Do

14 avril 2012 | PAR La Rédaction

Cette 3ème journée de Caprices helvètes a commencé par une découverte magique pour Toute La Culture : le fameux programme Modernity qui propulse le dancefloor à 2 200 m d’altitude. En fin d’après-midi, Olivia Loboyer est allée interviewer Daniel et Olivia de The Do (résultat de ce fructueux entretien, ici). Puis la soirée a été riche avec Lamb, Yuksek, Julien Doré, et forcémen, The Do. Livre-report en direct de Crans-Montana.

Existant depuis 2009,  et labellisé « Best event » par les Swiss Night Life Awards en 2011, Modernity est devenu le petit « en plus » qui fait du Caprices festival un des hauts lieux du clubbing en Europe. Les mix ont lieu tous les jours de 12h à 21h, hier pour cause d’intempéries, elles ne se sont prolongées que jusqu’à 18h. Après avoir escaladé la montagne en prenant de jolis œufs bleus l’on arrive au milieu d’une poignée de skieurs qui persistent à la superbe  terrasse de Cry d’Er. Là, un chemin qui ressemble vraiment à l’entrée d’une boîte de nuit vous mène directement vers un grand espace avec baies vitrées sur la vie époustouflante (voir photo). De grands DJs se relaient (cette année Riicardo Villalobos, Derrick May, Tobi Neumann, entres autres) tandis que Kent offre librement des cigarettes et que de jeunes oiseaux de nuit boivent et dansent en plein jour – en mode plus chemise blanche/minijupe que combi/moon boots. Sur la droite de la boîte même qui peut accueillir jusqu’à 1200 clubbers, l’on trouve  un espace fumeurs en plein air et un petit bar adorable, avec quelques chaises longues. A la faveur d’un rayon de soleil, nous avons pu nous allonger dehors avec vue sur la neige et contempler les pistes parfaites en écoutant de la bonne électro et en bronzant. Un petit coin de Paradis…

Début de soirée sous le petit charme britannique de Lamb, dont l’univers trip hop a séduit le public valaisan. Dans sa robe dos nu, Lou Rhodes a distillé avec élégance ses tubes, comme Gorelski et Gabriel.

Changement d’ambiance avec le jeune Yuksek et sa pop électro dynamique. Le Dj a pris d’assaut une salle déjà bien chauffée par ses amis et collègues rémois, The Bewitched Hands (interview par Sonia Ingrachen ici.).  Dans la salle, les ados, survoltés, sautent dans tous les sens avec leurs bonnets de laine fluo, leurs lunettes psychédéliques et autres accessoires fun piochés à l’espace vente du Caprices (nous avons acheté un très joli T-shirt). Côté musique, c’est plus approximatif : peu de nuances, mais un réel sens de l’abattage. Confronté à un problème technique, Yuksek a dû interrompre son concert quelques longues minutes… Sa gentillesse et son humour nous l’ont rendu très sympathique ! Pour voir l’excellente interview du Dj faite par Morgane Giuliani, c’est ici.

De là, nous nous sommes dirigées droit sur le phénomène Julien Doré. Talent ? Facilité ? En tout cas, sur scène, Julien Doré impose sa présence et ne se ménage pas pour plaire à ses fans. Coiffé d’une boule à facettes ou bien à moitié nu, il s’est emparé de l’espace avec un plaisir évident et communicatif. Ultra-moulé dans son jean, veste pailletée, tatouages énormes, fleurs dans les cheveux, le chanteur a couru, escaladé les pylônes, s’est roulé par terre, etc. C’était too much, mais pleinement assumé ! Pour la dernière chanson, Julien Doré semblait plongé dans une extase christique… Un concert conçu dans un esprit festif et ludique, tout à fait adapté à ce Festival.

Nous avons terminé la soirée avec The Do, le groupe que nous avions le plus envie d’entendre ce soir ! Sur scène, Olivia se transcende complètement, belle et féline dans une petite robe rayée aux couleurs vitaminées. Aux cordes et claviers, Dan l’accompagnait dans une harmonie parfaitement aboutie. Vibrante, claire, d’une vraie justesse, la voix d’Olivia n’a jamais faibli tout le long des quelques dix chansons. Sur On my shoulders, le public s’est mis à danser joyeusement. Pour la note finale, Olivia et Dan avaient choisi une chanson aux sonorités tribales, chaleureuse et bien vivante. Un concert absolument séduisant ! Petit rappel, l’interview en direct du caprices, c’est ici.

En route pour de nouvelles aventures musicales en ce dernier jour de Caprices. Au programme du Samedi 14 avril : Thiéfaine l’adoubée des victoires 2012, Caravan Palace, les très londoniens Breton et Stuck in the Sound…

Olivia Leboyer et Yaël Hirsch

Photos : (c) Olivia Leboyer.

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La Rédaction

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