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Blanche Neige de Tarsem Singh: Julia Roberts dans une transposition incongrue, farfelue et parfois réjouissante du célèbre conte

Blanche Neige de Tarsem Singh: Julia Roberts dans une transposition incongrue, farfelue et parfois réjouissante du célèbre conte

14 avril 2012 | PAR Gilles Herail

Critique. Hollywood a lancé en grande pompe le remake de notre nationale guerre des Guerre des Boutons en produisant simultanément deux projets visant à revisiter le conte de Blanche Neige. Avant Snow White and the Huntsman qui lorgne plus vers le fantastique horrifique, Mirror Mirror (titre original) joue la carte de la fantaisie en tentant de succéder au modèle du genre, le bien connu Princess Bride.

Synopsis officiel: Lorsque son père, le Roi, meurt, Blanche Neige est en danger. Sa belle-mère, cruelle et avide de pouvoir, l’évince pour s’emparer du trône. Quand la jeune femme attire malgré tout l’attention d’un Prince aussi puissant que séduisant, l’horrible marâtre ne lui laisse aucune chance et la bannit. Blanche Neige se réfugie alors dans la forêt… Recueillie par une bande de nains hors-la-loi au grand cœur, Blanche Neige va trouver la force de sauver son royaume des griffes de la méchante Reine.

Le réalisateur des immortels nous propose une bizarrerie pas désagréable mais manquant parfois de cohérence. L’on navigue à vue entre un réalisme à la Olivier Twist dans les scènes se déroulant dans le village, un carton pâte coloré singeant Bollywood et un souci du détail loufoque à la Terry Gilliam. Le script hésite entre la parodie pure et le respect de la trame classique du conte de fées. Un peu foutraque et sans réel fil conducteur, Blanche Neige se regarde avec un sourire amusé mais le manque de cohérence affaiblit le rythme et l’efficacité du film.

Julia Roberts est impériale dans son rôle quasi auto biographique de femme vieillissante obsédée par sa jeunesse et sa gloire passée et son personnage foldingue est un vrai régal. Par petites touches, le réalisateur d’Immortels, Tarsem Singh, ose le burlesque avec de véritables trouvailles visuelles et des scènes très réussies. Sans pleinement convaincre, son film est bien plus inventif que ne le laissait présager une bande annonce poussive. L’humour second degré et les bonnes idées surréalistes (les nains sur échasses, la séance de maquillage de la reine, la potion d’amour…) font de ce conte transgressif un moment de détente familiale plutôt inattendu.

Gilles Hérail

Blanche Neige, un conte familial américain de Tarsem Singh avec Lily Collins, Julia Roberts et Armie Hammer, 106 minutes, sortie le 11 avril 2012

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Gilles Herail

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