Musique

Et Ibrahim Maalouf enchanta la Cigale- Live report

02 juin 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Pour la seule date parisienne du « Diachronism Tour », Ibrahim Maalouf a pour une fois choisi de mettre à l’honneur son quintet, sans invité. Une occasion supplémentaire de découvrir l’étendue de son talent par une proposition plurielle tintant son jazz oriental d’accents rocks et classiques.

Après une entrée en matière planante orchestrée par un trio autour du pianiste Franck Woeste, Ibrahim Maalouf commence ce concert pluriel par un sublime moment calme, permettant tout de suite de comprendre à quel point le quatrième piston de sa trompette particulière, inventée par son père, est une évidence pour créer une mélodie Arabe.

Le spectacle est une promenade dans des grandes capitales où nous passons par « Beyrouth », pour le plus beau morceau de la soirée. Dans une anecdote qu’il aime à raconter, il rappelle qu’à 13 ans, déjà , il composait en marchant. Ce jour là,  la rue était celle de Beyrouth détruite, qu’il arpentait, Led Zep dans les oreilles, alors que sa maman, présente dans la salle, le lui avait interdit. Cela donne un morceau photographique de cette guerre et de cette ville, d’une pure beauté, et d’un certain mysticisme permettant une totale osmose avec le public.

Vers où va t-il? Vers l’Amérique , dont il emprunte le rock avec la guitare électrique, et les routes des Door’s au  Fender Rhodes pour des morceaux totalement dansants, et toujours teintés orientaux.

Deux heures d’immersion dans l’univers cosmopolite et familial d’Ibrahim, en totale communion avec le public, lui faisant chanter un opus tiré de son dernier album, Diachronism, « Ya ha la »  dontles paroles ne veulent rien dire pour les rendre universelles. Cet exercice rend les morceaux très différents de leur version studio, donnant au live un aspect unique. Ibrahim Maalouf sait s’entourer, de très bons musiciens,Nemad Gajin  à la guitare, Franck Woeste au Fender Rhodes, Ben Molinaro  à la basse et le nouveau venu bluffant, Julien Charlet à la batterie.

Au centre, le virtuose de la trompette classique aime à jouer les rock star en dansant sur scène et papotant avec  un public familial et amical, lui faisant tester  et  d’ailleurs valider un nouveau morceau pour son troisième album en préparation.

A la fin de ce concert génial, le sentiment est d’avoir troqué son chez soi contre une une  belle bulle musicale-terre d’accueil. Beau voyage.

Un dernier ( énième)  rappel?

2007 – Diasporas

2009 « Diachronism » – Mis’ter Productions

Prochains concerts:à Colomiers (31) – Auditorium Jean Cayrou A Colomiers, le Samedi 05 Juin 2010 à 21h00 ( complet)

IBRAHIM MAALOUF / FRANCK WOESTE à Francheville (69) – L’iris (Salle Barbara) A Francheville dans le cadre du festival FORT EN JAZZ le Vendredi 11 Juin 2010 à 20h30 , reservations ici

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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