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[Live report] Tristesse Contemporaine à la Gaîté Lyrique : « La tristesse durera toujours »

[Live report] Tristesse Contemporaine à la Gaîté Lyrique : « La tristesse durera toujours »

26 septembre 2013 | PAR JD

Il y a moins d’un an Tristesse Contemporaine achevait avec classe au Transbordeur de Lyon (en première partie des excellents Kas Product) une tournée qui avait consacré le groupe « révélation cold de l’année 2012 ». C’est fort de ce statut non officiel que le trio revient plonger Paris dans la brume pré autômnale d’une fin d’été larvée avec ce nouvel album Stay Golden toujours aussi froid et planant. Parce que merde quoi… ! Le soleil c’est bien sympa mais bon… 

La Gaîté Lyrique, c’est chouette ! La terrasse du café voisin, demie pression, classique. Les bandes de gentils brancools (branchés+cools) à la barbe dense et aux chevilles hâlées… Tellement chouette qu’on en oublierait presque qu’il y a un concert ce soir et non des moindres. La pluie sur la nuit tombante donne au boulevard de Sébastopol des allures de doux crépuscule, la tristesse contemporaine de jeunes gens modernes.

Seule sur scène (couillue !), C.A.R. ouvre ce bal un peu spécial et fait résonner sa jolie voix sur une pop qui hésite, le tout dans une ambiance relativement distante. « C’est un peu plat tout ça ! » entendu dans le public, résume assez bien l’impression générale. Il y a globalement de l’idée mais le tout manque de volume et n’arrive pas à définitivement décoller. Retour à la case pression, elle y est moins cher à l’intérieur.

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Tristesse Contemporaine fait partie de ces groupes qui vous mettent une claque. Pas un uppercut non, une claque froide, brillante et esthétique, assumant l’héritage du rock froid de la fin des années 70 tout en en révélant méthodiquement la froide modernité. Maik a opté pour un nouveau masque  très « cuir » avec l’accent british, please ! Brrrr… Après « 51 ways to leave your lover » et une entrée en matière en mode premier album, « Fire », l’un des titres phares du nouvel opus pose l’ambiance, elle sera froide et fera groover la scène parisienne.

« Empty Hearts » est toujours aussi efficace et « I Didn’t Know », que la batterie vient avec justesse encore un peu plus alourdir, demeure ce hit parfait qui fait trembler les corps serrés. Leurs montées sont puissantes et délicates. Si la musique sert à faire passer une émotion, le son de Tristesse Contemporaine nous emplit de mélancolie et de vibrations physiques. Et les nouveaux morceaux ne dérogent pas à la règle se révélant même, pour certains, encore plus travaillés. La bombe « I do what I want », shoot de rock méchant et brutal, fait grésiller la guitare de Leo, ouch ! « Waiting » est plus posée. La dangereuse Narumi jette ses maléfices synthétiques avec doigté et finesse d’exécution comme une puissante montée sur le beat. Sa voix, déposée sur le flow de Maik, fait voler les neurones et planer la boîte crânienne.

Le concert s’achève provisoirement. Rappel et deux classiques du groupe griffé Dirty, « Hell in other people » avant la puissante « Daytime Nighttime », conclusion parfaite d’un concert classieux et maîtrisé. Tristesse Contemporaine a réussi le tournant du deuxième album. Sauf accident, ce groupe ne sera pas certainement pas la hype d’une seule saison.

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Dernier concert de la soirée, les ricains de The Stepkids enfourchent leurs montures version chemises colorés. Le style vestimentaire laisse à désirer mais on s’en fout après tout, les mecs sont de vraies brutes niveau zik et proposent une soul psychédélique originale, prenant un plaisir communicatif à jouer ensemble et s’amuser sur la scène de la Gaîté Lyrique. Un agréable moment.

Visuels (c) : Eric Beckman et visuels officiels.

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JD

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